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L'Essentiel du jour

Pour Téhéran, Ormuz vaut une bombe atomique
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LevantTime .
Publié
mai 9, 2026 - 01:43

Alors qu’une brève confrontation navale a opposé les Américains aux Iraniens dans le détroit d’Ormuz, un conseiller du guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, a déclaré vendredi que ce passage maritime, par lequel transite 20 % du brut mondial, représentait «une opportunité aussi précieuse qu’une bombe atomique». «Nous avons négligé pendant des années l’atout que représente le détroit d’Ormuz. Disposer d’une position permettant d’influencer l’économie mondiale par une seule décision constitue une opportunité majeure», a déclaré Mohammad Mokhber, réputé proche de l’aile dure du régime des mollahs.

Téhéran joue la montre, escalade israélienne au Liban
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mai 8, 2026 - 00:37

Face à l’impatience du président américain, Donald Trump, soucieux d’avancer sur le dossier des négociations avec l’Iran avant sa visite, la semaine prochaine en Chine, Téhéran joue la carte du détachement étudié. Jeudi, la République islamique n’avait toujours pas donné sa réponse à la proposition américaine, annoncée mardi par le président Trump, pour mettre fin durablement à la guerre lancée le 28 février. Selon la chaîne américaine CNN, celle-ci devrait intervenir dans les «prochaines heures». Deux explications peuvent être données à la désinvolture de façade affichée par la République islamique. La première tient au fait que Téhéran pense toujours pouvoir manœuvrer et miser sur le facteur temps, dans l’espoir de limiter au maximum les concessions à consentir aux Américains ou, du moins, d’amener ces derniers à revoir leurs conditions à la baisse.

Iran-US: 48 heures décisives, perspectives de paix et escalade verbale
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mai 6, 2026 - 23:34

Sur le front irano-américain, le 6 mai a été une longue journée d’escalade verbale et de déclarations contradictoires. Celles-ci font suite à l’annonce surprise du président américain Donald Trump concernant la fin de la phase offensive du conflit, l’opération baptisée «Projet Liberté», dans le détroit d’Ormuz, tout en maintenant le blocus sur les ports iraniens. Un rapport largement repris par la presse et publié par le média américain Axios, en début de journée, relaie des informations sur la possibilité d’un accord prochain entre Téhéran et Washington. Il fait état notamment de 48 heures très décisives pour conclure la paix.

Washington annonce la fin de la phase offensive contre l’Iran
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mai 6, 2026 - 01:26

Après une journée marquée par des déclarations incendiaires de toutes parts, les États-Unis, par la voix du chef de la diplomatie Marco Rubio, ont assuré tard mardi soir (heure de Beyrouth) que la phase offensive du conflit avec l’Iran était «finie». Lors d’une conférence de presse à la Maison Blanche, le secrétaire d’État US a affirmé que Washington se trouvait désormais dans une phase «défensive», en allusion à la nouvelle opération annoncée par Donald Trump et baptisée «Projet Liberté». « L’opération “Fureur épique” est terminée, comme le président l’a signifié au Congrès. Nous avons passé ce stade », a-t-il ajouté.

L’offensive navale américaine à Ormuz redistribuera-t-elle les cartes?

La semaine s’est ouverte sur un nouveau chassé-croisé diplomatique et un risque d’escalade militaire entre l’Iran et les États-Unis. Washington a fait monter d’un cran sa pression sur la République islamique qui a réagi en tirant des missiles contre…les Émirats arabes unis. Au cœur de ce nouveau bras-de-fer, c’est, encore et toujours, le détroit stratégique d’Ormuz que la Marine américaine a réussi à débloquer lundi, au grand dam de Téhéran, en escortant les navires dans les eaux territoriales émiraties, rapidement visées par l’armée iranienne. À en croire diverses sources médiatiques américaines, la dernière proposition iranienne soumise par Téhéran pour une reprise des pourparlers avec Washington n’était pas trop mauvaise. Mais elle ne correspondait pas réellement aux attentes de Donald Trump, surtout pour ce qui a trait au dossier du nucléaire, que les Iraniens cherchent à repousser autant que possible, et au contrôle exercé par l'Iran sur le détroit d'Ormuz, bloqué depuis le début de la guerre.

Retrait militaire US d’Allemagne: Trump règle ses comptes avec l’Europe

L’actualité principale de ce samedi ne concerne pas le conflit entre Téhéran et Washington mais une de ses conséquences, soit la crise émergente entre l’Europe et les États-Unis qui envisagent de diminuer sensiblement leur présence militaire en Allemagne. Washington prévoit en effet de retirer environ 15 % des 36 000 soldats stationnés en Allemagne, soit près de 5000 militaires, un retrait que le Pentagone estime pouvoir achever dans «les six à douze prochains mois», selon son porte-parole, Sean Parnell. Ce plan, annoncé donc par le Pentagone, serait ainsi la première conséquence de l’épreuve de force entre le président américain, Donald Trump, et les pays de l’OTAN, à qui ce dernier a reproché à plusieurs reprises leur passivité dans la guerre qui l’oppose depuis le 28 février à l’Iran.

Bras-de-fer irano-US: des propositions en boucle, mais pas de percée
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mai 1, 2026 - 21:23

Sur une échelle de 1 à 10, l’optimisme quant à une percée dans les pourparlers irano-américains d’Islamabad, reste inférieur à la moyenne, Téhéran et Washington étant toujours au stade d’échange de conditions et d’exigences. L’agence officielle iranienne, Irna, a révélé vendredi que la République islamique a soumis jeudi soir aux États-Unis, via le médiateur pakistanais, une nouvelle proposition pour une reprise des négociations, lesquelles sont supposées mettre fin durablement à la guerre. Irna n’a pas donné de détails sur le contenu de l’offre iranienne alors que ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, entrait en contact avec ses homologues saoudien, qatari, turc, égyptien, irakien, et azerbaïdjanais.

Washington et Tel-Aviv menacent l’Iran d’une opération décisive
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LevantTime .
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mai 1, 2026 - 00:23

Les États-Unis et leur allié israélien ont menacé hier de reprendre les frappes contre l’Iran afin d’obliger la République islamique à revenir à la table des négociations. Malgré la trêve et des premiers pourparlers, le 11 avril à Islamabad, la diplomatie peine encore à s’imposer. Selon le site américain Axios , le président Donald Trump devait être briefé par le commandant du Centcom (Commandement central des États-Unis), Brad Cooper, sur de possibles nouvelles opérations militaires contre l'Iran. Le but étant de mener une action militaire décisive. Les options que lui présenterait le chef du Centcom comprennent une vague de frappes visant des infrastructures, mais aussi la possibilité d'une prise de contrôle du détroit d'Ormuz, éventuellement avec une participation des forces américaines au sol, selon le site qui cite deux sources proches du dossier.

Les négociations avec Israël mettraient la vie de Aoun en danger
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Taline Becharraoui
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avr. 29, 2026 - 20:27

Le bras-de-fer entre la présidence de la République et le Hezbollah, et la détermination du chef de l’État Joseph Aoun à poursuivre dans la voie des négociations directes avec Israël sous le parrainage de Washington, ferait peser une menace sur sa vie. Cette révélation est venue, dans les dernières 24 heures, par le biais d’une source improbable, celle des services secrets israéliens. Un rapport publié par la chaîne 12 israélienne relaie un compte-rendu d’une réunion des services secrets militaires israéliens, selon lequel «l’implication du président libanais dans des négociations directes avec Israël mettrait sa vie en danger».

Le clivage politique au Liban se creuse
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Taline Becharraoui
Publié
avr. 28, 2026 - 22:38

La journée du mardi 28 avril au Liban reste très imprégnée des discours diamétralement opposés, prononcés la veille, par le président de la République Joseph Aoun, d’une part, et le secrétaire général du Hezbollah Naïm Qassem, d’autre part. Le premier était en fait une réponse au second. Le président a estimé que la véritable «traîtrise» dont il est accusé par le camp pro-iranien depuis l’ouverture des négociations directes avec Israël, pour mettre fin à la guerre provoquée par le Hezbollah au sud du Liban, devrait en fait être imputée à ceux qui entraînent le pays dans la spirale de destructions et de violence.