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Strategia

Aide-mémoire politique et militaire
By
Khalil Helou
Published
mars 18, 2026 - 23:03

Depuis quelque temps, une grande partie de l’opinion publique accuse l’armée – et/ou son commandant en chef – de faillir à son devoir, sinon de se mutiner contre le gouvernement qui lui a demandé de démanteler l’arsenal militaire du Hezbollah. L’armée libanaise est ainsi devenue la cible favorite de certains journalistes, bloggeurs et activistes des réseaux sociaux, alors qu’elle est admirée et presque déifiée par leurs homologues du camp opposé. Le ridicule et l’inadmissible dans l’affaire est que les admirateurs d’aujourd’hui accusaient hier l’armée de tous les maux. Ils lui reprochaient une «collabo» avec «l’impérialisme» américain (étiquette clichée que les n’importe qui collent sur le front de tout ce qui ne leur plaît pas), en référence à la coopération militaire entre le Liban et les États-Unis, alors que sans les aides américaines, notre armée aurait été non opérationnelle, vu la maigreur du budget de la défense.

La guerre Iran-USA: comment pourrait-elle finir?
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Khalil Helou
Published
mars 12, 2026 - 12:57

Dans les analyses, on passe souvent à côté de certains enjeux. On verse dans un excès d’objectivité et un manque d’imagination, ou vice-versa. Ou encore, on confond désirs et part de réalité. Force est de constater que ni les événements les plus tragiques, ni leur dénouement, n’avaient jamais été prévus par les analystes les plus chevronnés. Seuls quelques rares esprits éclairés s’étaient montrés visionnaires, mais peu d’entre eux étaient écoutés dans les hautes sphères de décision, embourbées dans les affaires politiques, financières et économiques. Le catalyseur des deux guerres mondiales Rares sont ceux qui avaient prévu la Première Guerre mondiale, car aucun belligérant ne la désirait, surtout après les ententes et le partage d’influence dans le monde entre les grandes puissances de l’époque. Cette guerre avait été qualifiée de «Der des Ders» par les analystes convaincus qu’elle ne se répèterait jamais, et que l’Allemagne était désormais soumise à jamais.

L’inaction de l’État, synonyme de suicide
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Khalil Helou
Published
mars 11, 2026 - 17:03

Depuis une semaine, une nouvelle guerre – la cinquième en 34 ans – oppose Israël au Hezbollah. Une guerre de plus que les Libanais n’ont jamais voulu. Tous les accords qui avaient mis un terme aux quatre guerres précédentes n’étaient que des trêves exploitées par l’Iran et le Hezbollah, d’une part, et Israël, de l’autre, pour se préparer à la guerre suivante, sous l’œil bienveillant des régimes Assad, père et fils, et des présidents et gouvernements libanais vassaux de Damas ou de Téhéran, notamment sous les mandats Hraoui, Lahoud et Michel Aoun. Les factures de ces guerres avaient été payées fort cher par les partisans inconditionnels du Hezbollah, bon gré, sous l’effet soporifique de l’idéologie, par les autres libanais, mal gré, par les pays arabes qui finançaient les reconstructions pour des raisons humanitaires et géopolitiques. Le même scénario se répète donc depuis quatre décennies: guerre, cessez-le-feu, rhétorique de victoire, déliquescence du pouvoir libanais, préparatifs du Hezbollah aux guerres sans fin, mensonges mutuels, puis guerre de nouveau. Le proverbe émanant de la sagesse populaire dit que «l’âne ne trébuche pas deux fois sur la même pierre».

USA-Iran: les jalons de la conflagration annoncée
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Khalil Helou
Published
févr. 25, 2026 - 20:55

Le face-à-face Iran-Etats-Unis rappelle une citation du stratège militaire chinois Sun Tzu (4 e – 5 e siècle Av. J.C.) : « L'art suprême de la guerre est de soumettre l'ennemi sans combattre ». Le président Donald Trump semble adopter une stratégie basée sur cette citation, et il entretient volontairement l'ambiguïté afin de garder le secret sur ses objectifs stratégiques et sa réflexion militaire. Frappes, guerre d’envergure, menaces soutenues (de part et d’autre) qui risquent de dégénérer à tout moment … Les spéculations vont bon train. La concentration des moyens de guerre américains au Moyen-Orient est énorme et ne laisse planer aucun doute quant aux vastes dommages que ces moyens peuvent faire subir à l’Iran. A cet égard, et parlant de ses navires de guerre, le président Trump a déclaré la semaine dernière aux journalistes : « Ils doivent bien naviguer quelque part. Autant qu'ils naviguent près de l'Iran ».

L’Algérie à l’heure du tournant saharien
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Khairallah Khairallah
Published
févr. 11, 2026 - 13:30

La réunion tenue récemment au siège de l’ambassade des États-Unis à Madrid, consacrée à l’application de la résolution 2797 adoptée le 31 octobre dernier au sujet du Sahara marocain, ne saurait être considérée comme un événement ordinaire. La présence de l’Algérie, représentée par son ministre des Affaires étrangères Ahmed Attaf, revêt une importance particulière en ce qu’elle remet les faits à leur juste place : en l’occurrence que le différend relatif au Sahara est, à l’origine, un conflit maroco-algérien, le Front Polisario n’étant qu’un instrument mobilisé par le régime algérien pour légitimer une guerre d’usure menée contre le Maroc depuis près d’un demi-siècle, c’est-à-dire depuis la récupération par le Royaume de ses provinces sahariennes à la suite du retrait du colonisateur espagnol en novembre 1975.

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