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Défense

Russie, Ukraine, Iran, Chine, Japon: puissances navales ou maritimes? (3/3)
By
Jean-Patrick Dayras
Published
oct. 2, 2026 - 23:02

Pour la Russie (en mer Noire), l’Ukraine, l’Iran, la Chine et le Japon, que représente la mer dans leur stratégie générale ? Maîtrise totale ou partielle, locale ou générale ? Puissance maritime ? Puissance navale ? Jean-Patrick Dayras, Amiral (2s) La Russie est indéniablement une puissance maritime. Elle a une flotte de combat importante, des frégates et des corvettes, des sous-marins, des missiles antinavires. A cela s’ajoute une force amphibie conséquente. Elle contrôle le port de Sébastopol. Théoriquement, elle est également une puissance navale au vu du nombre de ses bâtiments et de la diversité de leurs capacités d’action. Mais elle n’a pas de drones. Largement dominante en tonnage, la marine russe a une domination navale conventionnelle écrasante.

Maîtrise de la mer, puissance navale, puissance maritime (2/3)
By
Jean-Patrick Dayras
Published
sept. 26, 2026 - 20:20

Au 19ème siècle deux théoriciens, Mahan (Américain) et Corbett (Britannique), qui restent les piliers de la pensée navale stratégique, ont exprimé des théories sur la «maîtrise de la mer» et sur la «puissance navale» (parfois confondu avec le terme de puissance maritime). Alfred Thayer Mahan affirme que la grandeur, la prospérité et la domination mondiale d'une nation dépendent directement de sa capacité à contrôler les mers: la maîtrise des routes maritimes et la défaite de la flotte ennemie priment sur tout le reste. Le «sea power» (ou puissance maritime) désigne la capacité d'un État à utiliser la mer et les océans à des fins militaires, économiques et politiques pour projeter sa puissance et protéger ses intérêts géopolitiques mondiaux.

Le changement des règles du jeu naval à l’échelle internationale (1/3)
By
Jean-Patrick Dayras
Published
sept. 21, 2026 - 00:38

Depuis le 19ème siècle, des stratèges maritimes, en particulier l’Américain Mahan et le Britannique Corbett, ont utilisé en les théorisant les expressions de « maîtrise de la mer » et de « puissance maritime ». Termes trop souvent assimilés l’un à l’autre mais pourtant très distincts et séparés par les aspects politiques et militaires qu’ils traitent. Une autre notion apparait de nos jours, celle de puissance navale. Malheureusement, des commentateurs, et non des moindres, font un amalgame entre puissance navale et puissance maritime sans connaitre les nuances de plus en plus importantes entre elles avec l’entrée en scène de nouvelles armes et des nouvelles méthodes d’action qui changent parfois le faible en fort et vice versa. Ce sont ces nouvelles armes et les méthodes ou cadres d’emploi associés qui différencient les qualificatifs intégrants de cette nouvelle terminologie, navale ou maritime.

Avis de tempête dans le ciel européen
By
Roger Barake
Published
juin 13, 2026 - 18:54

L’abandon du Système de combat aérien du futur (SCAF), annoncé cette semaine par la France et l’Allemagne après des années de tensions, représente bien plus que l’échec d’un programme industriel. Il révèle les contradictions profondes qui marquent aujourd’hui la construction d’une défense européenne autonome, au moment même où le continent cherche à s’émanciper de sa dépendance stratégique à l’égard des États-Unis. Au cœur de ce naufrage se trouve une question qui n’a jamais trouvé de réponse consensuelle: l’Europe est-elle capable de produire sur base d’un effort commun les instruments de sa souveraineté militaire, ou demeure-t-elle une juxtaposition d’intérêts nationaux concurrents?