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L'Essentiel du jour

La France évite l'état d'urgence, mais se prépare au pire
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LevantTime .
Published
oct. 20, 2026 - 00:51

Le gouvernement français a annoncé lundi ses premières mesures en réponse aux émeutes du week-end dans plusieurs villes du pays, à commencer par des couvre-feux «partiels» et «localisés», alors même que l’éventualité de l'instauration de l'état d'urgence a été évoquée. Le président Emmanuel Macron, en tournée dans les pays du Golfe, aurait préféré renoncer à l’état d’urgence pour ne pas affoler les marchés, surtout que Paris avait annoncé très récemment une augmentation de sa dette et de son déficit public. Une instabilité politique ou sécuritaire aura certainement un impact sur les taux d’intérêts.

Un Nobel de la paix pour sauver un droit international en péril
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oct. 9, 2026 - 20:37

Le prix Nobel de la paix décerné à la juriste sud-africaine Navi Pillay intervient dans un contexte de remise en cause croissante du droit international, fragilisé par la multiplication des conflits et les attaques contre les institutions chargées de le faire respecter. Depuis plusieurs mois, rapports et déclarations d’organisations internationales se succèdent pour alerter sur les dangers qui menacent les droits humains et les fondements de l’ordre juridique mondial. Une situation qu’illustre la vive réaction d’Israël à cette distinction, ainsi que la nouvelle offensive américaine contre la Cour pénale internationale.

Un entretien libano-iranien à New York, mais plusieurs messages politiques
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Tilda Abou Rizk
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sept. 24, 2026 - 23:04

Le Liban a demandé jeudi de vive voix à l’Iran de cesser de s’immiscer dans ses affaires intérieures, via le Hezbollah, et de maintenir leurs relations bilatérales au niveau d’État à État. Telle est l’essence du message que le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, a adressé au président iranien, Massoud Pezeshkian, durant leur entretien qui s’est déroulé en marge des travaux de l’assemblée générale de l’ONU, en présence des ministres libanais et iranien des Affaires étrangères, Joe Raggi et Abbas Araghchi. Dans le contexte de crise aigüe qui dure depuis plus de six mois entre Beyrouth et Téhéran, la rencontre libano-iranienne de New York devrait normalement être considérée comme étant hautement importante. Mais les divisions au sein du pouvoir iranien, où le pouvoir de décision est détenu comme on le sait, non pas par le président et son ministre des Affaires étrangères, mais par le Corps des gardiens de la révolution, et les divergences de vues iraniennes autour de la gestion des dossiers régionaux, réduisent la portée de cet échange.

«Pas d’État avec deux armées et deux décisions», lance Salam à New York

Le Liban n’aura pas raté le grand rendez-vous de l’assemblée plénière cette semaine au siège des Nations unies à New York. Le Premier ministre Nawaf Salam a multiplié ces deux derniers jours les rencontres en marge de l’événement, à commencer par le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, lundi soir. Et les messages qu’il a lancés étaient d’une importance capitale, autant au niveau du renouvellement du mandat de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) que du monopole des armes aux mains de l’État. Sur un plan politique libanais, la présence du ministre des Affaires étrangères Joe Raggi aux côtés de Salam n’est pas passée inaperçue, alors que sa quasi-mise à l’écart dans les déplacements diplomatiques des numéros un et trois de l’État avaient interpellé les observateurs et causé des tensions avec le parti ayant appuyé sa candidature à ce poste, les Forces libanaises.

Trump a renoncé in extremis à frapper les Houthis
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sept. 22, 2026 - 02:23

Donald Trump est confronté à un dilemme: répondre aux demandes de l’Arabie saoudite, alliée majeure de Washington, tout en évitant l’ouverture d’un nouveau front alors que la guerre contre l’Iran continue de s’étendre dans la région. Le président américain aurait renoncé à la dernière minute à lancer des frappes américaines contre les Houthis, malgré de nouvelles demandes pressantes de Riyad. Selon le New York Times , Donald Trump s’est ravisé à plusieurs reprises ces derniers jours sur sa stratégie au Yémen. Le NYT affirme que l’administration américaine avait préparé une opération aérienne dimanche. Les listes de cibles avaient été approuvées et des bombes étaient déjà chargées à bord des appareils lorsque le président américain aurait décidé d’annuler, ou du moins de reporter, les frappes.

Trump laisse Riyad seul face aux Houthis
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sept. 20, 2026 - 01:01

Si le front américano-iranien s’est relativement calmé du côté du détroit d’Ormuz, les hostilités entre l’Arabie saoudite et les Houthis ont largement marqué la semaine, avec pour autre objet de contentieux, le non moins stratégique détroit de Bab el-Mandeb. L’Arabie saoudite subit désormais presque quotidiennement des frappes houthies, qui accentuent la pression sur le premier exportateur mondial de brut, alors que Washington, son allié historique, a clairement fait savoir que l’armée américaine ne volerait pas directement au secours du royaume. Selon plusieurs sources concordantes, dont l’agence Reuters et le New York Times , des diplomates américains ont rencontré début septembre des représentants houthis à Oman afin de préserver le cessez-le-feu conclu entre Washington et le mouvement yéménite et de maintenir Bab el-Mandeb ouvert à la navigation américaine.

Le Pakistan vole au secours de l’Arabie, la Turquie temporise
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sept. 19, 2026 - 00:31

Les Républicains aux États-Unis ne sont pas les seuls à pâtir de la guerre en Iran, pas plus que les populations à travers le monde ou les pays qui subissent encore les agissements des proxys iraniens. Le conflit pourrait en effet coûter au parti de Donald Trump un nombre important de sièges au Sénat, même selon les projections les plus favorables. La planète, elle, subit les effets de l’inflation alimentée par la hausse des prix de l’énergie. Au Yémen, au Liban et en Irak, l’hydre des mollahs a perdu plusieurs de ses têtes, mais conserve sa capacité de nuisance. Aujourd’hui, c’est cependant l’Arabie saoudite qui se retrouve en première ligne du conflit ouvert par les États-Unis et Israël en février dernier. Les rebelles houthis du Yémen continuent de harceler ses frontières, de frapper ses points névralgiques et, surtout, d’entraver ses exportations de pétrole, cordon ombilical de sa puissance économique.

L’armée libanaise à l’épreuve du soutien international
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sept. 17, 2026 - 23:04

Journée éminemment libanaise, jeudi, à Paris où le président libanais Joseph Aoun a appelé les participants à la réunion préparatoire de la conférence internationale de soutien à l’armée à «établir une feuille de route et un calendrier-programme précis » pour cette conférence, dont l’idée a été initiée par le président Emmanuel Macron. Sa date reste toutefois à déterminer. La réunion, qui s’est tenue à l’Hôtel des Invalides, s’inscrit dans le cadre du processus d’Aqaba lancé en 2015 par le roi Abdallah II de Jordanie pour renforcer la coopération sécuritaire et militaire contre le terrorisme. Abdallah II a pris part à cette rencontre aux côtés de représentants des États-Unis, notamment l’ambassadeur américain à Beyrouth, Michel Issa, et le chef du Groupe de coordination militaire pour le Liban, le général Joseph Clearfield, parallèlement à de hauts responsables de pays arabes et de l’Union européenne.

Les Houthis accusés d’avoir visé La Mecque
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LevantTime .
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sept. 16, 2026 - 23:04

Marquée par des foyers de tensions itinérants, la crise régionale ne fait que s’amplifier sans toutefois dépasser un seuil de non-retour. Le bras-de-fer autour du détroit d’Ormuz semble aujourd’hui relégué au deuxième plan, alors que le monde se concentre sur la tension en mer Rouge et plus particulièrement sur le conflit militaire renouvelé entre les Houthis du Yémen et l’Arabie saoudite. Riyad a ainsi accusé mercredi ce groupe pro-iranien d’avoir tenté de frapper La Mecque avec un drone, ce qui, pour le royaume, constitue une «ligne rouge». Selon la coalition militaire dirigée par Riyad, citée par l’AFP, le drone a été détruit au sud de la ville par la défense aérienne saoudienne juste avant «qu’il entre dans l’espace aérien interdit de La Mecque».

Dory Chamoun, l’une des figures de proue du 14 Mars, n’est plus
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Taline Becharraoui
Published
sept. 15, 2026 - 00:22

Au-delà des informations habituelles sur la guerre au Moyen-Orient tout comme sur le front du Liban-Sud, une triste nouvelle a été annoncée lundi matin au Liban. Dory Chamoun, ancien député et ancien président du Parti national libéral, est décédé à l’âge de 95 ans à Beyrouth. Fils de l’emblématique président libanais Camille Chamoun, Dory Chamoun a marqué l’histoire du Liban durant les différentes phases de la guerre libanaise, plus particulièrement à la suite de l’assassinat de son charismatique frère, Dany Chamoun, avec sa famille. Le Liban entrait alors dans une période de durcissement de l’occupation syrienne qui devait durer jusqu’en 2005.

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