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Politique

La chute du dernier tabou : le Liban ne sera pas le dernier à signer la paix !

Les négociations directes entre le Liban et Israël ont officiellement débuté en vue d’aboutir à un accord de paix. Leur condition fondamentale est le désarmement du Hezbollah. D’autres points, essentiels et secondaires, sont sur la table, notamment une coopération économique permettant aux deux pays d’avancer sur la voie du redressement, de la reconstruction du Liban-Sud, et de la sécurité et la stabilisation à la frontière nord d’Israël. Avant d’entrer dans les détails et les analyses, avant de sonder le point de vue des uns et des autres, et avant de faire une rétrospective des événements qui ont amené le Liban à payer la facture la plus élevée au niveau du conflit arabo-israélien depuis plus d’un demi-siècle, une question toute simple se pose : quelle est l’alternative à la paix avec Israël, au redressement du Liban et à la reconstruction du pays ?

Le Levant dans la tourmente : perspectives libanaises et syriennes (2/3)
Por
Jean-Patrick Dayras
Publicado
déc. 6, 2025 - 12:40

La zone du Levant a connu ces deux dernières années des bouleversements profonds et dramatiques qui ont changé la physionomie géopolitique de la région. Les événements qui se sont succédé depuis l’attaque meurtrière du Hamas contre Israël, à partir de la bande de Gaza, le 7 octobre 2023, semblent avoir pavé la voie à l’émergence d’un nouveau Moyen-Orient, comme ne cesse de l’affirmer le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu. En cette fin d’année 2025, quel panorama, quelles perspectives et quel bilan politico-sécuritaire peut-on donc dresser au niveau de cette région ? En prenant suffisamment de recul et de hauteur, il devient plus aisé de scruter de près les développements en cours et les changements drastiques dont ont été le théâtre le Liban, la Syrie, Israël, Gaza (et les territoires palestiniens) ainsi que l’Iran.

Levée des sanctions contre la Syrie: prémices de la reconstruction du pays
Por
Sergio Safadi
Publicado
déc. 4, 2025 - 18:42

Le 6 novembre dernier, le Conseil de Sécurité des Nations-Unies, sous l’impulsion des États-Unis, a voté la levée des sanctions onusiennes contre le président syrien, Ahmad el Chareh. Cette mesure avait été précédée au début de l’été d’une levée similaire des sanctions imposées auparavant par les États-Unis et l’Union Européenne à la Syrie de Bachar el-Assad au cours de la guerre civile déclenchée en 2011. Cette levée générale des sanctions permettra la réintégration du pays dans le giron arabe et le commerce international, pavant ainsi la voie au retour des investissements et à la reconstruction du pays.

Un message à l’ensemble du Levant
Por
Riccardo Cristiano
Publicado
déc. 4, 2025 - 10:31

Le pape Léon a rendu aux Libanais ce qui leur appartient : la reconnaissance de leur grande résilience. Mais si l’on relit ses propos sur le grave problème mondial qu’il a identifié à travers un regard libanais — disons un regard exclusivement libanais, même s’il s’adressait au monde entier — on comprend que cette résilience mérite d’être interrogée : « Une forme de pessimisme et de sentiment d’impuissance semble s’être installée. Les gens n’arrivent plus à se demander ce qu’ils peuvent faire pour changer le cours de l’histoire. Les grandes décisions paraissent prises par quelques-uns, souvent au détriment du bien commun, comme s’il s’agissait d’un destin inévitable. »

Le « Rassemblement des chiites libanais » au pape : pour le monopole des armes par l’Etat

Le « Rassemblement des chiites libanais » a adressé au pape Léon XIV un message dans lequel il affirme que le monopole des armes par l’Etat libanais « est la base essentielle permettant de bâtir un Etat fort et juste ». Se prononçant en faveur de la paix « conformément aux initiatives arabes et à la légitimité internationale », le Rassemblement souligne son engagement à « agir exclusivement sous l’autorité de l’Etat et de la loi, et à soutenir tout ce qui renforce sa présence ». Le « Rassemblement des chiites libanais » regroupe des universitaires, des journalistes, des cadres supérieurs et des citoyens chiites, connus pour leur positionnement souverainiste, opposé par son essence, au projet politique du Hezbollah. Nous reproduisons ci-dessous le texte du message adressé par le Rassemblement au Souverain Pontife.

De Léon XIII à Léon XIV (Lettre ouverte)
Por
Amine Jules Iskandar
Publicado
déc. 1, 2025 - 20:20

En sacralisant les tracés des frontières et les textes des Constitutions, la politique libanaise actuelle tend à oublier qu’ils ne sont pas une fin en soi, mais qu’ils sont élaborés d’ordinaire pour le bien-être de la personne humaine que Votre Sainteté est venue écouter dans sa douleur. Très Saint Père, Pour votre visite au Liban, un décor grandeur nature a été mis en scène reflétant prospérité et joie de vivre, là où le faste des sites religieux dépassera en splendeur celui des institutions étatiques. Mais Votre Sainteté est-elle venue connaître la vie des palais ou celle d’un peuple usé par cinquante années de conflits, d’appauvrissement et d’exode, sans la moindre lumière à l’horizon ?

Baptisé pays-message, le Liban attend la communion de la paix
Por
Ali Khalifé
Publicado
déc. 1, 2025 - 10:15

Le pape Léon XIV a choisi de se rendre au Liban, baptisé pays-message par son prédécesseur, saint Jean-Paul II, pour son premier déplacement apostolique en dehors de l’Italie. Avec pour thème « Heureux les artisans de paix », cette visite s’infiltre comme un rayon de lumière dans l’histoire d’un Liban meurtri par les guerres. « Heureux les artisans de la paix » : six mots qui donnent le ton. Ils impriment l’empreinte souhaitée sur la trame des événements en cours et de l’histoire qui se forge, mais aussi sur le programme de cette visite. Celui-ci est, comme on le sait, riche en rencontres officielles et œcuméniques, sans oublier la messe solennelle qui sera célébrée sur le front maritime de Beyrouth. Mais le Liban a-t-il réellement besoin d’une communion de paix ?

Léon XIV et l’exception libanaise
Por
Youssef Mouawad
Publicado
nov. 29, 2025 - 14:14

Objet d’inquiétude et même source d’agacement pour le pouvoir romain, que ces catholiques d’Orient ! S’ils avaient disparu de la scène du Levant, les relations diplomatiques entre Rome et les pays musulmans du contour méditerranéen auraient été autrement plus sereines. Mais les choses ne pouvaient être aisées pour la diplomatie vaticane, quand celle-ci avait pour casse-tête permanent la communauté maronite. Très tôt, cette dernière s’était affirmée politiquement comme entité autonome adossée à un massif montagneux, et très vite elle revendiqua son particularisme. Ce qui la distingua des autres confessions chrétiennes de Syrie et d’Irak qui s’étaient pliées à la règle de la majorité et n’avaient nourri en leurs seins que de paisibles individus et de dociles citoyens.

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