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Opinion

Du choc des civilisations à la sécurité de l’humanité
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Nawaf Kabbara
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oct. 19, 2026 - 11:17

Dans son récent discours à Athènes, Marco Rubio a appelé au renouveau de la civilisation occidentale et au rétablissement de sa puissance politique, économique et militaire. Cet appel soulève une question fondamentale: assistons-nous à une crise passagère du leadership occidental, ou avons-nous atteint les limites historiques de l’ordre politique et social sur lequel s’est construite la domination de l’Occident? Je dirais que nous sommes confrontés à plusieurs crises étroitement liées: les limites de la démocratie occidentale, la transformation des identités historiquement dominantes, la capacité de plus en plus limitée de l’État-nation à répondre aux défis mondiaux et l’inadéquation des politiques de sécurité qui reposent avant tout sur la puissance militaire.

Qui donc a réclamé le Golan annexé?
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Youssef Mouawad
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oct. 11, 2026 - 12:53

Dans le contexte qui prévaut sur la scène syrienne, une question fondamentale se pose aujourd’hui avec acuité : qui a réclamé la restitution du Golan ? Qui voulez-vous que ce soit, sinon le président syrien Ahmed al-Charaa ? Mais pourquoi diable le président syrien a-t-il remis à l’ordre du jour le « cold case » du Golan, quand il avait tant d’autres priorités à gérer? Prendre le monde à témoin, lors de la réunion de l’Assemblée générale des Nations Unies le 23 septembre dernier, ne relevait pas, à ses yeux d’ex-jihadiste, d’un simple rappel du contentieux israélo-syrien remontant à juin 1967. Quelle mouche l’a donc piqué, alors que dans un entretien, la veille, il avait souligné que des négociations directes israélo-syriennes s’étaient déroulées sous l’égide américaine et que les deux parties avaient atteint 90 % d’un accord sécuritaire ? (1)

Liban: la neutralité comme prochain projet?
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Jad Akhawi
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oct. 5, 2026 - 18:01

Le bulldozer ne débat pas de politique. Lorsqu’il entre dans un village, il ne demande pas qui était pour la guerre et qui était contre. Il ne distingue pas la maison d’un partisan de celle d’un opposant. Il abat les murs, arrache les arbres, transforme le paysage, puis laisse les habitants face à la question la plus simple et la plus cruelle: Reconstruire pour attendre la prochaine guerre? C’est par cette question que devrait commencer toute discussion sérieuse sur l’avenir du Liban. Pendant de longues années, nous avons débattu de la neutralité comme s’il s’agissait d’une idée académique, ou de la revendication d’un camp libanais face à un autre. Certains y ont vu une manière de sortir du conflit arabo-israélien, d’autres une tentative de détacher le Liban de son environnement, tandis qu’elle a parfois été considérée comme un projet confessionnel impossible à mettre en œuvre.

Mais qui sont ces Houthis qui menacent la libre navigation ?
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Youssef Mouawad
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oct. 3, 2026 - 13:31

Mais «qui sont ces Zoulous, qui sont ces gens remarquables qui infligent des défaites à nos généraux , qui convertissent nos évêques ... ?» Cette exclamation de Disraeli, Premier ministre britannique, pourrait être reprise par les nations européennes qui, aux portes de l’hiver, appréhendent la fermeture de Bab el-Mandeb ! Rappelons qu’en janvier 1879 , alors que l’Empire britannique sous Victoria avait atteint une suprématie mondiale, ses troupes se faisaient massacrer en Afrique du Sud par des tribus primitives. L’impérialisme européen en prit un coup, le cabinet britannique n’en revint pas et les nations occidentales purent rire sous cape de la mésaventure qui ternissait le lustre de sa Gracieuse Majesté!

Nous ne voulons pas d’un Hachd al-Chaabi libanais
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Jad Akhawi
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sept. 27, 2026 - 18:55

À mesure que le débat se rapproche de l’avenir des armes du Hezbollah, des idées qui semblent, en apparence, «réalistes» commencent à émerger: que faire des milliers de combattants? Faut-il les intégrer à l’armée? Faut-il créer pour eux un cadre sécuritaire spécifique? Faut-il absorber progressivement la structure militaire du parti au sein des institutions de l’État? Ma réponse est claire: non. Je suis contre l’intégration des combattants du Hezbollah, en tant que corps ou bloc organisé, dans l’armée libanaise ou les forces de sécurité. Et je suis contre la création de toute nouvelle formation, sous quelque appellation que ce soit, qui permettrait à la structure militaire du parti de continuer d’exister au sein de l’État.

Le nom que Nawaf Salam n’a pas osé prononcer
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Makram Rabah
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sept. 26, 2026 - 20:27

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam s’est rendu aux Nations unies et y a longuement parlé de souveraineté. Il a réclamé le retrait d’Israël du territoire libanais, réaffirmé le principe de l’exclusivité des armes entre les mains de l’État et celui selon lequel la décision de guerre et de paix relève de ses institutions constitutionnelles, et insisté sur le fait que nul n’a le droit de parler au nom du Liban ou de négocier en son nom en dehors de l’État libanais. Autant de principes que tout Premier ministre libanais se doit de défendre. Mais un nom a été remarquablement absent de son discours: Hezbollah.

Le FMI achève sa mission: qui financera la restitution des dépôts?
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Antoine Menassa
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sept. 21, 2026 - 18:09

Après la fin de la mission du Fonds monétaire international (FMI) à Beyrouth, et alors que le Liban s’apprête à prendre des décisions déterminantes concernant la restructuration du secteur bancaire et l’avenir des dépôts, le pays se trouve aujourd’hui à un tournant décisif. En avril 2025, je qualifiais l’accord recherché par le Liban avec le FMI de «visa le plus cher au monde». Aujourd’hui, après la dernière visite du FMI à Beyrouth, cette formule prend un sens encore plus évident. L’accord conclu au niveau des services du FMI en avril 2022 portait sur un financement d’environ trois milliards de dollars, sous réserve de l’accomplissement des mesures préalables requises et de l’approbation des instances compétentes du Fonds. Cet accord devait avant tout servir de certificat de confiance et de crédibilité permettant au Liban d’attirer, par la suite, des financements arabes et internationaux beaucoup plus importants.

À quoi jouent les États-Unis? À quoi sert l’alliance de La Mecque?
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Youssef Mouawad
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sept. 19, 2026 - 01:12

Alors que les affrontements se poursuivaient à Ormuz, se constituèrent, au vu et au su de Washington, deux axes militaires concrétisant deux logiques géostratégiques appelées à rivaliser! Et qui plus est, en une zone allant de la mer d’Arabie à la Méditerranée orientale, zone toujours considérée comme la cour arrière des États-Unis, voire comme sa chasse gardée. Et de fait, l’accord de défense antimissile et anti-drones conclu le 2 septembre dernier entre Israël et la Grèce a tout lieu d’être un duplicata de l’alliance de défense conjointe de La Mecque signée le 7 août dernier entre la Turquie, l’Arabie Saoudite et le Pakistan. Nous voilà donc, en théorie du moins, en présence de «deux pôles de sécurité qui se font face sans pour autant constituer deux blocs parfaitement étanches».

«Garde ton sou blanc pour ton jour noir»…
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Samir Abdelmalak
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sept. 17, 2026 - 01:12

«Garde ton sou blanc pour ton jour noir»… C’était une phrase que ma défunte mère répétait devant nous depuis le début de la guerre civile libanaise, il y a plus de cinquante ans. Pour elle, ce n’était pas un simple conseil financier, mais l’expression d’un pressentiment précoce du danger et de la nécessité de se préparer aux jours difficiles. D’autant qu’elle avait connu la tragédie de la famine à travers les récits transmis par son père, dont les deux frères avaient émigré en quête de quoi vivre et dont on était resté longtemps sans nouvelles, tandis que lui était demeuré auprès de ses parents pour prendre soin d’eux…

Liban-Syrie ou les vases communicants!
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Youssef Mouawad
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sept. 12, 2026 - 23:40

Oserions-nous tenter un parallèle entre les carrières respectives de deux dictateurs déchus, à savoir Adib Chichakli et Bachar el-Assad ? Tous deux avaient gouverné la Syrie d’une poigne de fer (1), puis minablement déguerpi en abandonnant leurs partisans à la vengeance populaire. Le premier fila à l’anglaise en février 1954 et le second s’exfiltra sans tambour ni trompette en décembre 2024. Un même schéma à 70 ans d’intervalle ! Mais la comparaison ne s’arrête pas là si l’on considère que les deux dictateurs ont tenté de reprendre pied en Syrie à partir d’un point de chute libanais ! Étant dans le déni, ni l’un ni l’autre ne pouvaient douter de leur popularité auprès d’un peuple qu’ils avaient réprimé, ni de l’enthousiasme que les Syriens manifesteraient pour le cas où ils reviendraient aux affaires.

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