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L'Essentiel du jour

Déclarations contradictoires sur le «nouveau régime» en Iran évoqué par Trump
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Taline Becharraoui
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avr. 1, 2026 - 20:48

Une fois de plus, l’opinion publique et les populations du Levant, et du Moyen-Orient en général, sont confrontés à une cascade de déclarations et d’indiscrétions contradictoires filtrées aux médias, concernant l’évolution de la guerre déclenchée le 28 février dans la région. Le président Donald Trump a ainsi réaffirmé en ce mercredi 1 er avril l’existence à Téhéran d’un «nouveau régime», indiquant que le «président de ce nouveau pouvoir vient de nous demander un cessez-le-feu ». « Nous nous prononcerons sur l’opportunité de ce cessez-le-feu lorsque le détroit d’Ormuz sera rouvert à la libre circulation maritime, a déclaré le président Trump. A défaut, nous continuerons à bombarder les infrastructures de manière à ramener l’Iran à l’âge pierre ».

Deux points chauds à suivre: la Békaa-Ouest et Ispahan
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LevantTime .
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mars 31, 2026 - 22:42

Deux régions revêtant une importance stratégique certaine ont été dans la nuit de lundi 30 mars à mardi 31 mars au centre des opérations militaires dans le cadre de la guerre en cours au Moyen-Orient depuis le 28 février: Ispahan, en Iran, et la Békaa-Ouest, au Liban. L’aviation américaine a ainsi effectué dans la nuit de lundi des raids particulièrement violents à Ispahan contre d’importants dépôts d’armes et de munitions relevant du Corps des Gardiens de la révolution islamique. Les sources US ont indiqué mardi dans la matinée que des bombes anti-bunkers de très gros calibre, de plus d’une tonne chacune, ont été utilisées au cours de ces bombardements afin de détruire le contenu des dépôts d’armes aménagés profondément sous terre. Les images vidéo diffusées mardi matin à l’issue de la nuit d’enfer vécue par la région d’Ispahan montrent des explosions apocalyptiques et de hautes colonnes de flammes denses qui se dégageaient des cibles bombardées par l’aviation américaine.

Le «nouveau régime» iranien évoqué par Trump est-il réellement «cartésien»?

C’est une guerre d’un genre nouveau à laquelle nous assistons et qui oppose depuis le 28 février les armées américaine et israélienne, d’une part, à la République islamique iranienne, d’autre part. Pour schématiser à l’extrême, nous pourrions dire que nous faisons face à une guerre qui amalgame, comme on dirait en langage populaire, « le bâton et la carotte » de manière enchevêtrée à un point tel qu’il devient difficile de déceler entre les lignes la part et le degré de vérité, de manœuvres, de mensonges ou de dissimulation de la pensée au niveau des parties en conflit. Cette journée du lundi 30 mars 2026 a illustré dans une large mesure cette complexité de la situation, dans toute sa dimension. Le président Donald Trump est ainsi revenu à la charge dans une interview au New York Post , faisant état de la présence à Téhéran d’un «nouveau régime qui se montre cartésien et rationnel» dans sa ligne de conduite et qui est «plus flexible que les dirigeants qui ont été éliminés» (au début de la guerre).

Esquisse du nouveau paysage politique régional de l’après-guerre
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LevantTime .
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mars 28, 2026 - 21:13

Ce serait une lapalissade de souligner que le Moyen-Orient et l’Iran de l’après-guerre ne seront pas les mêmes qu’avant le 28 février, date du déclenchement de l’offensive américano-israélienne contre le régime iranien des mollahs. Cette guerre s’engage ce samedi 28 mars dans son deuxième mois sans que l’on puisse percevoir encore, au stade actuel, le bout du tunnel. Une chose, pour l’heure, est certaine : des contacts, des échanges de messages, ont été initiés entre les Etats-Unis et la République islamique grâce la médiation du Pakistan, de la Turquie et de l’Egypte. Une réunion entre ls deux parties pourrait se tenir la semaine prochaine, mais elle demeure incertaine du fait que les Iraniens ont demandé qu’elle soit précédée d’un cessez-le-feu global, ce que le président Donald Trump aurait refusé.

Le report de l’ultimatum de Trump a un impact limité
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Taline Becharraoui
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mars 27, 2026 - 20:06

La guerre au Moyen-Orient, déclenchée le 28 février par une attaque israélo-américaine contre le régime iranien des mollahs, semble s’installer dans la durée, et de ce fait le sort d’éventuelles négociations entre l’Iran et les Etats-Unis reste une inconnue. Après une escalade verbale de la part des Iraniens qui ont affirmé refuser le plan en quinze points proposé cette semaine par Washington, le ministre allemand des Affaires étrangères, Johann Wadephul, est venue contredire les déclarations officielles. Il a ainsi déclaré vendredi à la presse allemande que les Etats-Unis et l’Iran préparent des discussions directes au Pakistan. En parallèle, le président américain Donald Trump a prolongé son ultimatum (menaçant de détruire les installations énergétiques de l’Iran) jusqu’au 6 avril, visiblement pour donner une chance aux négociations en cours.

Guerre iranienne: bras-de-fer diplomatique sur fond d’escalade militaire
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LevantTime .
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mars 26, 2026 - 20:23

Près de 24 heures avant l’expiration du délai accordé par le président US Donald Trump à Téhéran pour répondre aux 15 points d’un plan américain devant mettre fin à la guerre en cours, les contacts diplomatiques visant à favoriser l’amorce d’un dialogue s’intensifient alors que la dynamique, sur le terrain, reste celle d’un accroissement de la pression: les frappes israélo-américaines contre des cibles militaires iraniennes se poursuivent, violentes, pendant que Téhéran continue de cibler des infrastructures civiles et militaires en Israël et dans les pays du Golfe. Plus que jamais aujourd’hui, le risque d’un embrasement régional total à grande échelle semble élevé si Téhéran poursuit ses tergiversations au sujet de son programme nucléaire et balistique ou de son «parrainage» des milices qui déstabilisent des pays comme le Liban, l’Irak ou le Yémen, voire même des pays du Golfe où des cellules terroristes, liées notamment au Hezbollah, sont régulièrement démantelées.

Entre le «cadeau» évoqué par Trump et les démentis iraniens, les négociations dans le flou

Les dernières 24 heures au Moyen-Orient en guerre sont une parfaite illustration de la cohabitation absurde entre les combats qui se poursuivent à un rythme effréné, et les rumeurs de tractations en cours entre Américains et Iraniens. Même si les frappes israélo-américaines sur les infrastructures militaires et civiles iraniennes se poursuivent sans relâche, et que des milliers de Marines doivent être déployés au M-O dans les prochains jours, une publication dans des médias dignes de foi d’une liste de quinze points exigés par les Américains pour négocier avec les Iraniens a été au centre de l’actualité depuis mardi soir, avec une médiation pakistanaise, turque et autres. Les frappes sur les infrastructures énergétiques de la République islamique, comme l’avait menacé le président américain Donald Trump, dimanche, semblent pour l’instant retardées.

Pour la première fois depuis Taëf, Beyrouth affirme son autorité face à l’axe iranien

Après l’interdiction officielle des activités militaires du Hezbollah et des pasdarans au Liban, la décision d’expulser l’ambassadeur d’Iran à Beyrouth et de rappeler le chef de la mission diplomatique libanaise à Téhéran constitue sans doute la mesure la plus importante prise par le gouvernement de Nawaf Salam depuis que le Hezbollah a entraîné le pays dans le conflit militaire opposant l’Iran à Israël et aux États‑Unis. Et pour cause: pour la première fois depuis Taëf (1989) le pouvoir libanais pose des limites et s’efforce de soustraire le pays aux ingérences étrangères préjudiciables, voire dévastatrices, dans ses affaires intérieures.

Le subit optimisme de Trump et les lignes de fracture iranienne
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Michel Touma
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mars 23, 2026 - 21:42

Les milieux politiques dans le monde, et plus particulièrement les marchés internationaux, vivaient en ce lundi 23 mars dans l’angoisse des développements militaires qui risquaient de se produire à l’expiration, en soirée, de l’ultimatum lancé par le président Donald Trump au régime iranien, l’enjoignant d’assurer la libre circulation maritime au détroit d’Ormuz, faute de quoi il donnerait l’ordre de bombarder les centrales électriques et l’infrastructure énergétique en Iran. En réaction, Téhéran a menacé de s’attaquer aux installations énergétiques et vitales, notamment des stations de désalinisation de l’eau de mer, dans plusieurs pays du Golfe.

Tir de missiles contre Diego Garcia: l’Iran dévoile sa menace contre l’Europe
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Michel Touma
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mars 21, 2026 - 18:54

Trois développements majeurs, revêtant une indéniable dimension stratégique, ont marqué ces dernières vingt-quatre heures la guerre entre l’alliance américano-israélienne et la République des mollahs à Téhéran. L’Iran a ainsi lancé pour la première fois deux missiles balistiques de portée intermédiaire en direction de la base américano-britannique de Diego Garcia, située dans l’océan Indien, à quelque 4000 kilomètres de l’Iran. Les deux missiles n’ont pas atteint leur cible mais l’importance de ce tir réside dans sa signification d’ordre géopolitique. La portée des missiles iraniens était généralement estimée à 2000 kilomètres. Le fait que ces deux engins balistiques aient eu une portée de près de 4000 kilomètres constitue une preuve tangible que la République islamique œuvrait réellement à se doter d’un arsenal de missiles pouvant atteindre potentiellement des capitales européennes, dont notamment Paris et Londres, situées respectivement à 4200 et 4400 kilomètres de Téhéran.