
N’allez pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué. Le régime de Téhéran n’est pas tombé ; et quand bien même il serait fragilisé, il ne vacille pas. Si les manifestations et les émeutes déclenchées dans les villes d’Iran sont à l’honneur des universitaires, des femmes, des bazaris comme des autres strates de la société, c’est à se demander si elles ont dépassé en ampleur celles qui avaient déboulonné le Chah en 1979. Mais ces convulsions et protestations peuvent soudain atteindre une gravité insoupçonnée, et il ne serait pas illusoire de parier sur leur succès comme n’hésite pas à le déclarer le chancelier allemand.












