Logo Levant Time

Environnement

Alerte, danger: une «bombe nucléaire» entre Achrafieh et le Metn ?
Par
Amine Jules Iskandar
Publié
févr. 14, 2026 - 14:49

Au cœur de l’une des régions les plus densément peuplées du Liban, sont aujourd’hui stockés des milliers de mètres cubes d’hydrocarbures. D’Antélias à la Quarantaine, des alignements de réservoirs font face à une banlieue verticale qui s’élève jusqu’à 900 mètres d’altitude, mais demeure, à vol d’oiseau, dangereusement proche. C’est une promiscuité insoutenable entre une industrie hautement inflammable et des quartiers résidentiels surpeuplés. Vue aérienne de 2017. Vue aérienne de 2024 montrant l’extension du projet. Proximité des installations de Coral et Unigaz avec la ville. Deux des cinq citernes à gaz de Coral, qui sont comparables à celles d’Unigaz, situées un peu plus loin.

Le crime environnemental, une arme de guerre de l’Antiquité à nos jours
Par
Taline Becharraoui
Publié
févr. 11, 2026 - 17:00

L’utilisation par l’aviation israélienne, le 1 er février 2026, d’un puissant herbicide, le Glyphosate, sur de vastes superficies en territoire libanais, relance la question des dégâts infligés délibérément aux ressources naturelles en cas de guerre. 1 er février 2026 : l’aviation israélienne est observée pulvérisant une matière apparemment toxique sur de vastes superficies du territoire libanais au Sud-Liban, au niveau de la région de Bint Jbeil. Trois jours après l’incident, le 4 février, suite à des analyses faites sur des échantillons prélevés par l’armée libanaise et la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (Finul), les ministères de l’Agriculture et de l’Environnement annoncent que la matière en question est du Glyphosate, un puissant herbicide. Le communiqué des ministères fait état de pulvérisation du produit « à très forte concentration », dénonçant une « violation flagrante de la souveraineté libanaise » et un « crime écologique ».

"Laudato Si'", ou l'écologie selon le pape François
Par
LevantTime .
Publié
déc. 3, 2025 - 13:23

A l’occasion de la visite du pape Léon XIV au Liban, et alors que le trentième sommet sur le climat vient de se clore à Belem, au Brésil, sans résultats notables, il est utile de se souvenir d’une notion, l’écologie intégrale, et d’un texte, le Laudato Si , du pape François, publié en 2015, qui redessinent les contours d’une écologie humaine et inclusive préconisée par l’Eglise. Le terme d’écologie intégrale suggère une vision transdisciplinaire et holistique de l’écologie qui donne une vue d’ensemble de l’être humain et du monde. En disséminant ce concept, l’Eglise catholique veut souligner « le fait que l’indispensable conversion écologique ne se limite pas aux seules questions environnementales stricto sensu » et que « la dynamique spirituelle de l’écologie intégrale se nourrit de l’espérance chrétienne et intègre la vie spirituelle, les enjeux de respect de la dignité de toute vie et de toute personne et l’exigence de fraternité et de justice sociale », lit-on sur le site de l’Eglise catholique en France. Toujours selon ce site, l’Eglise catholique considère avoir une responsabilité de prendre soin de la Création.