Logo Levant Time

Perspective

Iran: révélations capitales sur le nucléaire et l’impact du blocus naval (1/2)

Le Liban et la région sont pratiquement en mode «pause». Le président Donald Trump a indiqué en ce début de week-end qu’il avait accordé un répit d’une semaine à l’Iran, comme geste de bonne volonté durant les funérailles de l’ancien Guide suprême de la République Ali Khamenei, tué dans le bombardement massif américano-israélien qui avait donné le coup d’envoi de la guerre lancée contre le régime iranien, le 28 février dernier. La pause s’achèvera le 11 juillet prochain, date annoncée samedi pour la reprise des pourparlers entre Washington et Téhéran qui se dérouleront à Islamabad. À l’ordre du jour: les sanctions, les avoirs iraniens gelés et le dossier nucléaire.

Supercherie et poudre aux yeux…
Par
Michel Touma
Publié
mai 26, 2026 - 08:54

«Même si un accord préliminaire est conclu, cela ne changera pas la vision que l’Iran se fait de l’Amérique»… En peu de mots, l’agence iranienne Tasnim , qui reflète les positions des Gardiens de la révolution islamique, a évoqué de manière indirecte la source du mal qui sous-tend la crise existentielle qui déstabilise les pays du Levant et menace certains États du Golfe depuis des décennies. Cette petite phrase illustre en effet un grave problème de fond: la dimension idéologique divine qui dicte la ligne de conduite du régime des mollahs et qui est constamment occultée, ou parfois méconnue, par certains dirigeants occidentaux.

Halte, fausse route …
Par
Michel Touma
Publié
mai 22, 2026 - 00:07

Dans l’actuel conflit qui décidera vraisemblablement du sort de la République islamique iranienne, il devient plus que jamais vital de faire preuve de transparence et de dire les choses comme elles sont, sans complaisance ni tergiversation: nombreux sont les hauts responsables politiques, experts, universitaires et journalistes qui font fausse route dans leur perception de l’enjeu véritable de cette crise existentielle qui secoue l’ensemble de la région et qui se répercute, par ricochet, sur le marché international. Le plus grave serait dans le contexte présent de se tromper de bataille. L’adversaire à combattre aujourd’hui n’est nullement le président Donald Trump, quels que soient les griefs que l’on pourrait retenir contre lui sur le plan du comportement, de l’attitude hautaine, de ses écarts de langage ou de ses rapports avec les dirigeants censés être ses alliés. Est-il nécessaire de rappeler à cet égard, pour illustrer notre propos, que ces mêmes défauts étaient reprochés à Winston Churchill durant la Seconde Guerre mondiale, mais le général de Gaulle, en plein conflit avec le régime nazi, n’avait pas pour autant focalisé tout son combat sur ses tiraillements et différends avec l’ancien Premier ministre britannique…

Les oubliés de la guerre d’Iran
Par
Michel Touma
Publié
avr. 7, 2026 - 10:32

Il s’appelait Amirhossein Hatami, il était musicien, guitariste talentueux, selon ses proches ; il avait 18 ans ; il a été pendu dans la cour de la prison iranienne de Ghezel Hesar, dans la banlieue de Téhéran … Il avait été accusé «d’inimitié envers Dieu»… Mohammed Amin Beighari, 19 ans, a été autorisé la semaine dernière par ses geôliers à entrer en contact par téléphone avec son père pour l’informer (comble du sadisme et de la cruauté de la part du pouvoir…) qu’il sera pendu le lendemain matin ; l’exécution eut lieu comme prévu. Son «crime» : avoir participé aux dernières manifestations contre le régime des mollahs…

Face au tyran, «nouveau Hitler» du Moyen-Orient
Par
Michel Touma
Publié
mars 28, 2026 - 10:58

Dans une récente interview accordée à une chaîne de télévision anglophone, le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, n’a pas été par quatre chemins en qualifiant feu l’ayatollah Ali Khamenei, et donc, par ricochet, le régime des mollahs en général, de « nouveau Hitler du Moyen-Orient »… Se livrant à une lecture particulièrement lucide du contexte géopolitique du conflit actuel, le prince héritier a relevé sans détour que le pouvoir iranien adopte clairement une posture expansionniste et cherche à étendre « son propre projet au Moyen-Orient, de la même manière que Hitler l’avait fait » en Europe. « Plusieurs pays n’avaient pas réalisé à quel point Hitler était dangereux, jusqu’au moment où ce fut trop tard », a souligné MBS qui a ajouté, en mettant le doigt sur la plaie : « Je ne voudrais pas que cela se produise ici ».

L’enjeu, contrer non pas «des Libanais», mais le projet khomeyniste
Par
Michel Touma
Publié
mars 15, 2026 - 14:27

On a souvent parlé, surtout avant la guerre, du « miracle libanais », du Liban comparé au phénix qui renaît de ses cendres. Belle image… Sauf qu’à force de renaitre de ses cendres sans discontinu pendant plus d’un demi-siècle, le pays du Cèdre est aujourd’hui à bout de souffle… D’autant qu’il est miné de l’intérieur par un parti qui ne se soucie en aucune façon de « l’intérêt du Liban et de la survie de son peuple », comme l’a souligné fort à propos le président Joseph Aoun dans son intervention, en ligne, à l’adresse des dirigeants de l’Union européenne. Le chef de l’Etat n’a pas hésité à mettre le doigt sur la plaie en accusant ouvertement le Hezbollah d’avoir réactivé le front du Liban-Sud pour « servir les intérêts iraniens », affirmant que l’objectif de la formation alliée aux Pasdaran est de provoquer « la chute de l’Etat libanais » pour prétendre par la suite qu’elle est, seule, capable d’affronter Israël.

La crise du régime iranien: déraciner plutôt qu’élaguer…
Par
Michel Touma
Publié
févr. 19, 2026 - 14:58

Dans des situations de guerre globale ou de crise existentielle aigue menaçant profondément le sort de toute une population, les positions frileuses, hésitantes, en demi-teintes, ne sont plus tolérables. Lorsqu’un pays est la cible des visées expansionnistes et hégémoniques d’une puissance sans foi ni loi, lorsqu’un régime tyrannique et sanguinaire se livre impunément à des massacres à grande échelle, perpétrés aveuglément contre des civils, des jeunes, des adolescents… dans de telles situations extrêmes, une attitude manichéenne, tranchée, s’impose, loin de tout louvoiement éhonté. C’est le cas à n’en point douter – on l’aura sans doute deviné – du pouvoir iranien en place.

Gare à la banalisation des massacres en Iran
Par
Michel Touma
Publié
févr. 6, 2026 - 13:14

Le secrétaire d'État Marco Rubio a mis le doigt sur la plaie, sans y aller par quatre chemins. Se montrant pour l’occasion paradoxalement peu « diplomate », il a fait preuve d’une magnifique franchise en résumant en quelques mots, en une petite phrase laconique, le fondement de la crise iranienne sous l’angle des rapports tendus entre Washington et la République islamique. « Le leadership en Iran n’est en rien le reflet de la population iranienne (…). Je ne suis pas sûr que l’on puisse aboutir à un deal avec ces gens-là »… Des propos qui recoupent ceux tenus dans le même registre par l’ancien ministre français des Affaires étrangères et de la Défense Jean-Yves Le Drian qui connait bien les pôles du pouvoir à Téhéran pour avoir traité avec eux. « Ils sont très forts dans l’art d’entourlouper (…), a-t-il souligné dans une interview télévisée. Leur seul souci est de gagner du temps et (d’assurer) la pérennité du régime ».

Iran : face au terrorisme d’État, halte à la complaisance
Par
Michel Touma
Publié
janv. 28, 2026 - 13:14

Ainsi, après la « brillante » performance militaire (!) de la « guerre de soutien » au Hamas et à Gaza, voici que cheikh Naïm Kassem nous promet une nouvelle « guerre de soutien », mais cette fois-ci avec comme objectif de voler au secours d’un acteur régional encore plus lointain : l’ayatollah Khamenei et la République islamique iranienne. Le chef du Hezbollah a donc décidé, ou plutôt a annoncé (puisque ce n’est pas lui qui décide en la matière…), que les Libanais se doivent de faire preuve d’un don de soi aveugle, sans limite aucune, jusqu’au sacrifice ultime, pour « défendre » (?) une force étrangère…

Pour un retour au legs politique de Mohammed Mehdi Chamseddine
Par
Michel Touma
Publié
janv. 19, 2026 - 13:42

Le Liban et, plus spécifiquement, la communauté chiite ont commémoré il y a quelques jours le 25e anniversaire du décès, le 10 janvier 2001, de l’ancien président du Conseil supérieur chiite (CSC), l’imam Mohammed Mehdi Chamseddine. Celui qui fut pendant plus de deux décennies le chef spirituel de la communauté chiite libanaise, succédant à l’imam Moussa Sadr – mystérieusement disparu lors d’une visite en Libye en 1978 – a laissé derrière lui un « testament » politique dont de nombreux Libanais et étrangers, notamment dans les milieux universitaires et journalistiques, ignorent (ou occultent…) l'existence et la véritable portée. La dimension historique et véritablement existentielle de ce legs est mise en relief par les développements dramatiques dont le Liban et la région sont actuellement le théâtre.

/