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Opinion

Seul Trump peut sauver le régime iranien!
Par
Youssef Mouawad
Publié
févr. 21, 2026 - 10:02

Si l’on en croit les rumeurs, il n’y aura rien de grave à signaler dans les prochaines semaines. Car, si l’on se fie aux propos de Abbas Araghtchi, Téhéran et Washington seraient parvenus, lors de leurs entretiens à Genève, à un large accord sur un ensemble de « principes directeurs, sur la base desquels ils avanceront et commenceront à travailler sur le texte d’un accord potentiel ». Entretemps, l’Iran est en train de se réapprovisionner en armes et en munitions, ce qui n’est pas de nature à rassurer Israël, ce dernier exigeant, par ailleurs, que les pourparlers en cours excèdent le strict cadre du nucléaire pour inclure les deux questions des missiles et des proxys.

La taxe sur l’essence: la transition écologique par l’asphyxie économique!
Par
Jawad Pakradouni
Publié
févr. 20, 2026 - 13:20

Le paquebot de croisière Costa Concordia échoué devant l'île de Giglio après avoir heurté des rochers sous-marins le 13 janvier 2012. (Filippo Monteforte/AFP) Imaginez, alors que le paquebot de croisière Costa Concordia coulait, en 2012, le chef de salle du restaurant demandant aux passagers de ne pas oublier de régler leur addition. Absurde ? C’est pourtant, à peu de chose près, la logique adoptée par notre gouvernement. Dans un pays paralysé par la crise, où seule l’inflation progresse, l’État, cherchant désespérément à financer l’augmentation des salaires de ses fonctionnaires et des pensions plus ou moins adaptées pour les militaires retraités, a trouvé la solution : augmenter la TVA de 1 % et taxer l’essence à hauteur de trois cent mille livres par bidon.

Rafic Hariri, 21 ans après: comment le Liban a changé ?… et s'il était encore parmi nous ?

Le 14 février 2005, ce n'est pas seulement un homme qui a été assassiné, mais tout un équilibre qui a basculé. L'assassinat de Rafic Hariri a marqué un tournant dans l'histoire moderne du Liban : le moment où le pays est passé d'une tutelle directe à un conflit interne ouvert à toutes les éventualités. Vingt-et-un ans plus tard, la question semble dépasser le simple souvenir : qu'est-ce qui a changé ? Où en est le Liban aujourd'hui ? Et si Hariri était encore parmi nous, comment aurait-il géré ce bouleversement ? Du séisme à la division L'assassinat a poussé des centaines de milliers de personnes dans les rues, les forces syriennes se sont retirées et une profonde division est apparue entre les camps du 14 mars et du 8 mars. Mais la libération de la tutelle n'a pas engendré la stabilité, mais plutôt une longue période de polarisation autour de la souveraineté, des armes du Hezbollah et du rôle régional du Liban.

De Charybde en Scylla
Par
Karim Tabet
Publié
févr. 12, 2026 - 12:30

Ce n’est pas une tragédie grecque à trois actes qui s’est jouée devant nous, mais bel et bien le vécu, le réel, l’actuel, l’avilissant, l’impardonnable. En moins de deux semaines, nous avons vu défiler tout à tour sur nos écrans un vaudeville, une situation surréelle et une catastrophe humaine. Trois épisodes, différents l’un de l’autre, qui exhibent, manifestent et dénoncent néanmoins le mal quotidien qui ronge ce pays exsangue qu’est le Liban d’aujourd’hui. La foire aux cancres «Que peut-il y avoir de commun entre cet homme et le peuple, entre ce gros bourgeois parvenu, ventru, aux bars de poussah, et un homme qui travaille… Et n’est-ce pas la plus grande misère de ce temps, que ce soit un tel homme qui parle pour le peuple, qui parle dans le peuple, qui parle du peuple.»

Nassib Lahoud… demeure le Président idéal
Par
Jad Akhawi
Publié
févr. 10, 2026 - 15:51

À l'occasion de l'anniversaire de la disparition de Nassib Lahoud, dans un pays habitué à consommer ses présidents avant même de les mettre à l'épreuve, et à abaisser les exigences avant de les relever, le nom de Nassib Lahoud demeure en dehors de ce jeu de consommation. Non pas parce qu'il a disparu de la vie politique, mais parce qu'il y était présent d'une autre manière : la présence d'une idée, non d'un accord ; la présence d'un projet, non d'un partage du pouvoir. Ainsi, chaque fois que le Liban traverse une nouvelle crise présidentielle, le nom de Nassib Lahoud ressurgit comme celui du « président idéal » ; non pas comme une nostalgie romantique, mais comme un repère moral et politique, symbole de ce qui aurait pu être.

Le big stick et l’effet dissuasif !
Par
Youssef Mouawad
Publié
févr. 7, 2026 - 11:14

Et si l’Iran cédait devant le déploiement massif de la force américaine ? Et s’il ne relevait pas le défi de la flotte US qui vient mouiller dans ses propres eaux, celles du Golfe Persique? Eh bien, il perdrait la face, lui qui, il y a si peu, plastronnait et proclamait solennellement occuper quatre capitales arabes! Ne nous y trompons pas, Téhéran aura à choisir entre la guerre et le compromis, c’est-à-dire une reculade qui remettrait au goût du jour la diplomatie de la canonnière si décriée dans les cercles académiques. Cette soi-disant diplomatie, d’avant le premier conflit mondial, consistait à tirer depuis la mer sur les côtes d’un pays qui avait des choses à se reprocher, généralement des dettes financières.

Ingérence humanitaire à Téhéran et légitime défense à Caracas!
Par
Youssef Mouawad
Publié
janv. 31, 2026 - 12:07

Qui ne s’est félicité de l’enlèvement de Nicolás Maduro, le dictateur qui a poussé à l’exode huit millions de ses compatriotes, c’est-à-dire un quart de la population du Venezuela ? Mais est-ce à dire que l’administration américaine était dans son droit en menant ce raid audacieux dans la vicinité de Caracas? D’après la Charte des Nations Unies de 1945 qui sacralise la souveraineté nationale et garantit la paix entre nations, un pays ne peut recourir à la force armée que dans deux cas, à savoir la légitime défense et l’adoption d’une résolution du Conseil de Sécurité l’y autorisant. Un pays peut cependant intervenir dans le territoire d’un autre pour répondre à la demande pressante de son gouvernement légitime: N’est-ce pas que les US marines avaient débarqué sur nos côtes en 1958 à la requête du président Camille Chamoun?

Anatomie d’une anomalie: Thawra ou soubresaut?
Par
Karim Tabet
Publié
janv. 30, 2026 - 17:34

La répression brutale perpétrée par les mollahs et les pasdarans pour neutraliser la révolution courageuse des citoyens iraniens porte en elle les stigmates inhérents à toute dictature. Plus de 30 000 morts, au moins, 40 000 incarcérés dont on ignore toujours le sort, un nombre incalculable de disparus… Et, les chiffres ne feront qu’augmenter au fur et à mesure que se dévoile la vérité macabre. Très vite, la terreur a remplacé l’espoir du changement tant attendu. L’ordre semble régner de nouveau, mais à quel prix et surtout jusqu’à quand ? En l’absence d’une opposition unie, le régime dictatorial, moyenâgeux et corrompu a les mains libres pour mettre à feu et à sang tout ce qui bouge. Méthodiquement, vicieusement, sauvagement, sans aucun scrupule. La seule bouée de sauvetage sur laquelle la majorité des Iraniens s’agrippe reste une éventuelle intervention américaine, mais dont personne ne connait a priori les conséquences, tant sur le plan interne que régional. Certes, le feu continue à couver sous la cendre, mais l’embrasement ne reprendra que si le régime, sous les coups de butoir yankee, chancelle.

Progressisme vs conservatisme
Par
Amine Jules Iskandar
Publié
janv. 26, 2026 - 09:56

Rarement dans l’histoire de l’humanité, l’assaut progressiste fut aussi prépondérant qu’aujourd’hui. Durant les pires heures du marxisme, les goulags et le terrorisme intellectuel se limitaient à certains pays ou à certains empires sans pouvoir soumettre le reste de l’Occident. L’empire soviétique n’a pu interdire la foi chrétienne, la liberté de pensée et l’héritage culturel que sur les territoires qu’il contrôlait directement ou par des vassaux interposés. Aujourd’hui, le délire progressiste embrase les âmes dans ce que Leo Strauss définirait comme un nihilisme dévastateur. C’est une pléthore de pseudo-intellectuels qui cherchent à déconstruire l’humain par une savante remise en question de toutes les valeurs qui le distinguent. Il s’agit de transformer la personne humaine en un individu démuni de tout ce qui le compose socialement et culturellement. Cet homme nouveau, dépouillé de ses repères, est placé seul face à la loi, elle-même dépourvue de tout sens de discernement.

Le golfe Persique, un théâtre de dupes
Par
Youssef Mouawad
Publié
janv. 26, 2026 - 09:53

Un maître du suspense que ce Donald Trump ! Dans les eaux chaudes du Golfe comme dans les terres gelées du Groenland, le président américain agit suivant le même pattern : susciter un événement renversant pour ensuite rafler la mise sous les regards médusés des protagonistes. Et l’on aurait tort d’ignorer le côté histrionique du personnage qui cherche à accaparer l’attention et à se faire prier pour accorder ses bonnes grâces. Le 13 janvier, il appelait les manifestants iraniens à prendre le contrôle des institutions et leur assurait que l’aide était « en route ». Mais cette promesse n’était qu’un pétard mouillé. Le président américain allait se rétracter trois jours plus tard en se saisissant d’un prétexte qui sonne creux: « Je respecte grandement le fait que toutes les pendaisons prévues qui devaient avoir lieu hier ont été annulées par les dirigeants de l’Iran. Merci ! »