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Strategia

Hezbollah-Israël, une guerre sans fin au service de qui? (11)
Par
Khalil Helou
Publié
juil. 5, 2026 - 01:56

Cette série d’articles a pour but de mieux comprendre la situation actuelle sur la scène libanaise à la lumière du passé, loin des discours passionnés, idéologiques ou romantiques, qui passent à côté des réalités, laissant au lecteur le soin de tirer les conclusions qui s’imposent. Les dix parties précédentes ont porté sur une relecture des évènements relatifs à la montée en puissance du Hezbollah depuis l’accord de Taëf, en passant par le retrait de l’armée israélienne du Liban en mai 2000, jusqu’à la guerre de 2006 et ses suites. Le déploiement au Liban-Sud de l’armée libanaise, connue sous son appellation internationale comme «Forces armées libanaises» (FAL), commandée alors par le général Michel Sleiman, fut ordonné par le gouvernement de Fouad Siniora le 16 août 2006. Ce déploiement, une première depuis 1968, a été immédiatement lancé à l’aube du 17 août par la traversée du fleuve du Litani via des ponts métalliques militaires et d’autres de fortune (les ponts permanents ayant été détruits par les bombardements israéliens).

Hezbollah-Israël, une guerre sans fin au service de qui? (10)
Par
Khalil Helou
Publié
juin 22, 2026 - 15:05

Cette série d’articles a pour but de mieux comprendre la situation actuelle à la lumière du passé, loin des discours passionnés, idéologiques ou romantiques, qui passent à côté des réalités, laissant au lecteur le soin de tirer les conclusions qui s’imposent. Les neuf parties précédentes portaient sur une relecture des évènements relatifs à la montée en puissance du Hezbollah depuis l’accord de Taëf, en passant par le retrait de l’armée israélienne du Liban en mai 2000, l’instauration d’un Hezbollahland au Sud et la guerre de 2006. Le présent article traite des leçons de la guerre de 2006 et ses suites.

Hezbollah-Israël, une guerre sans fin au service de qui? (9)
Par
Khalil Helou
Publié
juin 11, 2026 - 16:08

Cette série d’articles a pour but de mieux comprendre la situation actuelle à la lumière du passé, loin des discours passionnés, idéologiques ou romantiques, qui passent à côté des réalités, laissant au lecteur tirer les conclusions qui s’imposent. Les huit parties précédentes portaient sur une relecture des évènements relatifs à la montée en puissance du Hezbollah depuis l’accord de Taëf, en passant par le retrait de l’armée israélienne du Liban en mai 2000, l’instauration d’un Hezbollah-land au Sud et la guerre de 2006. Le présent article traite de la suite de la guerre de 2006. La bataille du Wadi Al Houjeyr ou du Wadi Slouqi, dans le secteur central de la frontière libano-israélienne, s’est déroulée entre le 11 et le 13 août 2006. Elle fut l'un des affrontements les plus coûteux pour l'armée israélienne. L'objectif des forces de l’Etat hébreu était de traverser la vallée de Slouqi, direction nord, pour atteindre le Litani avant l'entrée en vigueur du cessez-le-feu qui s’annonçait.

Pourquoi la chute du régime iranien viendrait de l’intérieur (2/2)
Par
Khalil Helou
Publié
juin 8, 2026 - 17:23

Dans un précédent article, nous avons analysé l’impact militaire et industriel de l’opération conjointe «Epic Fury» et «Rugissement du lion» sur les capacités conventionnelles iraniennes. Dans ce second et dernier volet, nous examinons les effets combinés possibles de l’étranglement économique et de la mobilisation locale pouvant aboutir à l’implosion du régime iranien. Le blocus maritime a pris le relais des frappes de février-avril 2026. Le blocus est une condition nécessaire pour fragiliser le régime iranien, mais pas suffisante. Plusieurs mécanismes expliquent pourquoi les sanctions économiques imposées depuis des années, doublées du blocus maritime américain actuel et de leurs conséquences, comme les ruptures des chaînes d’approvisionnement et l’arrêt de l’exportation de pétrole, peinent à provoquer à elles seules la débâcle de ce régime, qui a prouvé sa capacité d’adaptation et s’est restructuré après la frappe initiale de décapitation en février dernier.

Hezbollah-Israël, une guerre sans fin au service de qui? (8)
Par
Khalil Helou
Publié
juin 6, 2026 - 12:19

Cette série d’articles permettra de mieux comprendre la situation actuelle au vu du passé, loin des discours passionnés, idéologiques ou romantiques, qui passent à côté des réalités, Il revient au lecteur d’en tirer les conclusions qui s’imposent. Les sept parties précédentes étaient une relecture des événements relatifs à la montée en puissance du Hezbollah depuis l’accord de Taëf, jusqu’au retrait de l’armée israélienne du Liban en mai 2000, l’instauration d’un Hezbollahland au Sud et le déclenchement de la guerre des 33 jours en juillet 2006, initiée par Ali Larijani. La guerre de 2006 à Gaza

Démantelé mais menaçant, l’Iran après les opérations «Epic Fury» et «Roaring Lion» (1/2)

Dans cet article, nous analysons l’impact militaire et industriel des opérations Epic Fury (Fureur épique) et Roaring Lion (Rugissement du Lion) sur les capacités conventionnelles iraniennes. Il sera suivi la semaine prochaine d’un second et dernier volet, qui analysera les circonstances pouvant aboutir à l’implosion de l’Iran à moyen ou long terme. Le régime iranien a essuyé des pertes considérables suite à la guerre américano-israélienne de février-avril 2026. Malgré ces pertes, l’effondrement de la République islamique n’a pu eu lieu et le régime iranien n’a manifesté aucune flexibilité suite aux sanctions et au blocus maritime américains.

La guerre en Iran: état des lieux des positions en présence
Par
Khalil Helou
Publié
mai 29, 2026 - 11:27

Trois mois, jour pour jour, après son déclenchement, la guerre en Iran semble suspendue, et dans les calculs de Washington et de Téhéran, la partie adverse finira par céder avec le facteur «temps». Bien que tout indique que l’Iran devrait céder après son désastre militaire et ses pertes économiques intégrées estimées entre 1000 et 1450 milliards de dollars américains, le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) ne cède pas. Il n’a pas de comptes à rendre à son peuple, l’empêche de s’exprimer, en a massacré au moins une trentaine de milliers et emprisonné une cinquantaine de milliers en janvier dernier.

Hezbollah-Israël, une guerre sans fin au service de qui? (7)
Par
Khalil Helou
Publié
mai 25, 2026 - 21:36

Cette série d’articles permettra de mieux comprendre la situation actuelle au vu du passé, loin des discours passionnés, idéologiques ou romantiques, qui passent à côté des réalités. Il revient au lecteur d’en tirer les conclusions qui s’imposent. Les six parties précédentes étaient une relecture des évènements relatifs à la montée en puissance du Hezbollah depuis l’accord de Taëf, jusqu’au retrait de l’armée israélienne du Liban-Sud en mai 2000, et l’instauration d’un Hezbollahland au Sud. Décès de Hafez el-Assad et croissance de l’influence iranienne en Syrie et au Liban Le 10 juin 2000, quinze jours après le retrait israélien du Liban, Hafez el-Assad meurt d’une crise cardiaque. Après son décès, son fils Bachar accède au pouvoir. Sous son mandat, la Syrie baathiste se rapproche de plus en plus de l’Iran. Elle devient un satellite de Téhéran et une plateforme utilisée par le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) pour projeter sa puissance et son influence vers le Liban, mais aussi vers la Cisjordanie via la frontière syro-jordanienne. Le contrôle de la Syrie par le CGRI a été bien décrit en janvier 2009 par l’ex-vice-président syrien Abdel Halim Khaddam (1984-2005): «L’Iran est impliqué au cœur même du régime syrien: dans ses services de sécurité, dans ses forces militaires, dans ses institutions économiques et dans ses mosquées.»

Entre Trump, Poutine, Xi et l’Iran: une nouvelle géopolitique s’annonce (2/2)

En pleine guerre des tarifs et des restrictions commerciales entre Pékin et Washington, et de leurs confrontations sur les problèmes de Taïwan et de la Mer de Chine méridionale, Trump et Xi Jinping ont tenu une première rencontre, le 30 octobre 2025, à l'aéroport de Busan, en Corée du Sud, en marge du sommet du Forum de la Coopération Économique pour l’Asie-Pacifique. Cette réunion, rendue nécessaire par les problèmes économiques urgents qui se posaient aux deux pays, avait abouti à la conclusion d’une trêve commerciale d’un an entre les deux parties. Cette trêve a porté sur une baisse immédiate des tarifs douaniers américains sur les marchandises chinoises, dépassant les 100% dans certains cas. Ces tarifs ont été réduits jusqu’à une moyenne de 47%. De plus, le président Trump avait suspendu l’inscription sur les listes noires des filiales dont 50% ou plus des actions appartenaient à des groupes chinois sanctionnés. Il avait, en outre, promis de lever les restrictions sur l’exportation vers la Chine de micro-puces relatives à l’Intelligence Artificielle.

Hezbollah-Israël, une guerre sans fin au service de qui? (6)
Par
Khalil Helou
Publié
mai 18, 2026 - 13:44

Nous poursuivons avec ce sixième article de la série «Israël-Hezbollah», qui vise à mieux comprendre la situation actuelle à la lumière du passé, loin des discours passionnés, idéologiques ou romantiques, qui passent à côté des réalités. Il revient au lecteur d’en tirer les conclusions qui s’imposent. Les articles précédents ont rappelé la montée en puissance du Hezbollah depuis l’accord de Taëf, ses deux premières guerres avec Israël, ainsi que le retrait de l’armée de l’État hébreu du Liban en mai 2000. Après le retrait israélien du Liban, le 24 mai 2000, et sur insistance du Premier ministre israélien Ehud Barack, l’ONU a officiellement certifié, le 16 juin 2000, que ce retrait était total et conforme à la résolution 425 du Conseil de sécurité des Nations unies, désormais considérée comme ayant été appliquée. La Finul a par la suite tracé une ligne de retrait israélien baptisée «Ligne bleue», comportant 13 points de litige entre les deux pays, d’une superficie inférieure à 1 km 2 . Cette ligne est pratiquement confondue avec la ligne Paulet-Newcombe, tracée en 1923 comme frontière délimitant le Liban et la Palestine sous les mandats français et britannique.