
Les explosions ont provoqué des ondes équivalentes à celles d'un séisme de magnitude 3,2: l'armée israélienne a procédé, dans la nuit de jeudi à vendredi, à des explosions massives près de la forteresse de Beaufort, dans le sud du Liban, suscitant des condamnations du président Joseph Aoun et du Premier ministre Nawaf Salam. Le chef de l'État est même allé jusqu'à dénoncer «une escalade extrêmement dangereuse» et «une menace directe» pour la mise en œuvre de l'accord-cadre conclu en juin entre le Liban et Israël sous l'égide des États-Unis. Alors que les États-Unis avaient confirmé lundi la tenue de nouveaux pourparlers entre Israël et le Liban, à Rome du 4 au 6 août, en vue notamment d'étendre ce processus, la présidence a déploré, dans un communiqué, que «le timing de ces agressions envoie des messages négatifs et sape les efforts internationaux visant à consolider la stabilité», à quelques jours de ces nouvelles négociations.















