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L'Essentiel du jour

Guerre en Iran: nouveaux nuages à l’horizon

Trump annonce une riposte après le tir contre un hélicoptère US

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Par LevantTime .
Publié juin 9, 2026 - 23:02

C’est encore, et toujours, le régime de la douche écossaise au niveau du conflit en Iran. Après les dernières déclarations des dirigeants américains faisant état – pour la énième fois – de l’imminence d’un «deal» avec la République islamique, de nouveaux nuages gris se sont amoncelés mardi soir à l’horizon. Le président Donald Trump a ainsi annoncé tard en soirée qu’il venait de recevoir un rapport du commandement militaire américain, soulignant que ce sont des tirs iraniens qui ont abattu, lundi soir, dans le détroit d’Ormuz un hélicoptère US de type Apache qui effectuait une patrouille dans la région. Le pilote et le co-pilote ont été sauvés, sains et saufs, par des équipes de l’armée américaine au terme de deux heures de recherches. «Les États-Unis doivent répondre à cette attaque», a tenu à préciser le chef de la Maison Blanche.

 

Peu de temps après la déclaration du président Trump, des responsables américains ont indiqué au New-York Times qu’il «n’est pas clair si les négociations avec l’Iran seront relancées après la déclaration du président Trump qui s’est engagé à riposter au crash de l’hélicoptère».

 

Concrètement, la riposte US contre l’attaque iranienne de lundi soir sera très vraisemblablement ponctuelle, limitée dans l’espace et le temps. Il reste qu’elle contribuera à entretenir, voire à accroître, le climat de tension et de méfiance qui marque le conflit en Iran. Cette tension s’est reflétée dans les propos tenus il y a quarante-huit heures par le président du Parlement iranien Mohammed Baqer Ghalibaf (qui préside l’équipe de négociateurs avec Washington) qui a non seulement souligné que la République islamique «n’a pas confiance dans les États-Unis», mais il a, sans détour, qualifié – et ce n’est pas la première fois – les USA d’«ennemi».

 

En tout état de cause, tout semble indiquer que l’administration Trump n’a pas l’intention, du moins dans le contexte présent, de s’engager dans une nouvelle confrontation à grande échelle avec l’Iran. C’est ce qui a sans doute poussé le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à affirmer, lors de la dernière réunion du cabinet restreint de sécurité, qu’Israël «pourrait être contraint d’affronter seul l’Iran». M. Netanyahu a précisé à ce propos que «la bataille avec la République islamique et le Hezbollah» n’est pas terminée.

 

Joseph Aoun poursuit sur sa lancée contre l’Iran

 

Sur le plan des opérations militaires, l’aviation israélienne a poursuivi lundi de manière intensive ses raids contre les positions et les dépôts de munitions du Hezbollah dans plusieurs villages du Liban-Sud. Parallèlement, l’armée israélienne a indiqué avoir tué un milicien du Hezbollah qui avait franchi la frontière avec le Liban et qui avait semble-t-il l’intention de s’infiltrer dans une localité du Nord d’Israël.

 

Parallèlement, les forces de l’État hébreu ont lancé lundi dans la journée un ordre d’évacuation de la ville de Tyr, dont notamment le quartier chrétien où se sont retranchés des éléments armés relevant du parti pro-iranien. Dans ce cadre, des pôles d’influence chrétiens ont lancé un appel urgent à la démilitarisation de ce quartier.

 

Au niveau politique, la présidence de la République a publié une retranscription de la deuxième partie de l’interview que le président Joseph Aoun a accordée à la CNN. Le chef de l’État a réitéré ses critiques à l’égard de l’attitude de la République islamique au Liban, soulignant que le pouvoir libanais souhaite établir des relations cordiales avec Téhéran «mais sur base du respect mutuel et de la non-ingérence dans les affaires intérieures de l’autre partie», reprochant, précisément, au régime iranien «ses ingérences sur la scène libanaise».

 

Concernant le Hezbollah, le président Aoun a déclaré qu’«il est temps que l’État remplace les milices», affirmant que la collectivité chiite «est fatiguée» et qu’il faut lui offrir une solution de rechange «par le biais d’institutions publiques fortes».

 

Abordant la question des armes du parti pro-iranien, le président Aoun a souligné que «la guerre (au Liban) aurait dû se terminer en l’an 2000» (à la suite du retrait israélien totale de la zone de sécurité contrôlée par l’État hébreu). Le chef de l’État a déploré le fait qu’à la suite de ce retrait, le Hezbollah a «commis des erreurs stratégiques».

 

Évoquant en outre les négociations directes entre le Liban et Israël, le président Aoun a réaffirmé la volonté du pouvoir libanais de mettre un terme définitif à l’état de guerre entre les deux pays.

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