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L'Essentiel du jour

L’État libanais brise un tabou face au Hezb
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LevantTime .
Publié
avr. 27, 2026 - 22:40

La rupture semble consommée, du moins au stade actuel, entre le président de la République Joseph Aoun et le Hezbollah. En réponse à la cabale menée contre lui par les milieux du parti pro-iranien, qui le traitent pratiquement de « traitre » en raison des négociations directes engagées avec Israël, le chef de l’État a répondu lundi sans détour à ses détracteurs, devant une délégation du Arkoub et de Hasbaya. Il a affirmé ainsi, fort à propos et en toute franchise, dans une claire allusion au Hezbollah, que « la véritable traitrise est celle dont sont coupables ceux qui entrainent le pays dans la guerre pour servir des intérêts étrangers ».

Trump souligne l’inefficacité des pourparlers d’Islamabad à l’ombre des dissensions iraniennes

Ce n’est désormais un secret pour personne. De profondes divergences opposent les hauts responsables iraniens au sujet de la tournure que devraient prendre les (éventuelles) négociations avec les Etats-Unis. Ce clivage, qui éclate de plus en plus au grand jour, a pratiquement gelé, voire remis en question, ce que certains appellent « l’option diplomatique » dans la recherche d’une issue au conflit actuel. Ces divergences qui déchirent les deux courants antagonistes au sein du régime iranien – les Gardiens de la Révolution face à la faction dite « modérée » – ont rendu concrètement caduque la visite que le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, avait entamée à la fin de la semaine à Islamabad. D’entrée de jeu, cette visite du chef de la diplomatie iranienne a été torpillée par le président de la commission de sécurité nationale au Parlement iranien qui a en effet déclaré que « Araghchi n’est chargé d’aucune mission au Pakistan concernant les négociations sur le nucléaire ». Et de souligner que « les négociations sur le nucléaire constituent l’une des lignes rouges pour l’Iran ».

Négociations Liban-Israël: un autre moment «historique» à Washington
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Publié
avr. 24, 2026 - 21:29

«Historique». Le mot s’est retrouvé dans presque toutes les allocutions prononcées jeudi soir (dans la nuit au Liban) à Washington, en marge du deuxième round de pourparlers directs entre le Liban et Israël, sous le parrainage américain. Des pourparlers qui se sont tenus cette fois à la Maison-Blanche et non plus au Département d’Etat, qui plus est, en présence du président américain lui-même, Donald Trump, ce qui a donné une tout autre dimension à l’événement. Le Liban était représenté une nouvelle fois par son ambassadrice Nada Moawad. Outre l’ambassadeur d’Israël à Washington, Yechiel Leiter, plusieurs hommes politiques américains étaient présents: le vice-président JD Vance, le secrétaire d’Etat Marco Rubio, l’ambassadeur des Etats-Unis au Liban Michel Issa (d’origine libanaise), l’ambassadeur des États-Unis en Israël, Mike Huckabee.

USA-Iran: un bras de fer figé sur fond de clivage iranien
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Publié
avr. 23, 2026 - 23:57

Toute l’attention est portée sur Washington où se tient à 23h, heure de Beyrouth, le deuxième round de pourparlers directs entre le Liban et Israël, au niveau des ambassadeurs, alors que le conflit entre l’Iran et les Etats-Unis reste immobilisé dans cette zone grise, faite de tensions, dans laquelle il a glissé. Une zone grise qui permet cependant de basculer à n’importe quel moment vers l’escalade ou encore vers un apaisement, si jamais les médiateurs, notamment le Pakistan, parviennent à dégager une formule d’accord acceptable pour les deux parties. Pour le Liban, l’enjeu est autrement plus important et s’article autour de deux objectifs à court et à long terme: à court terme, il s’agit d’obtenir dans une première phase, une prolongation du cessez-le-feu. Par la suite – ce qui sera plus compliqué tant que le Hezbollah n’est pas désarmé – il s’agit d’obtenir un arrêt des actes de violence israéliens au sud du pays où les soldats de Tel Aviv continuent d’aménager une zone tampon à coups de destructions, ainsi qu’un retrait de ces forces, éventuellement, et la libération des prisonniers libanais détenus en Israël.

L’évolution du conflit liée au dénouement de la lutte interne en Iran
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Publié
avr. 22, 2026 - 23:20

Alors que l‘incertitude la plus totale continue de régner sur l’évolution du conflit entre les Etats-Unis et la République islamique iranienne, les pourparlers directs entre le Liban et Israël reprennent ce jeudi 23 avril à Washington, dans l’après-midi (heure du Levant), sous l’égide du Département d’Etat. Une source autorisée locale a indiqué mercredi que la délégation libanaise réclamera la prolongation du cessez-le-feu au Sud pour une période d’un mois. Les discussions pourraient porter, parallèlement, sur l’organisation pratique (calendrier, lieu des réunions…) et sur l’ordre du jour des prochaines négociations bilatérales.

Pourparlers américano-iraniens: L’Iran bénéficie d’un nouveau sursis
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Publié
avr. 21, 2026 - 23:43

Le président américain, Donald Trump, a annoncé mardi la prolongation du cessez-le-feu avec l’Iran, mais sans fixer de délai, afin de donner plus de temps à Téhéran pour négocier. Il a cependant dit vouloir maintenir le blocus des ports iraniens, au grand dam de la République islamique. S’exprimant sur sa plateforme Truth Social, le président américain a annoncé avoir décidé de «prolonger la trêve jusqu’à ce que l’Iran présente une proposition et que les discussions soient conclues, d’une manière ou d’une autre». Il a souligné avoir pris cette décision face «aux graves divisions au sein du gouvernement iranien» et à la demande du Pakistan, principal pays médiateur. Il a toutefois indiqué avoir «ordonné aux forces armées américaines de maintenir le blocus» naval. Téhéran qui avait conditionné sa participation aux pourparlers d’Islamabad à la levée de ce blocus, n’a pas commenté la prolongation de la trêve. Selon l’agence de presse Tasnim (semi officielle), elle le fera «plus tard».

Face aux «caprices» de Téhéran, incertitude sur le second round d’Islamabad

C’est décidément le monde à l’envers (ou presque) dans ce bras de fer qui oppose les États-Unis à la République islamique, avec comme enjeu la tenue ou non d’un second round de pourparlers à Islamabad, ce mardi. En apparence, le régime iranien, plus précisément le Corps des Gardiens de la révolution (les Pasdaran), se plaît à entretenir la perception que c’est lui qui impose ses conditions à Washington en vue d’une relance des négociations entre les deux parties. Ce serait ainsi, suivant cette logique, le vaincu qui dicte sa volonté au vainqueur! Car il faut à un certain moment appeler les choses par leur nom et «dire la vérité, aussi dure soit-elle» (pour reprendre l’expression du président Béchir Gemayel): dans cette guerre, c’est l’Iran qui a subi des pertes colossales au niveau de ses infrastructures militaires, nucléaires et économiques, et c’est le haut commandement politique, militaire et sécuritaire iranien qui a été décapité à grande échelle. Dans le même temps, c’est l’armada américaine qui assiège pratiquement l’Iran et impose depuis quelques jours un blocus maritime qui étouffe l’économie iranienne, et ce sont les aviations américaine et israélienne qui pendant 40 jours étaient les seuls maîtres du ciel, bombardant nuit et jour les centres névralgiques en Iran.

Le camp iranien multiplie comportements belliqueux et déclarations agressives

Subitement, en moins de vingt-quatre heures, ce qui pourrait être perçu comme des signes de panique se sont manifestés ce samedi 18 avril au niveau du camp iranien, sous la forme de comportements belliqueux et de déclarations non moins agressives et haineuses. Le développement le plus grave de cette journée de samedi aura été sans conteste l’embuscade tendue par des miliciens du Hezbollah à une unité française de la Finul qui effectuait une patrouille dans le secteur de la localité de Ghandourieh, dans le caza de Bint Jbeil, soit dans la zone de déploiement de la Finul, au sud du Litani. Un Casque Bleu français a été tué et trois autres blessés, dont deux grièvement. Le président Emmanuel Macron a vivement réagi à cette agression, faisant assumer clairement la responsabilité des tirs au Hezbollah et invitant les autorités libanaises à rapidement dévoiler les coupables et à prendre les mesures qui s’imposent à leur encontre.

 Aoun consolide ses marques et dénonce la «pulsion suicidaire» et l’allégeance étrangère

Pour la première fois depuis le 28 février, le Liban passe une journée dans le calme: pas de raids israéliens, pas d’échanges de tirs à la frontière sud ni de combats dans les villages frontaliers où l’armée israélienne maintient une présence. Seule exception: l’attaque israélienne au drone qui a fait un tué à Kounine, au Liban-Sud. L’heure est au bilan des victimes - qu’on continue de dégager de sous les décombres - et des dégâts matériels dans la banlieue sud de Beyrouth ainsi que dans les localités accessibles du sud, vers lesquelles les déplacés ont opéré un retour massif. La trêve de dix jours entre Tel Aviv et Beyrouth, instaurée sous l’égide du président américain Donald Trump, s’assimile a priori à un répit dans une guerre qui reste loin d’être finie, comme l’a fait observer le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, mercredi, puisque les causes profondes du conflit armé sont toujours là.

La trêve de Trump assure une couverture à l’option de paix
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LevantTime .
Publié
avr. 16, 2026 - 22:59

Un nouveau pas – et non des moindres – a été franchi mercredi 16 avril sur la voie du rétablissement de l’autonomie de décision libanaise, loin de tout diktat régional. Un cessez-le-feu de dix jours entre Israël et le Liban (incluant le Hezbollah) est en effet entré en vigueur à compter de la nuit de jeudi à vendredi, à minuit, à la suite de deux entretiens téléphoniques que le président Donald Trump a eus, en fin d’après-midi, avec le président Joseph Aoun et le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu. C’est le chef de la Maison Blanche qui a annoncé lui-même le cessez-le-feu en début de soirée au cours d’une discussion à bâtons rompus avec des correspondants de presse.