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Décryptage

Les nouvelles donnes géostratégiques se clarifient dans le Golfe
Par
Michel Touma
Publié
sept. 29, 2026 - 23:19

Peu de temps avant la dernière élection présidentielle américaine, JD Vance donnait à Washington une conférence au cours de laquelle il avait exposé sa vision de ce que devrait être la stratégie des États-Unis dans le monde. Il avait souligné, en substance, que Washington devrait axer sa politique sur la situation en Asie. Il précisait dans ce cadre que dans les autres zones sensibles de la planète, l’Administration US devrait pouvoir compter sur ses alliés tout en leur assurant le soutien nécessaire. En clair, M. Vance soutenait qu’au Moyen-Orient, à titre d’exemple, «Israël et les États sunnites» se doivent de prendre en charge leur défense en s’opposant à l’expansionnisme iranien, avec l’appui américain, et de la même façon, l’Europe est appelée à assurer elle-même sa défense, tout en bénéficiant également d’un soutien US.

Riyad s’arme d’un bouclier français face aux Houthis
Par
LevantTime .
Publié
sept. 26, 2026 - 21:53

La France prévoit d’envoyer des soldats, des radars et des systèmes de défense en Arabie saoudite pour protéger les infrastructures énergétiques du port de Yanbu, sur la mer Rouge. Cette aide vise à sécuriser un site devenu crucial pour les exportations pétrolières du royaume, alors que les attaques des Houthis et d’autres milices pro-iraniennes menacent ses voies d’acheminement. Le président Emmanuel Macron a précisé que la France n’entendait pas prendre part au conflit et que ce déploiement avait été convenu avec Riyad. Il n’a pas exclu une aide supplémentaire en fonction de l’évolution de la situation.

L’Iran mise sur la Chine, son alliée de la dernière chance
Par
LevantTime .
Publié
août 29, 2026 - 23:17

Alors que les États-Unis ont promis un «D-Day économique» à l’Iran, cette stratégie ne peut devenir entièrement efficace qu'avec la coopération de la Chine, premier importateur de pétrole iranien et premier fournisseur de technologies militaires au régime des mollahs. Après six mois de guerre au Moyen-Orient, Washington a de quoi s’inquiéter de l’enlisement de ce conflit censé durer quelques semaines. Faute d’une solution militaire expéditive, l’administration Trump a choisi d’asphyxier le régime iranien en présentant de nouvelles sanctions touchant non pas Téhéran directement mais ses partenaires commerciaux, afin d'isoler l'économie iranienne.

Les opposants iraniens exécutés «à une échelle jamais vue», dénonce Trump

Le président Donald Trump a pointé du doigt, mardi, fort à propos, un aspect de la guerre iranienne malheureusement totalement occulté par certains responsables politiques et médias occidentaux: le volet humanitaire de la crise iranienne, d’une manière générale, et plus précisément le comportement meurtrier et ignoble de certains pôles du pouvoir en place à Téhéran qui adoptent comme stratégie de répression et de coercition d’exécuter et de pendre à des grues, quasi quotidiennement, des écoliers, des adolescents de moins de 18 ans, et des jeunes universitaires dans une tentative de terroriser la population et de créer un climat visant à couper court à toute velléité de soulèvement populaire.

L’Iran pourra-t-il résister au D-Day économique lancé par Washington?
Par
Tilda Abou Rizk
Publié
août 25, 2026 - 01:17

Deux événements majeurs marquent le début de cette semaine: la phénoménale charge économico-financière américaine contre l’Iran – baptisée D-Day économique – et, au Liban, la résurgence de l’affaire de l’ambassadeur désigné, mais non accrédité, d’Iran à Beyrouth, Mohammad Reza Chibani. L’importance de la salve de sanctions annoncées lundi par Washington réside dans ses conséquences multidimensionnelles directes, à court et à moyen termes, sur l’économie iranienne, la survie du régime des mollahs, les équilibres régionaux, voire les rapports internationaux, notamment avec la Chine. L’affaire Mohammad Chibani, sans commune mesure avec la D-Day économique bien entendu, met surtout à l’épreuve la capacité des autorités libanaises à maintenir une cohérence entre leurs discours et leurs actes. Elle intéresse parce qu’elle représente un nouveau test pour un État libanais qui a toujours du mal à imposer son autorité. En ce lundi 24 août, le Liban officiel a de nouveau raté le test.

Ormuz: l'Iran veut imposer ses règles du jeu à Trump
Par
Michel Touma
Publié
août 6, 2026 - 00:03

Le régime iranien des mollahs, plus spécifiquement le courant radical représenté par les Gardiens de la Révolution islamique, continue de vouloir gérer la crise du détroit d’Ormuz en imposant ses conditions et en mettant à l’écart les Etats-Unis dans les tractations entreprises, voire en déniant tout rôle de Washington dans la solution en gestation. Afin d’atteindre cet objectif, les décideurs à Téhéran ont négocié le projet de règlement exclusivement avec le sultanat d’Oman en prenant bien soin d’affirmer qu’aucun dialogue n’a lieu avec les USA. Pire encore : poussant toujours plus loin son arrogance et son mépris affiché à l’égard du président américain, le régime iranien devait souligner dans la matinée de mercredi que «l’accord avec Oman a été ajourné en raison des menaces proférées par les Etats-Unis».

Face aux Cèdres du Liban, l’État hébreu en «déficit moral»
Par
Fady Noun
Publié
mai 12, 2026 - 19:56

Que répondre à Israël Katz, le ministre israélien de la Défense, quand il défie le Liban et affirme que «bientôt le feu dévorera ses cèdres»? Que répondre à Bezalel Smotrich, ministre israélien des Finances, qui raille le Liban et affirme que son fils lui demande «de lui laisser quelque chose à détruire»? Les responsables israéliens devraient mieux contrôler leur langue. Les mots entraînent des conséquences. Israël Katz cite le Livre de Zacharie : «Ouvre tes portes Liban, et que le feu dévore tes cèdres (...). Gémissez, chênes du Bashân, car elle est tombée la forêt inaccessible, on entend les gémissements des pasteurs, ils sont ruinés leurs splendides pâturages. On entend le rugissement des lionceaux, elle est ruinée la luxuriance du Jourdain» (Za 11:1-3,). Dans ce passage, menacer les cèdres, c’est menacer symboliquement tout un pays et son patrimoine culturel et historique. C’est un peu vite dit pour une nation de si long héritage comme le Liban.

Lorsque des activistes instrumentalisent Pâques à des fins de propagande

La désinformation et la déformation des faits historiques n’ont décidément pas de limites pour certains milieux. A l’occasion de la Pâques catholique, le 5 avril dernier, un cadre du Hezbollah, Hassan Dorr, a publié sur X (anciennement Twitter) le message suivant : https://x.com/HasanDorr/status/2040735419952718037?s=20 « À l’appel de ô Sainte Marie: La « Résistance » adresse ses salutations à nos frères chrétiens à l’occasion de #Pâques en prenant pour cible la base « Stella Maris », appartenant aux meurtriers de Jésus-Christ (que la paix soit sur lui), en #Palestine occupée ». L’activiste hezbollahi a accompagné son message d’une vidéo de l’opération. D’après les éléments visuels affichés à l’écran, la vidéo semble être un enregistrement d’une diffusion en direct d’Al-Mayadeen, chaîne d’information panarabe par satellite alignée sur le Hezbollah, avec un bandeau indiquant: «Images de la Résistance islamique au Liban ». La vidéo de l’opération porte également le logo de « l’appareil de guerre médiatique du Hezbollah».

Le détroit d’Ormuz et la Convention de Montego Bay
Par
Jean-Patrick Dayras
Publié
avr. 10, 2026 - 13:15

Les termes de l’accord de cessez-le-feu – prévu pour une durée limitée de deux semaines – sont, tels que présentés officieusement, ambigus. L’Iran aurait accepté la réouverture du détroit d’Ormuz, présentée comme une contrepartie majeure au cessez-le-feu. Ce détroit répond aux critères définis par la Convention de Montego Bay de 1982, s’agissant d’un détroit international. Cette Convention précise, dans la section 2, la définition de l’utilisation d’un détroit international et la façon pour les navires navigant dans ses eaux et les aéronefs le survolant de s’y comporter. Article 37 «La présente section s’applique aux détroits qui servent à la navigation internationale entre une partie de la haute mer ou une zone économique exclusive et une autre partie de la haute mer ou une zone économique exclusive.»

La réponse de Haykal au sénateur Graham: tout est relatif
Par
Jawad Pakradouni
Publié
févr. 6, 2026 - 19:20

Les Américains sont connus pour être « cash », surtout dans les questions qu’ils posent à leurs interlocuteurs, s’attendant à une réponse automatique, manichéenne : oui/non, blanc/noir. Kash Patel, directeur du FBI, lors de son audition par le Sénat, s’est vu matraquer par le sénateur Eric Swalwell avec la même question : « Avez-vous informé le ministre de la Justice de la mention du nom de Donald Trump dans le dossier Epstein, oui ou non ? », question à laquelle Patel n’a pas donné la réponse catégorique attendue. Si la réponse à cette question est pourtant simple, puisqu’il s’agit d’un fait, celle posée par le sénateur Lindsay Graham, à Washington, au commandant en chef de l’armée, le général Rodolphe Haykal, est, en revanche, nettement plus complexe, puisqu’il s’agit d’une opinion, voire d’un positionnement politique.