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Politique

À la recherche du Liban, de Beyrouth au Vatican
Por
Jad Akhawi
Publicado
oct. 1, 2026 - 00:04

Certains voyages s’achèvent avec le retour à l’aéroport. D’autres commencent véritablement après le retour. Des semaines ont passé depuis notre visite à Rome, mais beaucoup de détails sont restés avec moi. Ce fut une courte visite, mais elle m’a fait regarder le Liban depuis une autre distance. Qui nous a ouvert les portes de Rome? Derrière cette visite, il y a un effort qui mérite d’être mentionné. Bernard Selwan Khoury et Jessie Karam ont joué un rôle essentiel dans l’organisation des rencontres et dans l’ouverture de portes à Rome, à travers un programme qui n’était pas une simple succession de rendez-vous protocolaires, mais une tentative de faire entendre une voix libanaise différente dans des cercles académiques, politiques et vaticans.

ONU: Paris veut remplacer la Finul par un «autre type» de présence
Por
LevantTime .
Publicado
sept. 22, 2026 - 16:29

De New York, Sylviane Zehil Alors que la France préside, en septembre, le Conseil de sécurité, la «semaine de haut niveau» de l’Assemblée générale se tient dans un contexte marqué par des crises existentielles et une remise en question du multilatéralisme. Paris entend, à cet égard, défendre un système international «fondé sur le droit plutôt que sur la loi du plus fort». Parmi les dossiers sensibles figure le Liban, avec une question désormais pressante: que faire de la Finul et, surtout, comment éviter un «vide sécuritaire» si son mandat ne peut être durablement prolongé? Les dirigeants libanais, présents pour l’occasion à New York, tiendront des réunions cruciales pour examiner la question et le Premier ministre Nawaf Salam s’est déjà entretenu à ce sujet avec le secrétaire général de l’ONU, António Guterres.

L’abolition de la peine de mort: le long combat d’Ibrahim Najjar et Élie Keyrouz

L’abolition de la peine de mort au Liban n’est pas le fruit de démarches entreprises en 2026. Elle est l’aboutissement d’un long cheminement politique et juridique, marqué par des initiatives successives, des blocages et des années de débats. Deux personnalités ont plus particulièrement mené ce combat: l’ancien ministre de la Justice Ibrahim Najjar et l’ancien député membre du directoire des Forces libanaises Élie Keyrouz. Pour M. Najjar, tout commence en 2008, lorsqu’il est nommé ministre de la Justice. Quant à M. Keyrouz, son combat s’est notamment concrétisé à travers une proposition de loi, déposée en 2012. C’est quatorze ans plus tard que le Liban abolira finalement la peine capitale. Entre ces deux temps forts, 2008 et 2012, beaucoup de choses auront changé, mais les convictions resteront les mêmes.

Le testament de Hassan Rifaï
Por
LevantTime .
Publicado
sept. 3, 2026 - 09:39

Levant Time a reçu la déclaration suivante de la famille de feu l’ancien ministre et député Hassan Rifaï, disparu il y a un an, le 3 septembre 2025. Nous la reproduisons intégralement: À l’occasion du premier anniversaire de la disparition de Hassan Rifaï, qui consacra l’essentiel de sa vie à défendre le Grand Liban, et à l’heure où se multiplient les débats sur la nécessité de modifier le système politique libanais, il paraît important de rappeler certaines de ses réflexions et prises de position concernant l’Accord de Taëf et les amendements constitutionnels qui en sont issus. 1. L’Accord de Taëf est un accord syro-américain conclu sous un parapluie arabe, dans des termes pour l’essentiel libanais. (1989)

Un cessez-le-feu… oui, et la suite ?
Por
Tilda Abou Rizk
Publicado
juin 1, 2026 - 14:35

L’image des drapeaux israéliens flottant sur le Château de Beaufort est excessivement douloureuse. Elle l’est autant que celles des ruines de villages entièrement ou partiellement détruits ou des familles décimées. Elle est aussi violente que les vidéos de Sudistes désemparés qui essaient de sauver ce qui peut l’être avant de nouvelles salves impitoyables de missiles, qui bravent la mort pour nourrir des troupeaux et des animaux domestiques abandonnés par leurs propriétaires, qui crient leur colère, leur frustration, leur désarroi, face à une guerre que rien ne justifiait. Les bannières sur le Beaufort et l’insupportable triomphalisme israélien qui a suivi la prise de ce site archéologique stratégique ont agi comme un coup de poing. Parce qu’ils ont rappelé l’engrenage des guerres inutiles dans lequel le Liban est pris depuis des décennies, piégé dans une boucle temporelle d’un mauvais film.

USA-Iran: deux semaines pour arracher un accord de paix
Por
LevantTime .
Publicado
avr. 8, 2026 - 05:12

Après plus de cinq semaines de guerre, Washington et Téhéran se sont mis d'accord pour un cessez-le-feu de deux semaines en échange d'une réouverture du détroit d'Ormuz, un peu plus d'une heure avant l'expiration de l'ultimatum de Donald Trump qui menaçait de détruire la République islamique. Téhéran a indiqué mercredi à l'aube que des pourparlers se dérouleront à partir de vendredi avec Washington. Ces discussions se dérouleront au Pakistan, médiateur clé dans la guerre au Moyen-Orient. Israël a accepté le cessez-le-feu avec l'Iran, selon un responsable de la Maison Blanche sous le couvert de l'anonymat.

Vers un OTAN sunnite?
Por
Centre Libanais de Recherches et d'Études
Publicado
avr. 3, 2026 - 09:09

Tout remonte à 1998. Au 30 mai précisément, date à laquelle le Pakistan effectuait son dernier essai nucléaire dans les sables de Kharan, au Baloutchistan. Ce programme, de la bombe à l'ensemble de sa filière, avait été financé par l'Arabie saoudite, avec l'approbation américaine et israélienne. Les deux capitales avaient alors consenti à ce qu'Islamabad accède au club nucléaire afin d'établir un contrepoids stratégique dans le triangle Inde-Chine-Pakistan, à l'heure où Pékin et New Delhi avaient déjà franchi le seuil de l'arme atomique. C'est alors que les spéculations se multiplièrent autour de l'intention de l'Iran de développer un programme nucléaire militaire sous couvert civil, perspective que Tel-Aviv et Washington jugèrent inacceptable. La bombe pakistanaise, sunnite, avait vocation à imposer un équilibre en Extrême-Orient. Une bombe iranienne, chiite, créerait un rapport de forces inédit au Moyen-Orient, région où Israël se considère comme le premier acteur stratégique. Le mot d'ordre s'imposa aussitôt: l'Iran ne saurait accéder à l'arme nucléaire. Téhéran, pour sa part, ne cessa de réaffirmer le caractère pacifique de ses ambitions, sans aucune visée militaire en la matière.

La guerre en Iran: positionnement des principaux acteurs
Por
Jean-Patrick Dayras
Publicado
mars 24, 2026 - 13:53

Le 28 février, le tonnerre s’est fait entendre dans le monde entier. Le tonnerre, ce mouvement imprévu et brutal. Brutal assurément. Imprévu? Pas vraiment. Cet événement était attendu, mais personne n’en connaissant la date, l’ampleur et les objectifs visés. La date est désormais connue. L’ampleur reste encore un mystère. Quant aux objectifs, quels sont-ils pour Israël et pour les États-Unis? Compte-tenu de la politique affichée par l’Iran des mollahs à l’égard d’Israël et des fondements du pouvoir que l’Iran entretient à grands frais pour éradiquer ce pays (et paralyser le Liban), Israël joue sa survie. Monsieur Netanyahu également. L’objectif qui en découle est clair: l’éradication.

De Brest-Litovsk au Liban
Por
Ziad Abdel Samad
Publicado
mars 17, 2026 - 20:46

Entre les leçons de l’histoire et les pressions de la guerre, la même question revient : un État épuisé peut-il différer sa défaite majeure au moyen d’un règlement difficile, ou bien un accord conclu sous un rapport de forces déséquilibré finit-il par peser durablement sur la souveraineté et la stabilité ? Lorsque les États entrent dans l’heure du péril existentiel, la question n’est plus de savoir comment vaincre, mais comment prévenir l’effondrement total. En ce sens, le débat libanais en cours autour de l’initiative lancée par le président Joseph Aoun pour ouvrir la voie à des négociations directes entre le Liban et Israël sous parrainage international déborde les frontières de la polémique politique ordinaire, et pose une question plus profonde qui touche aux limites du réalisme possible lorsque l’État lui-même se trouve menacé dans sa cohésion et dans sa capacité à subsister.

Le Liban entre conditions de négociation et complexités décisionnelles
Por
Ziad Abdel Samad
Publicado
mars 14, 2026 - 21:48

Israël pose comme condition préalable le désarmement du Hezbollah avant toute négociation, exigence qu'il sait d'avance hors de portée de l'État libanais, dès lors que la décision de guerre et de paix demeure, dans une très large mesure, étrangère aux institutions de cet État. Israël a néanmoins franchi un pas notable en nommant Ron Dermer à la tête de sa délégation aux négociations avec le Liban — un responsable de haut rang, proche des cercles décisionnels et notamment du Premier ministre Benjamin Netanyahu. Cette nomination confère à la démarche israélienne une consistance politique indéniable et envoie un signal sans équivoque à la communauté internationale: Israël est prêt à s'engager dans un processus de négociation au plus haut niveau.

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