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Politique

Pourquoi Israël parie sur le Somaliland ?
Par
LevantTime .
Publié
déc. 28, 2025 - 21:30

La reconnaissance officielle du Somaliland par Israël, annoncée vendredi dernier par Benjamin Netanyahu, offre un nouveau regard sur la sécurité de la mer Rouge, la stabilité de la Corne de l’Afrique et les équilibres géopolitiques mondiaux. Si le gouvernement israélien compte exploiter les retombées positives de sa diplomatie, des avis divergent dans l’Etat hébreu et de par le monde. Le territoire du Somaliland situé au nord-ouest de la Somalie s’étend sur 175.000 km², il est peuplé d’environ cinq millions d’habitants. Il correspond à l'ancienne colonie de la Somalie britannique, alors que l’Italie avait occupé le reste du pays.

Les dieux rendent fous ceux qu’ils veulent perdre!
Par
Youssef Mouawad
Publié
déc. 27, 2025 - 16:31

Qui peut croire que la communauté chiite, principalement celle du Sud, va tenir le coup de cette perfide guerre d’usure ? Jour après jour, les frappes israéliennes la narguent, la mettent au défi de riposter et lui imposent un train d’enfer. Si, au départ, la retenue du Hezbollah fut synonyme de maîtrise de soi, ce n’est plus le cas. Et le parti de Dieu ne peut plus prétendre exercer la self-discipline au bout d’un an de provocation. D’où la question de savoir s’il va enfin choisir la voie de la confrontation ou céder aux exigences du désarmement ? La persévérance de l’armée israélienne aurait-elle raison de la patience légendaire des civils ? Car la grogne monte dans une population duodécimaine exacerbée. Chauffée à blanc, cette dernière ne voit pas d’issue à ce conflit, pas plus qu’elle n’y voit d’intérêt. Et qui pourrait encore la leurrer tant l’évidence est manifeste : au lendemain du 7 octobre, elle fut sacrifiée sur l’autel de la Palestine, et voilà qu’un an après, elle doit se faire immoler sur l’autel du nucléaire iranien.

L’attaque de Daech contre les forces US met Chareh dans l’embarras
Par
LevantTime .
Publié
déc. 22, 2025 - 19:48

L’opération militaire américaine contre le groupe jihadiste Daech (Etat islamique ou EI) lancée dans la nuit de vendredi à samedi derniers fait suite à l'attaque perpétrée le samedi 13 décembre par l’organisation terroriste contre les forces américaines et alliées en Syrie. Cette attaque a été menée par un membre des forces de sécurité syriennes, mettant dans l'embarras le pouvoir à Damas, qui tente de se rapprocher des Etats-Unis. Alors que "plus de 70 cibles" ont été visées sur l'ensemble du pays, le président américain Donald Trump a parlé de "très lourdes représailles". Le chef du Pentagone Pete Hegseth a fait savoir sur X qu’il s'agit d'une "réponse directe" et d'une "déclaration de vengeance" après l'attaque qui a coûté samedi la vie à deux militaires américains et un traducteur en Syrie.

0m 34s
Comment le Hezb se défausse sur l’État libanais ?
Par
Youssef Mouawad
Publié
déc. 20, 2025 - 12:28

La veine jugulaire qui l’alimentait en armes et munitions a été tranchée. Et pourtant, le Hezb refuse de se plier aux engagements pris en son nom par Nabih Berri interposé. Parce qu’il ne croit pas avoir été défait et que le terreau fertile du Sud où il a pris ses racines ne veut pas le démentir. Car, pour tout vous avouer, ce ne sont pas quelques voix chiites dissonantes et réconfortantes qui seraient en mesure de lui faire entendre raison. Si le parti des mollahs a pris une raclée, il ne renonce pas pour autant au combat : il se terre pour préserver l’essentiel de ses forces. Et à en croire certaines sources, il a reconstitué ses capacités militaires. Il se rétablit donc. Alors que par ailleurs, c’est à l’usure qu’il a eu la diplomatie occidentale, qui lui est franchement hostile. Il peut savourer sa victoire. Jouant de la « patience stratégique », apprise à bonne école, il a créé une telle embrouille diplomatique que la France s’est à nouveau portée au chevet de notre pays. Pour démêler l’écheveau !

Pourquoi Youssef Raggi et Simon Karam dérangent-ils ?
Par
Youssef Mouawad
Publié
déc. 17, 2025 - 16:24

Le ministre des Affaires étrangères, Youssef Raggi, et l’ancien ambassadeur Simon Karam, représentant le Liban aux réunions du mécanisme de supervision du cessez-le-feu avec Israël, dérangent sensiblement les milieux pro-Hezbollah parce qu’ils annoncent le retour « en grâce de la souveraineté » externe. Celle qui désigne « l’insoumission d’un État à toute autorité supérieure ainsi que la reconnaissance des autres États comme ses égaux ». Youssef Raggi et Simon Karam arrivent à point nommé ! Au moment même où une majorité de Libanais est revenue de tout. Et certes, celle-ci est nostalgique de la période qui précéda le conflit civil en 1975. J’entends par là cette époque bénie quand l’État libanais était maître chez lui, disposant de la souveraineté externe comme de l’interne, à savoir « l’autorité exclusive sur son territoire et sa population ».

Les Etats du Golfe, du régional à l’international (2/3)
Par
Jean-Patrick Dayras
Publié
déc. 16, 2025 - 10:47

Les Etats du Golfe ont émergé et se sont enrichis à la faveur de l’exploitation de leurs ressources énergétiques mais ils ont effectué, par paliers rapidement franchis, une véritable transformation qui leur a permis de s’imposer à l’échelle internationale. Soucieux de ne pas être seulement «les Etats du Golfe», l’Arabie Saoudite, Bahreïn, les Emirats Arabes Unis, le Koweït, Oman et le Qatar ont aspiré à transformer leur statut purement régional en s’appuyant sur les atouts qu’ils avaient acquis, mais en les multipliant et en les développant sur base d’un processus s’apparentant à une marche forcée, jugée parfois débridée, excessive, mais reflétant une détermination leur permettant de dérouler le fil directeur de leurs ambitions et d’atteindre une reconnaissance mondiale.

Les Etats du Golfe, du pétrole à la puissance (1/3)
Par
Jean-Patrick Dayras
Publié
déc. 14, 2025 - 23:50

La puissance c’est imposer sa volonté : faire, faire faire, empêcher de faire, imposer de faire (Raymond Aron). Les Etats du Golfe ont émergé et se sont enrichis à la faveur de l’exploitation de leurs ressources naturelles – pétrole et gaz –, plus particulièrement depuis ce que l’on a appelé ultérieurement le premier choc pétrolier de 1973. Ce choc en était un pour ce qu’il est commun d’appeler l’Occident, à savoir l’Amérique du Nord et l’Europe, même si à cette époque de la décennie 70 une bonne partie de l’Europe n’était pas, et de loin, dans l’Union européenne et subissait pour encore près d’une vingtaine d’années le joug soviétique et, tout autant, celui du communisme.

Pourquoi il ne désarmera pas ?
Par
Youssef Mouawad
Publié
déc. 13, 2025 - 15:28

Yahya Sinouar est mort sans avoir rendu les armes ! Pour certains, ce fugitif n’a pas manqué de lutter jusqu’au dernier souffle. C’est peut-être pour les combattants du Hezbollah un modèle à émuler. Comme lui, et avant lui, il y eut Saddam Hussein, imperturbable devant la potence. Et avec ça, vous voulez que le Hezbollah rende les armes et passe sous les fourches caudines… Vivre dangereusement Al-silah zinat al-rijal, (autrement dit, les armes sont la parure des hommes) répète-t-on dans le Sud libanais, zone où toute une jeunesse a goûté à la fraternité des armes. Les opérations militaires ont donné aux miliciens le goût de « la vie héroïque », une addiction dont on ne sort pas indemne. Une addiction que ne partagent pas la majorité des libanais. Et qui plus est, la figure emblématique d’Al-Hussein, tombé les armes à la main, rend toute capitulation odieuse sinon impie.

Le Levant dans la tourmente : l’Iran pris dans la tornade (3/3)
Par
Jean-Patrick Dayras
Publié
déc. 9, 2025 - 10:51

Les deux années qui ont suivi l’attaque du 7 octobre 2023 du Hamas contre Israël ont constitué un véritable point d’inflexion, non seulement pour la zone du Levant, mais également pour l’ensemble du Moyen-Orient. Dans cette tourmente régionale, qui ne s’est pas encore résorbée, l’Iran n’a pas été épargné et a même été frappé durement. Dans un contexte géopolitique en pleine ébullition, la République islamique iranienne est aujourd’hui confrontée à un double défi : redorer son blason au niveau international et se restructurer sur le plan interne, pour être en mesure de faire face aux différents scénarios qui pourraient rapidement poindre à l’horizon.

Le parti de Dieu doit être désarmé, mais surtout «déhezbollahisé»
Par
Youssef Mouawad
Publié
déc. 8, 2025 - 14:20

Même écrasés sous les bombes, même poursuivis par la Némésis syrienne ou la justice internationale, les affiliés au parti de Dieu ne voudront jamais se fondre dans le creuset national ; ils ne joueront pas le jeu comme le ferait le mouvement Amal, si libanais par ses travers, sa rhétorique et ses accommodements. Et pour cause ! Il est dans notre histoire contemporaine un précédent qui laisse dubitatif. Nul n’a oublié le sort réservé aux Forces libanaises qui s’étaient ralliées à l’Accord de Taëf et qui avaient désarmé. Bien mal leur en avait pris : elles virent leur chef jeté en prison et leurs cadres persécutés et assassinés. Certes, ni leurs convictions ne furent reniées, ni leur nombre n’accusa de réduction significative. On loua leur résilience qui fut mise sur le compte de leur endoctrinement, un endoctrinement qui n’allait pas les empêcher de se fondre dans la vie civile sécularisée.