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Strategia

Hezbollah-Israël, une guerre sans fin au service de qui? (20)
Par
Khalil Helou
Publié
oct. 17, 2026 - 11:42

Cette série d’articles permet de mieux comprendre la situation actuelle au vu du passé, loin des discours passionnés, idéologiques ou romantiques, qui passent à côté des réalités, laissant au lecteur tirer les conclusions qui s’imposent. Les dix-neuf parties précédentes étaient une relecture des évènements relatifs à la montée en puissance du Hezbollah depuis l’accord de Taëf, jusqu’à la Déclaration de Baabda, et son intervention militaire massive en Syrie auprès du régime de Bachar Assad. Le président Michel Sleiman, passant outre le reniement de la Déclaration de Baabda par le camp du 8 Mars, a demandé aux membres du Comité de dialogue national de préparer un projet de texte en vue d'élaborer une politique de défense nationale, dans le but d'aboutir à long terme au monopole de l'usage des armes par l'État.

Le sommet Trump-Xi : entre pragmatisme et nécessité
Par
Khalil Helou
Publié
oct. 13, 2026 - 14:31

Le détroit d’Ormuz n’est pas complètement bloqué malgré les revendications de fermeture réitérées par l’Iran puisque le pétrole y circule à raison de 13,1 millions de barils par jour (80% du niveau d’avant-guerre), d’après la chaîne CNN. Les pétroliers contournent le blocus en éteignant leurs transpondeurs, sous escorte militaire, ou via des oléoducs terrestres. À cette crise fluctuante, viennent s’ajouter la reprise de la guerre au Yémen et l’enlisement dans la guerre d’Ukraine. À l’ombre de cette situation, le monde a observé avec plus ou moins d’attention le récent sommet de Washington (23 au 25 septembre 2026), réunissant Donald Trump et Xi Jinping. Cette visite d’État, la première du genre depuis plus d’une décennie pour le dirigeant chinois, a été présentée comme un moment charnière. Pourtant, pour comprendre la portée réelle de ces trois jours de discussions, il est impératif de dépasser le vernis des dîners officiels, des parades militaires et des communiqués diplomatiques.

Le conflit au Yémen: note géopolitique et stratégique
Par
Khalil Helou
Publié
oct. 10, 2026 - 10:23

I. Résumé exécutif L'effondrement de la trêve de 2022 a entraîné une mutation du conflit yéménite en une guerre conventionnelle de haute intensité. Le lancement de l’«Opération Aube du Yémen» par le gouvernement yéménite internationalement reconnu et les forces qui lui sont alliées, soutenues par Ryad, vise à briser la double menace houthie, milice soutenue par l’Iran, sur le couloir maritime Bab el-Mandeb – mer Rouge, et sur les infrastructures pétrolières au Yémen même (Ma’rib) et en Arabie Saoudite. Ce conflit s'articule désormais autour de trois dynamiques majeures: la sanctuarisation du flanc ouest (côte Ouest du Yémen sur la mer Rouge), l'asphyxie des centres urbains (Taëz) et l'internationalisation directe du conflit par l'activation d'alliances militaires de tiers (Turquie, Pakistan).

Yémen: le Pacte de La Mecque passe de la théorie à l'action militaire
Par
Khalil Helou
Publié
oct. 7, 2026 - 19:49

Une alliance qui s’active pour la première fois Le paysage géopolitique du Moyen-Orient connait une mutation profonde, alors que le dossier yéménite au sein du Pacte de La Mecque passe officiellement du statut d'accord de sécurité théorique à celui de plan opérationnel militaire actif. À la suite d'une frappe majeure des Houthis à proximité de la ville sainte de Médine et d'avancées agressives de ces derniers le long de la côte stratégique de la mer Rouge, avancées renversées au cours des derniers jours, l'Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan se sont réunis en urgence à Riyad le 5 octobre 2026. Ce rassemblement critique a donné lieu à la toute première invocation historique du pacte de défense mutuelle de l'alliance depuis sa signature initiale en août 2026, marquant ainsi le début d’une coordination militaire concrète, et une série de déploiements militaires: les pakistanais sont déjà déployés depuis longtemps sur le sol saoudien et comptent renforcer ce déploiement, et les turcs dont la présence se limitait à des conseillers militaires se préparent à envoyer des troupes.

Hezbollah-Israël, une guerre sans fin au service de qui? (19)
Par
Khalil Helou
Publié
oct. 5, 2026 - 14:30

Cette série d’articles permet de mieux comprendre la situation actuelle sur la scène libanaise à la lumière du passé récent, loin des discours passionnés, idéologiques ou romantiques, qui passent à côté des réalités, laissant au lecteur le soin de tirer les conclusions qui s’imposent. Les dix-huit parties précédentes portaient sur une relecture des évènements relatifs à la montée en puissance du Hezbollah depuis l’accord de Taëf jusqu’au début de son intervention militaire en Syrie auprès du régime de Bachar Assad. Adoptée à l'unanimité le 11 juin 2012 lors d’une réunion des chefs de file politiques, tenue au Palais présidentiel, la Déclaration de Baabda visait à préserver la stabilité du Liban et à lui épargner la propagation de la guerre civile syrienne sur son sol.

Pacte de la Mecque: anatomie de l'axe Islamabad–Riyad-Ankara (4/4)
Par
Khalil Helou
Publié
oct. 2, 2026 - 12:19

Ce quatrième et dernier article de la série analyse le rôle stratégique de la Turquie dans le Pacte de la Mecque, en mettant l’accent sur la puissance de ses industries militaires. Il présente également les motivations propres à l’Arabie saoudite (l’autonomie stratégique), à la Turquie (l’expansion de son influence) et au Pakistan (le soutien économique). La Turquie a déclaré officiellement qu’elle condamne fermement les attaques des Houthis contre l'Arabie saoudite, affirmant son soutien absolu au Royaume, mais en même temps elle utilise son poids géopolitique pour désamorcer les tensions entre l’Iran et l’Arabie saoudite, et entre l’Iran et l'Irak, d’où sont partis les drones ayant visé l’oléoduc Est-Ouest saoudien. Enfin, Ankara tente de convaincre Téhéran, avec qui il a des liens économiques importants, de faire pression sur les Houthis pour qu'ils cessent leurs tirs sur le sol saoudien.

Hezbollah-Israël, une guerre sans fin au service de qui? (18)
Par
Khalil Helou
Publié
sept. 29, 2026 - 01:26

Cette série d’articles permet de mieux comprendre la situation actuelle au vu du passé, loin des discours passionnés, idéologiques ou romantiques, qui passent à côté des réalités, laissant au lecteur le soin de tirer les conclusions qui s’imposent. Les 17 parties précédentes portaient sur une relecture des évènements relatifs à la montée en puissance du Hezbollah depuis l’accord de Taëf, jusqu’à la première moitié du mandat du président Michel Sleiman. Entre 2008 et 2011, période précédant la guerre syrienne, le Hezbollah ne disposait encore d'aucune base militaire d’entraînement, ni de dispositif de combat en Syrie. Le régime de Bachar Assad, fort alors de ses institutions policières et de son armée, ne tolérait aucune présence armée étrangère sur son sol.

Pacte de la Mecque: anatomie de l'axe Islamabad–Riyad-Ankara (3/4)
Par
Khalil Helou
Publié
sept. 24, 2026 - 12:42

Ce troisième article de la série expose le développement par l’Arabie saoudite, sous l’impulsion du Fonds d’Investissement public Saoudien (PIF) et de la Vision 2030, d’un vaste réseau logistique reliant ports, aéroports, routes et voies ferrées. Initialement économique, cette infrastructure pourrait faciliter le déploiement des armées turque et pakistanaise dans le cadre du Pacte de la Mecque. La reprise de la guerre au Yémen révèle toutefois les limites de l’alliance tripartite Riyad-Ankara-Islamabad, confrontée aux risques d’escalade avec l’Iran. Logistiques économique et militaire saoudiennes

Hezbollah-Israël, une guerre sans fin au service de qui? (17)
Par
Khalil Helou
Publié
sept. 20, 2026 - 15:58

Cette série d’articles permet de mieux comprendre la situation actuelle au Liban à la lumière du passé, loin des discours passionnés, idéologiques ou romantiques qui passent à côté des réalités. Libre au lecteur tirer les conclusions qui s’imposent. Les seize parties précédentes étaient une relecture des évènements relatifs à la montée en puissance du Hezbollah depuis l’accord de Taëf, jusqu’à la première moitié du mandat du président Michel Sleiman. (Voir les 16 parties précédentes) L’ouverture saoudienne sur la Syrie s’est manifestée par deux visites du Premier ministre nouvellement nommé Saad Hariri à Damas, la première ayant eu lieu le 19 décembre 2009 à la demande personnelle du roi Abdallah d’Arabie pour y rencontrer Bachar al-Assad. Cette visite fut perçue par les partisans du Courant du Futur, présidé par le Premier ministre, comme un sacrifice politique majeur. La seconde visite de Hariri à Damas a eu lieu six mois plus tard, le 18 juillet 2010. Cette fois, il fut accompagné de 17 ministres, pour signer des accords de coopération bilatérale.

L’escalade au Yémen, un défi stratégique pour Riyad
Par
Khalil Helou
Publié
sept. 18, 2026 - 01:03

Le conflit entre l’Arabie saoudite et les rebelles Houthis du Yémen révèle une faille stratégique persistante du monde arabe. L’Iran instrumentalise cette crise pour perturber le trafic maritime en mer Rouge, améliorer sa position sur la table des négociations avec les États-Unis et tenir en main des moyens de pression sur l’économie mondiale. Les Houthis, pour leur part, font tout afin de consolider leur pouvoir au Yémen et renforcer leur position avant un arrangement éventuel futur. Entretemps Washington poursuit sa stratégie plus large (1) qui consiste à se concentrer davantage sur le continent américain tout en laissant aux acteurs régionaux alliés le soin d’assumer une plus grande responsabilité dans la gestion des crises du Moyen-Orient.

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