Réunis autour de l'emblématique statue de la Vierge, élèves, anciens élèves et parents ont exprimé leur attachement au Collège de Nazareth, à une part de leur identité.
Ils sont venus en masse – enseignants, parents, anciens et élèves du Collège Notre Dame de Nazareth (NDN) - pour exprimer haut et fort leur attachement à l’identité, la spécificité, l’histoire, le patrimoine, le système éducatif – essentiellement francophone - d’un établissement scolaire présent depuis plus d’un siècle et demi, depuis 153 ans, sur les hauteurs du quartier d’Achrafieh qui a résisté des décennies durant, à l’instar du Collège, à toutes les épreuves et crises existentielles. Rassemblés dans une atmosphère «bon-enfant» dans la cour emblématique de la Vierge, qu’ils ont entièrement investie de bout en bout, en grand nombre, ils ont lancé des slogans et porté des pancartes réaffirmant que «NDN est notre ADN», ou que «Notre histoire n’est pas à vendre», «Nazareth, est un héritage à préserver», «Nazareth a une âme, préservons-la»…
Par Maxime Pluvinet - Publié août 30, 2026 - 13:32
Les Wayuu forment une nation autochtone transfrontalière qui habite la région située entre la péninsule de La Guajira, située à l’extrême nord de la Colombie, et une partie de la côte Caraïbe du Vénézuéla. Les Wayuu sont fiers de leur titre de «peuple jamais conquis». Voici une chronique d’une traversée du désert réalisée à leurs côtés pendant la Pâque 2026. L’occasion de partager certains aspects de leur philosophie du voyage. D’aucuns en Colombie qualifient bien volontiers les Wayuu de peuple «très fermé». Comprendre: à la culture reflétant une allergie à toute arrivée de personnes non-wayuu sur le territoire ancestral de la communauté. Leurs coutumes si traditionnelles défieraient de façon archaïque et violente les avancées progressistes du droit moderne. «Tu verras», me disait un collègue espagnol qui avait visité le territoire des Wayuu, «je n’ai jamais vu des gens aussi rudes, et violents, qui pratiquent la loi du talion et font travailler les enfants dans une misère totale aux péages en bord de sentier.» Une remarque qui n’est pas sans procès d’intention contre le mythe du «bon sauvage»: ne t’attends pas à trouver chez les Wayuu les bontés originelles du genre humain. Qui a dit que nous devrions aspirer à rencontrer un modèle parfait quand on parle de société humaine?
«Quand j'entends les booms au loin, je me dis que ce n'est pas la guerre. C'est un dragon géant qui a le hoquet. Il doit être énorme, caché derrière les montagnes, ou dans une grotte, ou peut-être dans le ciel.» — Le Hoquet du Dragon Les Libanais portent depuis trois ans le poids d'une guerre dévastatrice, et même lorsqu'ils tentent de l'oublier, ne serait-ce qu'un instant, les rappels sont toujours là: des bourdonnements dans le ciel, de brèves conversations avec les voisins, ou même une question inattendue posée par un enfant. Cette dernière est la plus difficile à ignorer. Les enfants sont curieux par nature. Ils posent des questions que les adultes redoutent d'affronter, et lorsqu'ils n'obtiennent pas de réponse satisfaisante, ils sont livrés à eux-mêmes pour trouver des réponses. Mais comment expliquer un acte de violence à un enfant innocent?
Par Maxime Pluvinet - Publié août 22, 2026 - 16:22
La flambée des prix du pétrole provoquée par la guerre entre les États-Unis, Israël et l’Iran renforce encore la position du Guyana, qui jouit d’une économie dont la croissance est la plus rapide au monde grâce à ses gigantesques réserves offshore. Mais derrière cette prospérité spectaculaire, le pays doit relever un défi majeur : transformer la rente pétrolière en développement durable pour l’ensemble de sa population. Avant même l’escalade militaire au Moyen-Orient, le Guyana vivait une transformation économique sans précédent. Ce petit État caraïbe, ancienne colonie britannique de moins d’un million d’habitants, a longtemps été considéré comme l’un des plus pauvres d’Amérique du Sud. Pourtant, Georgetown s’est imposé en quelques années comme l’un des nouveaux géants mondiaux du pétrole.
Dans un pays en guerre, ou en proie à des crises chroniques à répétition, la résilience est un passage obligé afin de permettre à la population de surmonter les épreuves du moment. Cette résilience peut se manifester au niveau militaro-sécuritaire, mais elle peut aussi, et surtout, prendre la forme d’une résistance culturelle, sociale et, avant tout, économique. Dans le but d’apporter son modeste apport à une telle «résistance économique», Levant Time lance une nouvelle rubrique «La vie des entreprises». Notre objectif est d’offrir une visibilité médiatique aux entreprises qui se développent ou qui lancent de nouveaux projets en dépit de la situation de guerre et de crise larvée. Nous nous proposons également, à défaut de développement, d’exposer au public les moyens mis en œuvre, le cas échéant, par l’entreprise afin de faire face aux multiples difficultés auxquelles elle est confrontée de manière à surmonter le marasme économique dans lequel le pays est plongé.
À l’heure où les conflits fragilisent les équilibres culturels et menacent directement les trésors du passé, certaines expositions dépassent le simple cadre artistique pour devenir de véritables actes de résistance culturelle. C’est précisément le cas de l’exposition «Byblos, cité millénaire du Liban», présentée jusqu’au 23 août 2026 à l’Institut du monde arabe (IMA) de Paris. À travers près de 400 objets, elle retrace l’histoire ancienne de Byblos, l’un des plus anciens ports au monde, tout en s’encrant concrètement dans l’actualité et le conflit qui affecte aujourd’hui le Liban et le Moyen-Orient. Car l’exposition est aussi, malgré elle, façonnée par la guerre.