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Opinion

Et maintenant Hezbollah, es-tu satisfait?
Por
Youssef Mouawad
Publicado
avr. 18, 2026 - 07:37

Ce pays, le nôtre après tout, mérite mieux que ta résistance ! Mais quelle malédiction pèse donc sur nous, dans cet Orient livré aux lubies des boutefeux et des candidats au martyre ? Chaque fois que les leaders arabes s’étaient laissé aller à des discours incendiaires et happer par les guerres, nous étions mûrs pour les désastres. Ainsi, à la veille de juin 1967, les provocations du Baas syrien au pouvoir à Damas avaient entraîné l’Egypte et la Jordanie dans une guerre de six jours. D’un côté, l’Egypte perdit le Sinaï, le contrôle de la bande de Gaza et la maîtrise du Canal de Suez et de l’autre, la Syrie perdit le Golan alors que le Royaume Hachémite de Jordanie se faisait arracher la Cisjordanie et la vieille ville de Jérusalem (1). Ni Damas, ni Amman ne se sont jusqu’à ce jour relevés de ce faux pas, les territoires qu’Israël leur avait « subtilisé » n’allaient jamais être récupérés.

La victoire du «convaincu»
Por
Jawad Pakradouni
Publicado
avr. 17, 2026 - 21:46

Un jeune adolescent rentre fièrement chez lui et annonce à ses parents qu’il a réussi son examen, leur tendant son papier sur lequel une note de 3/20 est inscrite. Note éliminatoire, certes, mais pour l’élève, c’est une victoire ! Et dans le fond, pourquoi pas ? Le Hezbollah a bien proclamé la sienne, à l’heure psychologique, ce vendredi 17 avril, dans une ambiance de fête, où ses partisans ont laissé éclater leur joie ainsi que les obus de B7 et RPG ; les rafales de leurs mitraillettes à balles traçantes ont illuminé les cieux pendant plus de quarante minutes. Un véritable spectacle de sons et lumières au-dessus de la capitale, déclarée quelques heures plus tôt, lors d’une conférence, région démilitarisée…

Liban, la catastrophe sans fin...
Por
Mona Fayad
Publicado
avr. 15, 2026 - 16:58

En cherchant à comprendre ce qui nous arrive, à me comprendre moi-même et à retrouver un certain équilibre face à ce que nous traversons, je recours à la lecture de livres et de romans portant sur des peuples qui ont connu les affres de la guerre telles que nous les connaissons. Le Japon, avec ce qu’il a enduré durant la Seconde Guerre mondiale et après les bombardements atomiques, représente en ce domaine un modèle susceptible de nous aider à situer notre propre douleur. Il convient de préciser au passage que la quantité d’armes déversée sur le Liban au fil des années équivaut désormais à plus que les bombes d’Hiroshima et de Nagasaki réunies.

L’aberrante attitude des ministres de la Santé et du Travail
Por
Jawad Pakradouni
Publicado
avr. 12, 2026 - 15:57

Lors du dernier Conseil des ministres, jeudi dernier, il a suffi que Nawaf Salam évoque la démilitarisation de la capitale, pour que les ministres de la Santé et du Travail (représentant le Hezbollah) montent au créneau et s’y opposent. Ironie et aberration. L’ironie veut que les portefeuilles ministériels accordés au Hezbollah soient ceux qui sont directement concernés par les conséquences dramatiques d’une guerre: les frappes provoquent en effet l’immobilisme du marché et la multiplication des blessés et des morts. L’aberration est que des ministres d’un gouvernement refusent que l’Etat ait la pleine souveraineté, au minima , dans sa capitale, et préfèrent le règne du chaos et des groupes paramilitaires à celui des institutions publiques.

Liban: décréter ne suffit plus, il faut agir
Por
Hadi El-Assaad
Publicado
avr. 11, 2026 - 17:30

Le Liban n'a plus le luxe des ambiguïtés. Dans un contexte d'effondrement généralisé — économique, institutionnel et social d'une part et de guerre impitoyable sur notre pays — une vérité s'impose avec une urgence absolue: il ne peut y avoir de redressement ni de confirmation du rôle de l'état sans rétablissement plein et entier de son autorité. Or, sur ce point essentiel, une avancée majeure a déjà été actée: la décision claire d'affirmer le caractère illégal de la formation militaire du Hezbollah et la concentration des armes entre les mains des forces armées légitimes. Cette décision est juste. Elle est nécessaire. Elle est vitale.

Qu’avons-nous à faire de cet Accord provisoire de cessez-le-feu?
Por
Youssef Mouawad
Publicado
avr. 11, 2026 - 08:54

Pour une victoire éclatante, ce n’en fut pas une! Donald Trump, craignant de s’engouffrer dans le golfe Persique, a trouvé une porte de sortie en modérant ses ambitions. Plus question de changer le régime de wilayat al-Faqih, ni de mettre radicalement fin au nucléaire iranien (1). Avec l’Accord d’Islamabad du 7 avril, il devra se contenter d’un prix de consolation: la réouverture des voies de communication et une libre circulation dans le détroit d’Ormuz « en coordination avec les forces armées iraniennes ». La victoire est-elle pour autant celle des ayatollahs ? Assurément, que non! Javad Zarif et « Foreign Affairs »

Ni arène ni chair à canon
Por
Mona Fayad
Publicado
avr. 10, 2026 - 20:43

Dix minutes ont suffi pour que Beyrouth et les autres régions subissent les attaques israéliennes les plus féroces qu'elles aient connues. Il en a résulté des centaines de morts et des milliers de blessés. Tout cela s'est produit après la conclusion de l'accord opaque entre l'Amérique et l'Iran sur le cessez-le-feu. Israël, sous la conduite d'un Netanyahu peu disposé à accepter un accord quelconque qui le ramènerait à la difficile réalité intérieure israélienne, a voulu signifier à tous que la déclaration iranienne d'inclure le Liban dans cet accord était nulle et non avenue. L'Iran la récuse verbalement, tout en continuant de son côté à respecter l'accord. Quant au Hezbollah, disséminé aux quatre coins du pays et mêlé à la population civile, il a déclaré s'y tenir et s'est, jusqu'à présent, abstenu de riposter à Israël, si ce n'est par quelques roquettes lancées sur Kiryat Shmoneh.

Ni arène ni chair à canon
Por
Mona Fayad
Publicado
avr. 10, 2026 - 20:09

Dix minutes ont suffi pour que Beyrouth et les autres régions subissent les attaques israéliennes les plus féroces qu'elles aient connues. Il en a résulté des centaines de morts et des milliers de blessés. Tout cela s'est produit après la conclusion de l'accord opaque entre l'Amérique et l'Iran sur le cessez-le-feu. Israël, sous la conduite d'un Netanyahu peu disposé à accepter un accord quelconque qui le ramènerait à la difficile réalité intérieure israélienne, a voulu signifier à tous que la déclaration iranienne d'inclure le Liban dans cet accord était nulle et non avenue. L'Iran la récuse verbalement, tout en continuant de son côté à respecter l'accord. Quant au Hezbollah, disséminé aux quatre coins du pays et mêlé à la population civile, il a déclaré s'y tenir et s'est, jusqu'à présent, abstenu de riposter à Israël, si ce n'est par quelques roquettes lancées sur Kiryat Shmoneh!

Le Liban et «le jour d’après»
Por
Élie Hajj
Publicado
avr. 9, 2026 - 22:25

«Quand la guerre finira-t-elle? Je dis: quand nous nous retrouverons.» Mahmoud Darwish Je suis de nature optimiste, sans être pour autant blindé contre la tristesse. Pourtant, en dépit de la noirceur et de la brutalité de la guerre, je traverse en ce moment l’une des périodes les plus portées par l’espoir de mon existence, à rebours de tant d’autres autour de moi. Je crois que nous vivons les dernières guerres du Liban, et je laisse mes pensées dériver, dans le calme de la nuit, vers «le lendemain de la guerre». Je songe, avec une compassion sincère et sans chercher à accabler qui que ce soit, dans une neutralité presque totale, au choc qui frappera les foyers dont les habitants ont été élevés dans une haine profonde d’Israël, de son peuple et des juifs en général, nationalistes arabes, nationalistes syriens, communistes, islamistes de toutes tendances confondues.

Le Liban et «le jour d’après»
Por
Élie Hajj
Publicado
avr. 8, 2026 - 20:46

«Quand la guerre finira-t-elle? Je dis: quand nous nous retrouverons.» Mahmoud Darwish Je suis de nature optimiste, sans être pour autant blindé contre la tristesse. Pourtant, en dépit de la noirceur et de la brutalité de la guerre, je traverse en ce moment l’une des périodes les plus portées par l’espoir de mon existence, à rebours de tant d’autres autour de moi. Je crois que nous vivons les dernières guerres du Liban, et je laisse mes pensées dériver, dans le calme de la nuit, vers «le lendemain de la guerre». Je songe, avec une compassion sincère et sans chercher à accabler qui que ce soit, dans une neutralité presque totale, au choc qui frappera les foyers dont les habitants ont été élevés dans une haine profonde d’Israël, de son peuple et des juifs en général, nationalistes arabes, nationalistes syriens, communistes, islamistes de toutes tendances confondues.