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Économie

Keynes trahi: quand le médicament est devenu la maladie
Par
Bernard Raymond Jabre
Publié
oct. 19, 2026 - 19:26

On accuse la dette. On regarde les milliers de milliards s’accumuler aux États-Unis, en France, en Italie, ailleurs en Europe, et l’on se demande jusqu’où cela peut aller. Mais la dette n’est pas la maladie. Elle en est le symptôme. La maladie, c’est le déficit budgétaire devenu permanent. Il faut revenir à Keynes. John Maynard Keynes n’a jamais imaginé le déficit comme une manière normale et éternelle de gouverner. Son raisonnement était d’abord celui du cycle. Lorsque l’économie s’effondre, que l’investissement privé disparaît, que le chômage monte et que la peur paralyse les entreprises et les ménages, l’État doit prendre le relais. Il dépense, investit, accepte temporairement le déficit. La politique monétaire peut parallèlement devenir accommodante.

Pays riches, nations endettées
Par
LevantTime .
Publié
oct. 3, 2026 - 23:39

La nouvelle hausse de la dette française illustre une pression commune à plusieurs grandes économies: les emprunts s’accumulent, tandis que leur financement se renchérit. Des déficits aux taux d’intérêt, douze questions pour comprendre un phénomène qui pèse sur les budgets et sur les citoyens. La France a franchi un nouveau palier. Selon les chiffres publiés le 29 septembre par l’Insee, sa dette publique atteignait 3595,5 milliards d’euros à la fin du deuxième trimestre 2026, soit 119 % du produit intérieur brut (PIB). Elle a augmenté de 59,6 milliards d’euros en trois mois. Le gouvernement prévoit qu’elle représentera 121,7 % du PIB en 2027.

Et si le Liban était en paix?
Par
Jacques Mechelany
Publié
août 4, 2026 - 13:12

Au moment où ces lignes sont écrites, le Liban est de nouveau en guerre. Depuis le 2 mars 2026, les échanges de tirs entre Israël et le Hezbollah ont repris à grande échelle, prolongeant un cycle de violence entamé en octobre 2023 et qui n’a jamais vraiment cessé malgré le cessez-le-feu de novembre 2024. Cette guerre a coûté la vie à plus de 4.000 personnes, déplacé plus d’un million de Libanais – plus d’un cinquième de la population – et détruit des villes, des villages et des maisons entières, parfois vieilles de plusieurs siècles et irremplaçables. Le Fonds monétaire international table désormais sur une contraction du PIB libanais comprise entre 12% et 16% pour 2026, essentiellement due à l’effondrement du tourisme et à la paralysie de l’activité économique dans les zones frontalières.

SpaceX: naissance de la première superpuissance corporative?
Par
Jacques Mechelany
Publié
juin 23, 2026 - 13:25

Le 12 juin 2026, les marchés financiers du monde entier ont assisté à un moment historique en temps réel. Quelques heures seulement après son introduction en bourse, SpaceX franchissait le seuil symbolique des 2.000 milliards de dollars de capitalisation boursière, devenant la plus importante introduction en bourse jamais réalisée. Son fondateur, Elon Musk, devenait quant à lui le premier individu de l’histoire humaine à voir sa fortune personnelle dépasser le billion de dollars. Sans surprise, Wall Street s’est immédiatement divisée en deux camps. Pour les uns, cette valorisation représente l’ultime manifestation des excès spéculatifs de notre époque: un marché grisé par la technologie, l’intelligence artificielle et des récits de croissance sans limite.

L’accord maritime Liban-Israël à l’épreuve de la guerre régionale

Les déclarations israéliennes évoquant une possible remise en cause de l’accord de délimitation de la frontière maritime avec le Liban relancent les interrogations sur la solidité de ce compromis, présenté depuis sa conclusion en 2022 comme étant un mécanisme de stabilisation entre Beyrouth et Tel Aviv. Malgré la guerre dévastatrice dans laquelle le Hezbollah a entraîné le Liban, l’accord en question tient bon. Mais dans un contexte régional en pleine mutation, notamment la crise énergétique née du bras-de-fer irano-américain au sujet du détroit d’Ormuz, la question de sa pérennité peut se poser.

La tempête parfaite
Par
Jacques Mechelany
Publié
mars 22, 2026 - 19:36

Les grandes crises économiques n’arrivent presque jamais sans avertissement. Bien avant que les marchés ne s’effondrent ou que les économies ne se contractent, les signaux d’alerte s’accumulent discrètement sous la surface : les excès financiers se développent, les tensions géopolitiques s’intensifient, les ruptures technologiques s’accélèrent et l’architecture de l’économie mondiale devient de plus en plus fragile. Depuis plusieurs années, nombre de ces signaux sont visibles à travers le monde. Les marchés actions ont atteint des niveaux de valorisation historiquement élevés. La dette publique a atteint des niveaux sans précédent. L’intelligence artificielle transforme les industries à une vitesse vertigineuse. Et les tensions géopolitiques commencent à perturber certaines des artères les plus vitales du commerce et de l’énergie mondiaux.

USA: La Cour suprême et les limites du pouvoir exécutif
Par
Jacques Mechelany
Publié
févr. 23, 2026 - 16:02

Le 2 avril 2025, debout dans la roseraie de la Maison-Blanche, le président Donald Trump proclama ce qu’il appela le « Liberation Day ». En signant le décret exécutif 14257 en vertu de l’International Emergency Economic Powers Act (IEEPA), l’administration imposa de vastes « droits de douane » sur les importations étrangères. La justification était d’une ampleur inédite : le déficit commercial persistant des États-Unis — dépassant 1 200 milliards de dollars par an — fut déclaré situation d’urgence nationale. Des droits de douane généralisés furent appliqués à la quasi-totalité des partenaires commerciaux, certains taux atteignant 50 %. L’objectif était explicite : contraindre à des négociations bilatérales, obtenir des engagements d’investissement et accélérer la relocalisation industrielle sur le sol américain.

Les grandes lignes d’une possible politique maritime au Liban (2)
Par
Jean-Patrick Dayras
Publié
févr. 18, 2026 - 20:04

Quelle politique le Liban pourrait, ou devrait, suivre dans le domaine maritime dans le cadre de ses efforts de développement? Quel pourrait être sur ce plan l’apport de l’Union pour la Méditerranée (UpM), qui a pris le relai du Partenariat euro-méditerranéen de Barcelone? L’Union pour la Méditerranée s’est donné un cadre de nature «terrestre». Qu’il s’agisse de coopération politique et de sécurité dans le but de définir un espace commun de paix et de stabilité, de coopération économique et financière pour la construction d’une zone de prospérité partagée, ou de coopération culturelle et sociale pour favoriser la compréhension entre les cultures et les échanges entre les sociétés civiles, l’objectif est de créer une zone de prospérité partagée dans une zone de libre-échange euro-méditerranéenne (ZLEM). Tout cela unit la terre.

Un avenir maritime pour le Liban ? (1)
Par
Jean-Patrick Dayras
Publié
févr. 16, 2026 - 11:41

A la faveur des projets de coopération multilatérale initiés dans le cadre global de l’Union pour la Méditerranée, le Liban pourrait-il devenir ce qu’il mérite d’être, un Liban maritime ? La question exige une réflexion profonde et une vision exhaustive de la situation dans laquelle se débat le pays sur ce plan… « Pour les Français, la mer c’est ce qu’ils ont dans le dos quand ils regardent la plage » (Eric Tabarly). La France est un Etat maritime qu’elle méconnait. La traduction de cette spécificité en une réalité politique et budgétaire est faible. Remplacez France par Liban. C’est un État maritime - son histoire est là – qui n’a pas encore fait le choix politique et institutionnel nécessaire. Des projets maritimes fédérateurs rapprocheraient durablement toutes les communautés. Il en a les atouts. Le « bien commun » en serait « le » bénéficiaire.

Krach du Bitcoin: la fin de la sphère crypto? (2/2)
Par
Jacques Mechelany
Publié
févr. 13, 2026 - 15:54

Dans une première partie, nous avons vu l’évolution du Bitcoin depuis sa genèse jusqu’à son effondrement actuel. Dans cette partie, nous détaillons les alternatives et le rôle des pouvoirs publics. Les stablecoins: de la commodité de détail au risque systémique Si le bitcoin est le navire amiral de la crypto, les stablecoins en sont le système sanguin. À l’origine, les stablecoins étaient conçus comme un outil pratique : permettre aux investisseurs de détail de naviguer entre les cryptomonnaies et le « dollar » sans quitter l’écosystème. Ils promettaient la stabilité dans un univers volatil. Mais les stablecoins ont évolué. Et aujourd’hui, ils constituent l’une des vulnérabilités systémiques les plus importantes - et les plus sous-estimées - de la finance numérique.

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