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Youssef Mouawad

Youssef Mouawad

La torture, de l’essence du régime syrien déchu!
Par
Youssef Mouawad
Publié
mai 22, 2026 - 23:38

De quoi s’extasier devant la panoplie des instruments de torture figurant au menu des geôles syriennes! C’est que les officines des divers services de moukhabarat n’avaient pas chômé pendant plus de cinquante ans de dictature prorogée. Alors, pour exercer leurs talents pervers, arracher des aveux à leurs victimes et surtout intimider la population, les tortionnaires du Baas avaient le choix entre le « doulab », le « ‘abd al-aswad » et le « bisat al-rih ». Difficile de départager les supplices, mais le deuxième de la liste est d’une telle perversité qu’Amnesty International n’avait pas manqué de le décrire dans son Rapport de 1984 en ces termes : « La victime, ligotée, est assise sur un appareil qui, lorsqu’on le branche, lui introduit une lame de métal chauffée dans l’anus ».

En Syrie, toute justice sélective est justice émasculée!
Par
Youssef Mouawad
Publié
mai 16, 2026 - 12:23

La marche au supplice avait été filmée : ce n’est pas tous les jours que l’on massacre 288 civils dont 12 enfants ! La scène s’était déroulée dans la banlieue sud de Damas et « dans les règles ». Nous sommes en 2013 au lieu-dit Tadamon. Plus de 24 vidéos avaient saisi des spectacles glaçants d’effroi, dont le suivant : des miliciens pro-gouvernementaux conduisent des civils aux yeux bandés et aux mains attachées dans le dos jusqu’au bord d’une tranchée ; ils les y précipitent avant de tirer dans le tas pour les abattre. Les corps, nous rapporte-t-on, sont ensuite brûlés puis ensevelis à l’aide d’un bulldozer pour ne pas laisser de trace. Comble d’abomination, ces « exploits » de la dynastie el-Assad sont filmés dans le détail par le soin des bourreaux. Or, par un concours de circonstances, cette vidéo incriminante allait faire le tour des réseaux sociaux à partir de 2022 et devenir emblématique de la férocité du régime. Une pièce à conviction qui nous montre le dénommé Amjad Youssef, vedette principale de ce film d’horreur, dispensant la mort en toute quiétude !

Syriens, faites justice - mais que justice!
Par
Youssef Mouawad
Publié
mai 9, 2026 - 02:09

Une potence avait été dressée par des manifestants devant le palais de justice de Damas. Nous sommes le dimanche 27 avril dernier, dans la capitale syrienne: une foule compacte était présente à la première audience des procès censés statuer sur le sort des criminels du régime déchu de Bachar el-Assad. Les manifestants criaient vengeance: ils n’auraient pas hésité à mettre en œuvre leur propre justice! C’est dire l’ambiance générale surchauffée qui pourrait jeter le discrédit sur le cours des développements à venir. Un tribunal spécial pour la Syrie, sur le modèle de celui institué pour l’ex-Yougoslavie, aurait suscité moins d’appréhensions.

Enfin, les procès de Damas!
Par
Youssef Mouawad
Publié
mai 2, 2026 - 09:58

Des procès, il y en eut à Nuremberg (1945-46) et à Tokyo (1946-48), et même qu’à Istanbul, on dressa les potences en juillet 1919 pour exécuter de Jeunes Turcs responsables du génocide arménien. Cela dit, l’on s’était légitimement demandé pourquoi le pouvoir d’Ahmed al-Chareh tardait à mettre en branle la machine judiciaire. Ce dernier hésitait-il à sanctionner les exactions commises contre tout un peuple par la dynastie des tyrans Al-Assad et par leurs camarillas? La question était d’autant plus lancinante que plus d’une vingtaine de responsables – des premiers et deuxièmes couteaux, si vous me passez l’expression – avaient été appréhendés et croupissaient dans les geôles en attente d’un jugement.

Tandem chiite et pensée unique
Par
Youssef Mouawad
Publié
avr. 23, 2026 - 15:19

C’est un hangover que vit la communauté chiite, une gueule de bois ! Le tandem Hezbollah-Amal l’avait bien portée au faîte de sa puissance : ayant investi l’État profond, cette communauté s’y était retranchée comme elle s’était positionnée en interlocuteur régional après des siècles de marginalisation et de discrimination. Et puis, à partir de septembre 2024, le château de cartes s’est mis à s’écrouler sous les coups de boutoir des Israéliens. Et pour finir, des milliers de familles déplacées ! Un crève-cœur que ces voitures en file indienne qui, s’étant rendues dans le Sud, à l’annonce du cessez-le-feu du 17 avril, ont aussitôt rebroussé chemin. Une tragédie humaine qui se poursuit depuis des semaines et dont souffre un groupe confessionnel et ses membres parfois stigmatisés par leurs concitoyens libanais.

Et maintenant Hezbollah, es-tu satisfait?
Par
Youssef Mouawad
Publié
avr. 18, 2026 - 07:37

Ce pays, le nôtre après tout, mérite mieux que ta résistance ! Mais quelle malédiction pèse donc sur nous, dans cet Orient livré aux lubies des boutefeux et des candidats au martyre ? Chaque fois que les leaders arabes s’étaient laissé aller à des discours incendiaires et happer par les guerres, nous étions mûrs pour les désastres. Ainsi, à la veille de juin 1967, les provocations du Baas syrien au pouvoir à Damas avaient entraîné l’Egypte et la Jordanie dans une guerre de six jours. D’un côté, l’Egypte perdit le Sinaï, le contrôle de la bande de Gaza et la maîtrise du Canal de Suez et de l’autre, la Syrie perdit le Golan alors que le Royaume Hachémite de Jordanie se faisait arracher la Cisjordanie et la vieille ville de Jérusalem (1). Ni Damas, ni Amman ne se sont jusqu’à ce jour relevés de ce faux pas, les territoires qu’Israël leur avait « subtilisé » n’allaient jamais être récupérés.

Qu’avons-nous à faire de cet Accord provisoire de cessez-le-feu?
Par
Youssef Mouawad
Publié
avr. 11, 2026 - 08:54

Pour une victoire éclatante, ce n’en fut pas une! Donald Trump, craignant de s’engouffrer dans le golfe Persique, a trouvé une porte de sortie en modérant ses ambitions. Plus question de changer le régime de wilayat al-Faqih, ni de mettre radicalement fin au nucléaire iranien (1). Avec l’Accord d’Islamabad du 7 avril, il devra se contenter d’un prix de consolation: la réouverture des voies de communication et une libre circulation dans le détroit d’Ormuz « en coordination avec les forces armées iraniennes ». La victoire est-elle pour autant celle des ayatollahs ? Assurément, que non! Javad Zarif et « Foreign Affairs »

Pays du Golfe, prenez exemple sur Youssef Rajji!
Par
Youssef Mouawad
Publié
avr. 4, 2026 - 12:46

Notre République décatie a retrouvé son lustre. Il a suffi qu’un de nos ministres fasse preuve de fermeté et « congédie », dans le respect des règles d’usage, le représentant accrédité de l’Iran. Et c’était d’autant plus à l’honneur de Youssef Rajji qu’il a su braver la tempête suscitée par son impertinence. Cependant, il ne faut pas croire que ce coup de force diplomatique irait jusqu’à rétablir la crédibilité de ce gouvernement ou de cette administration. Il en faudrait bougrement plus ; et des purges d’ampleur stalinienne y suffiraient à peine ! Le Khalij à feu et à sang Mais rendons-nous dans le golfe Persique, puisqu’il faut

Péril est notre demeure, perpétuelles sont nos guerres !
Par
Youssef Mouawad
Publié
mars 28, 2026 - 11:26

“Baytuna al-khataru”, (péril est notre demeure), expression empruntée à Saïd Akl. Michel Chiha n’était pas dupe de notre unité nationale de façade! D’ailleurs, qui l’aurait été ? Cet essayiste craignait, par-dessus tout, les démons de la division et de la violence qui hantaient notre mémoire de Libanais. Son Liban était : « un pays que la tradition doit défendre contre la force… » La fragmentation nationale et le legs historique L’affrontement, qui se poursuit sous nos yeux depuis octobre 2023, peut passer pour un affrontement international ou régional entre Israël et l’Iran, mais il est également, pour ce qui nous concerne, le prolongement d’un conflit domestique ancestral entre factions libanaises.

Pour une intifada chiite contre le Hezb!
Par
Youssef Mouawad
Publié
mars 21, 2026 - 13:34

Aux seuls chiites libanais de désavouer le Hezbollah, de mettre un terme à son hégémonie et, du coup, à l’emprise des Pasdarans sur notre pays * ! Même cas de figure en Iran : les frappes combinées israélo-américaines ont beau pulvériser Ali Larijani, sa garde rapprochée et ses forces répressives, seule une insurrection citoyenne peut renverser la tyrannie de wilayat al-faqih . Les observateurs avisés finiront par l’admettre : nul dénouement de la tragédie perse, nulle résolution de la crise iranienne sans affrontement entre compatriotes, c’est-à-dire sans conflit civil. Aux peuples donc de revendiquer leur droit à la vie !