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L'Essentiel du jour

La région évolue sur un véritable volcan
Par
LevantTime .
Publié
juil. 16, 2026 - 22:35

La tension ne fait que croître dans la région, celle-ci ressemblant de plus en plus à un volcan qui risque à tout moment de se réveiller. L’Iran a haussé encore plus le ton jeudi et a de nouveau brandi la carte des Houthis face aux mises en garde américaines. Parallèlement, au Liban, le Hezbollah a franchi un nouveau pas dans sa rébellion contre les institutions étatiques, en se déchaînant, par la voix de certains de ses députés, contre le président de la République pour contester la mise en vigueur du retrait israélien partiel des zones pilotes au sud du pays et le projet de désarmement du groupe.

Liban-Israël: les réunions de Rome enclenchent le processus des zones-pilotes

Alors que les forces israéliennes poursuivent par intermittence leurs raids ciblés au Liban-Sud ainsi que la destruction, de manière systématique, des infrastructures du Hezbollah dans la région méridionale du pays, le sixième round de négociations directes entre le Liban et Israël qui s’est achevé mercredi à Rome, sous l’égide des Etats-Unis, semble avoir donné officiellement et concrètement le coup d’envoi du long, et périlleux, processus de retrait progressif de Tsahal du Liban-Sud. Au terme de deux jours de réunions, mardi 14 et mercredi 15 juillet, dans la capitale italienne, aussi bien les sources autorisées américaines que libanaises qualifiaient de « fructueux » et « positif » le résultat de ce sixième round de pourparlers libano-israéliens. L’ambassade US à Beyrouth a indiqué que des mesures concrètes ont été convenues pour la mise en place des deux premières zones-pilotes qui devraient permettre à l’armée libanaise de se déployer dans les secteurs qui seront évacués par les Israéliens.

Liban-Israël: climat «positif» à la réunion de Rome
Par
Taline Becharraoui
Publié
juil. 15, 2026 - 00:46

Ce mardi marque le sixième round de pourparlers directs entre délégations libanaise et israélienne, qui s’est tenu cette fois dans une capitale européenne, Rome, et non pas à Washington. Dès le premier jour, un premier succès: le ministre israélien des Affaires étrangères Gideon Saar affirme, depuis Jérusalem, qu’Israël est prêt à «aller de l'avant» dans la mise en œuvre de deux «zones pilotes» dans le sud du Liban, selon l’AFP. Or selon les termes de l’accord-cadre du 26 juin, la mise en oeuvre des zones doit commencer par un retrait israélien. Il qualifie le processus, conduit sous l'égide des Etats-Unis, de «seule voie à suivre».

Iran-USA: vers un retour du front yéménite?
Par
LevantTime .
Publié
juil. 14, 2026 - 00:32

En ce lundi 13 juillet, l’actualité régionale est centrée sur le Yémen, où la fragile trêve d’avril 2022 est sérieusement malmenée à cause d’un coup de force iranien qui a réactivé le front yéménite. Ce coup d’éclat militaire doit être mis au compte de l’escalade continue dans le conflit entre Téhéran et Washington qui a décidé de rétablir le blocus qu’il avait imposé aux ports iraniens. Dans les faits, le gouvernement yéménite a mené des frappes contre des pistes de l’aéroport international de Sanaa, contrôlé par les Houthis, afin d’empêcher l’atterrissage d’un avion iranien transportant une délégation de ce groupe chiite pro-iranien. Celle-ci revenait de Téhéran, où elle avait participé aux obsèques du Guide suprême Ali Khamenei. Malgré les mises en garde répétées des autorités yéménites, qui lui avaient demandé de rentrer à bord d’un appareil de la compagnie nationale, Yemenia, la délégation a insisté pour regagner le Yémen à bord de l’avion iranien, alors que l’espace aérien du pays est fermé à l’aviation iranienne. L’appareil a quand même poursuivi son vol, en dépit des protestations du gouvernement, mais aurait atterri à Hodeïda, ville côtière de la mer Rouge, contrôlée par les Houthis à l’ouest du Yémen.

Escalade persistante entre les USA et l’Iran autour du détroit d’Ormuz
Par
Taline Becharraoui
Publié
juil. 9, 2026 - 23:10

Le niveau de tension montait petit à petit depuis plusieurs jours déjà entre Américains et Iraniens sur fond de tirs iraniens contre des navires passant par le détroit d’Ormuz. Et le pire scénario a pris forme dans la nuit de mercredi à jeudi : les Américains ont lancé de lourdes frappes sur l’Iran, comme l’avait menacé le président américain Donald Trump la veille. Et l’Iran, fidèle à ses habitudes, a lancé ses missiles contre plusieurs pays du Golfe, notamment le Bahreïn, le Koweït et le Qatar, ajoutant à sa liste cette fois-ci la Jordanie, qui a intercepté 10 missiles lancés vers son territoire à la mi-journée. Une escalade non négligeable.

Le «The MOU is over» de Trump, une manœuvre ou une constatation?
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LevantTime .
Publié
juil. 8, 2026 - 23:20

Le cessez-le-feu entre Washington et Téhéran vit-il ses derniers jours, voire ses dernières heures? La question se pose avec d’autant plus d’acuité depuis mercredi matin que les tensions entre les deux capitales se sont dangereusement exacerbées à la faveur d’un nouveau bras-de-fer militaire autour du détroit d’Ormuz. Engagée dans une politique de la corde raide depuis la fin des opérations militaires israélo-américaines contre son territoire, la République islamique pousse jusqu’au bout la provocation pour tenter d’arracher le maximum de concessions au président américain, Donald Trump, dans le cadre des négociations lancées sur base du mémorandum d’entente (MOU) signé par les deux pays en juin dernier. Téhéran semble miser sur la volonté de M. Trump de privilégier une issue diplomatique au conflit – pour des considérations économiques et financières et de politique intérieure américaine – afin de pousser davantage le bouchon, sans craindre une remise en cause des pourparlers qui devraient normalement reprendre dans les prochaines semaines.

Conflit iranien: l’option militaire n’est pas écartée
Par
LevantTime .
Publié
juil. 6, 2026 - 22:35

C’est une semaine qui démarre dans le calme. Les principaux dossiers régionaux restent provisoirement en suspens, qu’il s’agisse de la reprise des pourparlers entre Washington et Téhéran ou du retrait israélien de deux «zones pilotes» au Liban-Sud. Une pause qui s’explique notamment par les funérailles officielles de l’ex-Guide suprême iranien, Ali Khamenei, qui prendront fin jeudi, mais aussi par le sommet de l’OTAN, prévu les mardi 7 et mercredi 8 juillet à Ankara. Un sommet d’autant plus important que le président américain, Donald Trump, doit y prendre part, après plusieurs mois de tension avec les alliés européens.

Le régime des mollahs perd progressivement ses cartes
Par
Michel Touma
Publié
juil. 3, 2026 - 23:53

En apparence, la situation au Liban, mais aussi (dans une moindre mesure) dans la région, est placée en mode «pause»… Il ne faut pas, cependant, se fier aux apparences car dans la pratique les pièces du puzzle sont progressivement, discrètement, mises en place et agencées par les joueurs qui sont visiblement maitres du jeu. Il suffit pour se rendre compte de la véritable dimension de la partie qui se joue actuellement au Levant, et bien au-delà, d’établir les corrélations entre les manœuvres, les actions (les anglophones diraient les ‘moves’) des décideurs qui s’emploient à façonner le nouveau paysage géopolitique de la région.

Une nouvelle page dans les rapports entre le Liban et la Syrie?
Par
Taline Becharraoui
Publié
juil. 2, 2026 - 23:20

L’actualité libanaise du jeudi 2 juillet 2026 aura été marquée par une visite du ministre syrien des Affaires étrangères à Beyrouth, Assaad Chibani, au cours de laquelle celui-ci a rencontré pratiquement tous les responsables politiques et religieux et tous les grands partis communautaires… à l’exception du Hezbollah. Pour tous ceux qui ont connu «l’ère de la tutelle syrienne» (ou de l’occupation syrienne, comme certains préfèrent l’appeler), cette visite n’est pas banale, ni les déclarations qui l’ont accompagnée. On retiendra celle du président de la République Joseph Aoun, qui s’est dit «attaché aux relations fraternelles», fondées sur «la coordination, la coopération et la non-ingérence dans les affaires intérieures» de chacun des deux pays.

Incertitude quant à une reprise du dialogue américano-iranien à Doha
Par
LevantTime .
Publié
juin 30, 2026 - 22:39

Est-on revenu à la case départ avec l’incertitude qui entoure depuis deux jours une reprise, pourtant annoncée, des discussions américano-iraniennes à Doha? Probablement pas, même si la question est légitime. La réalité semble plus nuancée, mais la partie est loin d’être facile. Téhéran et Washington ne paraissent guère disposés à consentir de nouvelles concessions, en plus de celles qui avaient été concédées dans le cadre du mémorandum d’entente qu’ils ont signé le 18 juin. Si Doha accueille aujourd’hui les émissaires américains, Steve Witkoff et Jared Kushner, ainsi qu’une délégation iranienne technique à laquelle va se joindre, mercredi, le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, chargé des affaires juridiques et internationales, Kazem Gharibabadi, les autorités qataries assurent qu’aucune rencontre directe de haut niveau avec des responsables iraniens n’est programmée à ce stade.