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L'Essentiel de la semaine

Du Yémen au Liban: l’Iran mène une guerre larvée par procuration
Par
Taline Becharraoui
Publié
oct. 18, 2026 - 23:42

Loin d’attaquer des intérêts américains ou israéliens de manière frontale, le régime iranien semble pousser ses proxys vers une confrontation avec l’Arabie saoudite pour les Houthis, et avec l’intérieur libanais pour le Hezbollah. Les proxys iraniens dans la région passent de plus en plus à l’offensive, mais pas contre les ennemis habituels, à savoir les Etats-Unis et Israël. A quelques jours des élections législatives en Israël, et à quelques semaines du scrutin de mi-mandat aux Etats-Unis, le front iranien au niveau du détroit d’Ormuz est (plus ou moins) calme, et, au sud du Liban, l’armée israélienne continue ses attaques sans résistance de la part du Hezbollah.

Escalade au Yémen; saisie d’explosifs au Liban: l’Iran réactive ses proxys

Alors que le front américano-iranien reste plus ou moins calme, deux indices inquiétants ont marqué la semaine écoulée: l’escalade sur le front yéménite, et la saisie d’un camion d’explosifs transportés par des miliciens du Hezbollah au Liban, qui a suscité des craintes quant à de nouveaux assassinats présumés commandités par le parrain iranien. A l’approche des élections législatives israéliennes, le 27 octobre, et alors que la guerre au Moyen-Orient pèse de plus en plus sur les élections de mi-mandat devant avoir lieu aux Etats-Unis au début du mois de novembre, la violence persiste dans la région, de manière ouverte ou larvée, sur différents axes.

Quand le terrorisme s’invite dans le conflit au Moyen-Orient…
Par
Taline Becharraoui
Publié
oct. 5, 2026 - 00:21

Les menaces du président Donald Trump contre l’Iran à la suite de l’affaire du vol de Flydubai, mercredi, ainsi que le renforcement de la présence armée américaine dans la région montrent que l’option de guerre est réelle, même si la porte de négociations reste ouverte. Du moins sur le plan du principe car les responsables iraniens ne cessent de tenir un discours radical et se croient en position de pouvoir poser des conditions aux Etats-Unis! Dans le même temps, ils se livrent à une escalade au Yémen par le biais de leur allié, les Houthis. L’affaire du détournement (ou crash volontaire) avorté de l’avion émirati Flydubai, assurant la liaison Dubaï-Tel Aviv avec à son bord plus de 150 passagers israéliens, le 30 septembre, a marqué à l’évidence la semaine écoulée.

Les conflits au M-O s’invitent en force à l’Assemblée générale de l’ONU
Par
Taline Becharraoui
Publié
sept. 27, 2026 - 22:28

Pour suivre et comprendre la (ou plutôt les) guerre(s) au Moyen-Orient, en cette semaine du 21 au 27 septembre 2026, il fallait plutôt tourner le regard… vers New York. Les conflits régionaux ont fortement imprégné certains des discours les plus remarqués lors de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies, notamment ceux du président américain Donald Trump, du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, du président iranien Massoud Pezeshkian, du Premier ministre libanais Nawaf Salam, ou encore celui du président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas (à distance). Outre les discours, cette assemblée plénière a fourni l’occasion d’entretiens bilatéraux importants dont on retiendra deux: une réunion américano-iranienne qui n’aura pas donné les résultats escomptés, et un entretien libano-iranien qui aurait, selon diverses sources, tourné à l’aigre.

Les Houthis poursuivent leur escalade contre Riyad
Par
Taline Becharraoui
Publié
sept. 20, 2026 - 21:36

Après les attaques de drones de la milice yéménite pro-iranienne sur la capitale saoudienne ce week-end, les Etats-Unis disent craindre « une escalade rapide » dans la région, et lancent un avertissement à leurs ressortissants dimanche. Sur le plan libanais, la réunion de préparation à la conférence de soutien à l’armée libanaise à Paris n’a pas donné de résultats concluants, à un moment où une confrontation avec l’armée israélienne au sud apparaît comme un signe inquiétant. Au terme d’une semaine marquée surtout, au Moyen-Orient, par l’escalade continue menée par les Houthis du Yémen contre l’Arabie saoudite, on pourrait croire que l’immobilisme est de mise sur le front iranien. Les déclarations du président américain Donald Trump apportent, comme d’habitude depuis le début de ce conflit, des signaux contradictoires sur les intentions militaires ou diplomatiques de son pays.

Avancée houthie et prise de Ali el-Taher: un impact régional majeur
Par
Taline Becharraoui
Publié
sept. 14, 2026 - 00:49

La milice yéménite pro-iranienne des Houthis a rapidement progressé cette semaine vers les zones côtières longeant le détroit de Bab el-Mandeb, sur la mer Rouge, dans une offensive portant l’empreinte iranienne et accentuant particulièrement la pression sur l’Arabie saoudite. De son côté, l’Iran n’a pas réagi à la destruction, par l’armée israélienne, du site stratégique d’Ali el-Taher, au sud du Liban, construit pendant vingt ans avec l’appui des Gardiens de la révolution. Le développement le plus marquant de la semaine du 7 au 13 septembre 2026 au Moyen-Orient aura probablement été la progression rapide des rebelles houthis pro-iraniens vers les régions yéménites situées sur la côte du détroit de Bab el-Mandeb, sur la mer Rouge. Et ce, malgré les combats qui les opposent aux forces gouvernementales pro-saoudiennes dans ce pays divisé et en guerre depuis des années.

Double escalade militaire, de l’Iran au Liban-Sud
Par
LevantTime .
Publié
sept. 6, 2026 - 23:27

Alors que les États-Unis semblaient avoir opté pour la seule guerre économique contre l’Iran, l’armée américaine a brusquement mené mardi des frappes contre le territoire iranien en riposte à des attaques visant des pétroliers, entraînant une spirale de violence au cours de la semaine. Au Liban, Israël a libéré plusieurs civils détenus dans ses prisons, tandis que son armée investissait la colline stratégique d’Ali el-Taher et poursuivait ses frappes massives dans la zone qu’elle contrôle au sud du pays. La semaine du 31 août au 6 septembre aura été marquée par une nette accélération des événements au Moyen-Orient, alors que la précédente semblait placée sous le signe de l’immobilisme.

La colline de Ali el-Taher et les Houthis au centre de l’actualité
Par
Taline Becharraoui
Publié
août 16, 2026 - 23:46

Alors que les pourparlers irano-américains stagnent sur fond de propos virulents d’un côté comme de l’autre, c’est le front au sud du Liban entre Israël et le Hezbollah qui a connu cette semaine une escalade progressive ayant culminé samedi. Ce qui laisserait présager des développements imprévisibles dans les prochains jours. La semaine écoulée, entre le 10 et le 16 août 2026 a été synonyme, au Liban-Sud, d’une escalade qui a été crescendo jusqu’au samedi sanglant du 15 août. Une impression de déjà-vu, celle de déplacer le centre de gravité d’un conflit régional vers un petit pays, à un moment où, sur le front principal en Iran, la violence des mots entre belligérants iraniens et américains remplace celle des actes… pour le moment.

Troublante passivité américaine face aux agressions de l’aile radicale iranienne

L’Administration Trump a affiché durant la semaine écoulée une passivité troublante et inhabituelle, face aux agressions (et à l’arrogance) de l’aile radicale du régime iranien et de ses proxys, tant au détroit d’Ormuz que sur le «front» ouvert par la milice yéménite pro-iranienne des Houthis contre l’Arabie saoudite. C’est dans ce contexte qu’est intervenu cette semaine le pacte de défense commune, scellé entre l’Arabie saoudite, le Pakistan et la Turquie, perçu comme une sorte d’Otan sunnite face à l’Iran. La semaine écoulée au Moyen-Orient aura sans doute été marquée par une image: celle du prince héritier saoudien Mohammad ben Salmane, du président turc Recep Tayyip Erdogan, et du Premier ministre pakistanais Chehbaz Charif, signant, vendredi, à la Mecque – lieu hautement symbolique – un pacte de défense commune.

Pour la nième fois, Trump annule l’attaque annoncée contre l’Iran
Par
Taline Becharraoui
Publié
août 3, 2026 - 00:57

Une fois de plus, et pour la nième fois (les précédents sur ce plan ne se comptent plus !), le président Donald Trump a annoncé à l’aube de dimanche, 2 août, «l’annulation» de l’attaque de «grande envergure» qui était présentée comme «imminente» contre le régime iranien. Au cours des derniers jours, l’Administration US avait entretenu, à grand renfort de tapage médiatique, un climat faisant état d’une attaque de grande envergure, prévu pour ce week-end, avec pour cible les infrastructures énergétiques de la République islamique. L’annonce de ces opérations militaires à grande échelle étaient accompagnée de déclarations du président Trump et de hauts responsables officiels américains stigmatisant la ligne de conduite des dirigeants iraniens et dénonçant, en des termes très sévères, leur attitude négative et leur comportement mensonger lors des pourparlers avec les négociateurs US.

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