
Pendant près d’une décennie, la guerre au Yémen a été analysée à travers un prisme relativement stable : celui d’un affrontement entre un État fragile et une insurrection houthie soutenue par l’axe iranien, sur fond d’intervention militaire menée par une coalition arabe dominée par l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis. Cette lecture a longtemps été opérante, compte tenu du projet expansionniste mené par Téhéran depuis près de deux décennies. Mais après l’uppercut sévère asséné à l’impérialisme iranien au lendemain du 7 octobre, elle ne permet cependant plus de saisir les dynamiques à l’œuvre à présent.












