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L'Essentiel de la semaine

Pour le Hezbollah, le conflit actuel est le prolongement de la bataille de Kerbala!
Par
Taline Becharraoui
Publié
juil. 27, 2026 - 00:34

La semaine écoulée s’est achevée, dimanche, sur deux développements d’une importance indéniable. D’abord la visite du Premier ministre Nawaf Salam à Bagdad où il a eu avec les dirigeants irakiens des entretiens à caractère principalement économique. Accompagné du ministre de l’Energie Joe Saddi, le chef du gouvernement a notamment discuté avec son homologue irakien de la possibilité d’inclure la raffinerie de Tripoli dans la réactivation de l’oléoduc reliant l’Irak à la Syrie en vue de l’exportation du pétrole irakien. Un accord en ce sens a été signé il y a quelques jours entre la Syrie et l’Irak, et le gouvernement libanais cherche à relancer le rôle de la raffinerie de Tripoli dans ce contexte.

Journées libanaises à Washington, Aoun au Département d’Etat
Par
Taline Becharraoui
Publié
juil. 20, 2026 - 00:04

Le président libanais Joseph Aoun est arrivé samedi à Washington où il doit être reçu, mardi, par le président américain Donald Trump. Au niveau régional, les Etats-Unis ont intensifié leurs attaques durant toute la semaine écoulée contre les positions et les infrastructures des Pasdaran, provoquant une riposte de ces derniers contre … les pays du Golfe (!), alors que la milice yéménite pro-iranienne des Houthis rentrait à nouveau dans la danse. En cette fin de semaine, les regards étaient focalisés, au plan libanais, sur les perspectives de la visite (tant attendue) du président Joseph Aoun à Washington. Le chef de l’Etat, qui est arrivé samedi dans la capitale fédérale, en compagnie de son épouse et de ses conseillers, a tenu dimanche après-midi (heure de Beyrouth) une réunion au Département d’Etat avec le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio. Il s’entretiendra avec plusieurs autres responsables US avant son rendez-vous, mardi, avec le président américain Donald Trump à la Maison-Blanche.

USA-Iran: l’escalade l’emporte sur la diplomatie… jusqu’à nouvel ordre!
Par
Taline Becharraoui
Publié
juil. 12, 2026 - 23:08

La tension monte depuis le début de la semaine entre Washington et Téhéran à la suite de nouvelles frappes iraniennes contre des navires empruntant le détroit d’Ormuz. Le processus de négociations n’est pas mort pour autant mais semble affaibli. Le Hezbollah, de son côté, menace de se réimpliquer au Sud du Liban si la guerre reprend, alors que les regards se tournent vers les négociations libano-israéliennes la semaine prochaine à Rome. Dimanche matin, les forces américaines ont annoncé avoir effectué, durant la nuit, une troisième vague de frappes ayant visé plus de 140 cibles en Iran, en représailles à une nouvelle attaque des Gardiens de la révolution islamique iranienne contre un navire commercial empruntant le détroit d’Ormuz. A la suite des raids US, les Pasdaran n’ont pas tardé à lancer (et élargir), comme à leur habitude, leurs attaques contre plusieurs pays du Golfe, spécifiquement contre le Bahreïn, le Qatar, les Emirats arabes unis, Oman et le Koweït… ainsi que la Jordanie, pays qui a été ajouté par les Iraniens dans la liste de ses cibles potentielles depuis l’escalade de ces derniers jours. Même le médiateur omanais n’est pas épargné. L’attaque contre le sultanat d’Oman est intervenue quelques heures seulement après la visite du ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, au sultanat!

Courte pause sur fond de tensions et de dissensions internes
Par
Taline Becharraoui
Publié
juil. 5, 2026 - 20:51

La semaine qui vient de s’écouler donne une vague impression que le feu couve sous la cendre. Des tensions persistent entre Américains et Iraniens; elles éclatent au grand jour au sein même du régime des mollahs, et au Liban, les violations israéliennes du cessez-le-feu se poursuivent sans attirer, pour l’instant, une riposte du Hezbollah. Des journées d’attentisme, quasiment de temps mort, ont marqué la semaine écoulée. Celle-ci a été moins chargée en événements que celles qui se sont succédé depuis le début de la guerre en Iran et l’ouverture du front libanais parallèle, mais cette semaine n’en reste pas moins significative. Car des craquelures apparaissent ici et là, non seulement dans le mémorandum d’entente signé entre Américains et Iraniens, mais au sein même du régime iranien.

L'après-mémorandum d’entente révèle le vrai visage de Téhéran
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LevantTime .
Publié
juin 28, 2026 - 20:55

Passées les manifestations de joie et de bonne volonté après sa prétendue «victoire» contre le camp israélo-américain, l’axe pro-iranien n’a pas tardé à montrer ses dents lorsqu’il s’est heurté aux réalités du terrain, comme le révèle la succession d’événements depuis la signature du mémorandum d’entente entre Téhéran et Washington, le 18 juin, puis celle de l’accord entre Beyrouth et Tel Aviv, le 26 juin. L’Iran qui croyait pouvoir mener la danse, après avoir réussi à inclure les dossiers qui lui tiennent à cœur dans le texte de l’accord avec Washington, a rapidement montré les limites de la «bonne volonté» dont il se prévalait tout au long des tractations qui ont débouché sur la signature du document présenté comme un prélude à un accord de paix régional.

Iran/États-Unis: faux départ et tensions à Lucerne
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LevantTime .
Publié
juin 21, 2026 - 23:52

Le Liban était au centre des discussions, dimanche, entre l’Iran et les Etats-Unis, en Suisse. Mais alors que Téhéran affirmait avoir fermé le détroit d’Ormuz et que le vice-président américain JD. Vance prononçait un discours sur un ton positif, le président Donald Trump a réagi à la fermeture du détroit en brandissant des menaces contre l’Iran, ce qui a poussé les négociateurs iraniens à suspendre les discussions. En ce qui concerne le Liban, les yeux sont rivés sur les négociations directes avec Israël, provoquant l’ire du Hezbollah. Dimanche 21 juin: début des discussions irano-américaines à Lucerne, en Suisse. La délégation américaine est présidée par le vice-président JD Vance, et la délégation iranienne par le président du Parlement Mohammed Ghalibaf. Après un faux départ, puisqu’elles devaient avoir lieu vendredi au même endroit, elles ont fini par se tenir deux jours plus tard. Elles ne devaient pas se dérouler avec calme, mais démontrer une fois de plus les profondes divergences entre les anciens belligérants.

L’accord irano-US : suspense et marchandages fiévreux
Par
Taline Becharraoui
Publié
juin 14, 2026 - 23:53

Un lourd suspense angoissant a régné toute la journée et la soirée de ce dimanche 14 juin, qui devait être marqué par la signature virtuelle, «en ligne», de l’accord-cadre (ou mémorandum d’entente) censé «suspendre», pour une durée de 60 jours, les hostilités entre les Etats-Unis et l’Iran en vue de lancer un processus de négociations sur le contentieux – nucléaire, balistique, financier et géopolitique – avec la République islamique. Au cours des dernières 48 heures, aussi bien le président Donald Trump que le Premier ministre pakistanais ont affirmé avec insistance, à plusieurs reprises, que la signature de l’accord-cadre aurait lieu bel et bien dimanche. La signature devrait avoir lieu «virtuellement» en présence du vice-président américain JD Vance et du président du Parlement iranien Mohammad Calibaf. Mais jusqu’à une heure avancée de la soirée (heure du Levant), la cérémonie prévue à cet effet, ne s’était pas tenue. Deux facteurs expliquaient ce retard : des divergences internes iraniennes et une escalade militaire sur le front libanais.

Une semaine sous le signe de l’escalade verbale et militaire
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LevantTime .
Publié
juin 7, 2026 - 23:08

Alors que les négociations sur le front américano-iranien piétinent et que les incidents sécuritaires se multiplient dans le Golfe, les autorités libanaises se distinguent par une vision stratégique clairement souverainiste, alors que dans le même temps une escalade militaire est survenue en fin de semaine avec un bombardement de la banlieue-sud et une menace iranienne contre Israël. « Le Liban est notre pays pas le vôtre. » Ces mots prononcés par le président libanais Joseph Aoun lors d’une interview très suivie avec la grande journaliste de CNN, Christiane Amanpour, vendredi, ont non seulement marqué la semaine qui vient de s’écouler au Liban, mais renforcent certainement la tendance à une évolution claire dans le discours officiel dans le sens du message souverainiste qui était au centre du discours d’investiture du chef de l’Etat.

Conflit iranien: entre escalade militaire et pourparlers stériles
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LevantTime .
Publié
mai 31, 2026 - 23:40

La semaine écoulée a été celle des tentatives avortées de parvenir à un protocole d’entente entre Washington et Téhéran, sur fond de déclarations contradictoires. Entre le Liban et Israël, une nette escalade militaire a été enregistrée sur le terrain, accompagnée d’importantes avancées de Tsahal qui aurait franchi le Litani. Les derniers jours au Moyen-Orient ont été marqués par la déclaration faite par le président américain Donald Trump le week-end précédent sur l’imminence de la conclusion d’un protocole d’accord entre les Etats-Unis et l’Iran, qui ouvrirait la voie à 60 jours de négociations supplémentaires et permettrait de lever le blocus sur les ports iraniens et de rouvrir le détroit d’Ormuz. Sauf que l’optimisme affiché par le président américain à plus d’une reprise est resté sans effet: la semaine s’achève sans avancée notable, et toutes les options restent sur la table, inclus celle d’un nouveau round de violence.

Accord avec l’Iran: face au tollé, Trump temporise
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LevantTime .
Publié
mai 25, 2026 - 00:13

La première mouture du projet de mémorandum d’entente entre Washington et Téhéran qui a été filtré à la presse et aux médias dans la soirée de samedi a suscité dimanche un véritable tollé généralisé. De nombreux sénateurs républicains, dont plusieurs ténors du Congrès US, ainsi que des analystes, des commentateurs et des pôles d’influence ont mis en garde contre les graves conséquences géopolitiques de ce projet. D’aucuns n’hésitant pas à dénoncer sur les réseaux sociaux ce qu’ils ont qualifié, à l’unisson, de «capitulation des Etats-Unis face à la République islamique iranienne». Ce tollé et ces mises en garde qui fusaient de toutes parts sur la toile ont-ils poussé le président Trump à donner un sérieux coup de frein au processus d’approbation du projet de mémorandum, ou le chef de la Maison Blanche a-t-il réalisé que certaines clauses étaient effectivement inacceptables et préjudiciables au crédit des Etats-Unis en tant que superpuissance?