Logo Levant Time

Politique

Mexique: après l’élimination d’El Mencho, le calme avant la tempête?
Par
Miroslava Salazar
Publié
févr. 26, 2026 - 13:28

L’armée mexicaine a abattu Nemesio Oseguera “El Mencho”, chef du Cartel de Jalisco et narcotrafiquant le plus puissant du Mexique, recherché par les États-Unis avec une récompense de 15 millions de dollars. Analyse avec le Dr Edgar Guerra, le juriste Emiliano Alba et les correspondants de Levant Time, Maxime Pluvinet et Miroslava Salazar. Le secrétaire à la Sécurité et à la Protection du citoyen Omar García Harfouch (d'origine libanaise), accompagné de Claudia Sheinbaum, présidente du Mexique, lors d'une conférence de presse suite à la mort de Nemesio Oseguera Cervantes, alias « El Mencho », chef du cartel de Jalisco. (Gerardo Vieyra/NurPhoto via AFP)

5m 10s
La confrontation États-Unis – Iran à travers le prisme de la théorie des jeux
Par
Jacques Mechelany
Publié
févr. 25, 2026 - 08:46

En février 2026, la température dans le Golfe persique approche du point d’ébullition. La Cinquième Flotte américaine a achevé un déploiement militaire rarement observé depuis la Guerre froide. Des escadrilles de bombardiers stratégiques se relaient sur des bases avancées. Tel-Aviv subit des brouillages intermittents de signaux GPS. Les flux d’information oscillent entre les prédictions d’une «Troisième Guerre mondiale» et les récits dramatiques d’une «alliance sino-russe prête à défendre Téhéran jusqu’au bout». Le monde fixe les écrans radar, attendant l’étincelle. Pourtant, si l’on écarte le bruit médiatique, cette confrontation mérite d’être analysée à travers un cadre bien plus sobre: la théorie des jeux.

Leïla Shahid
Par
Jamil Kamel Mroué
Publié
févr. 22, 2026 - 22:17

Nous aurions pu pleurer sa disparition comme on pleure un ami intime, et souffrir comme on souffre lorsque la mort ampute une part d’une vie partagée : une amitié, une fraternité, une famille. Il lui aurait été possible aussi — et cela eût sans doute été le plus simple pour elle — de passer son existence dans un confort protégé, à l’abri des épreuves de l’origine et de la dureté du destin. Elle était fille d’une maison noble et aisée, héritière d’une prospérité qui lui permettait de s’adosser à la sécurité d’un héritage et de prolonger son séjour à l’ombre d’une famille que ni la gloire ni la respectabilité ne quittaient.

Quelles retombées sur le Liban en cas de conflit irano-US ?
Par
Jad Akhawi
Publié
févr. 22, 2026 - 19:31

À chaque montée des tensions entre les États-Unis et l'Iran, la même question plane sur Beyrouth: sommes-nous face à une guerre différée ou à une confrontation inévitable ? Le Liban sera-t-il le champ de bataille ou simplement un spectateur inquiet, témoin des événements ? La réalité est que la région vit depuis des années dans un état de « ni guerre ni paix ». Escalades calculées, frappes localisées, déclarations incendiaires et mouvements de moyens militaires en mer et dans les airs suscitent des réponses par le biais de négociations indirectes et de médiations régionales et internationales. Il s'agit d'une stratégie de gestion des relations délicate, consistant à avancer d'un pas et à reculer de deux, mais la situation n'a pas encore dégénéré en guerre ouverte.

La Libye dans l’ordre international fragmenté (5/5)
Par
Michel Hajji Georgiou
Publié
févr. 22, 2026 - 11:52

Depuis le printemps arabe de 2011, la Libye ne traverse pas une transition inachevée quelconque, mais s’est installée dans un état durable de dissolution politique. Loin d’ouvrir la voie à un processus de reconstruction, la disparition brutale du régime de Mouammar Kadhafi a au contraire déclenché une séquence longue de fragmentation, où la violence armée a progressivement remplacé l’État comme principe d’organisation du pouvoir, comme au Soudan. Cette série propose une lecture structurelle de la guerre libyenne comme système stabilisé et cohérent en soi, inséré dans des rivalités régionales et internationales, et désormais capable d’éliminer toute alternative politique qui ne s’inscrirait pas dans sa logique.

La décentralisation au Liban: mise en œuvre, finances et implications pratiques

Le projet de décentralisation administrative est prévu dans l’accord de Taëf (1989) mais n’a toujours pas été mis en œuvre. Pourtant de nombreuses études ont été menées à cette fin, sans qu’elles n’aboutissent. Retour sur une réforme en attente. La mise en œuvre concrète de la décentralisation administrative au Liban repose sur le renforcement des conseils locaux, en particulier au niveau des cazas qui constituent le deuxième degré après les municipalités. Selon Rayanne Assaf, docteur en droit et chargée des affaires juridiques à la présidence entre 2008 et 2014, « le projet de décentralisation prévoit qu’au sein de chaque caza, les citoyens élisent, suivant un système majoritaire, un comité général composé de représentants de toutes les localités même celles non dotées de municipalités (afin d’assurer la meilleure représentation géographique). Ce comité élit ensuite le conseil d’administration du caza selon un système proportionnel ».

La décentralisation au Liban: historique, légitimité et enjeux généraux (1/2)

« La première réforme devra être une intelligente décentralisation », Jules Payot La décentralisation est un mode d’organisation de l’État qui consiste à transférer des compétences, des responsabilités et des ressources du pouvoir central vers des autorités locales élues, juridiquement autonomes, afin de rapprocher la prise de décision des citoyens et d’améliorer l’efficacité de l’action publique. Elle permet au Liban de transférer une partie des pouvoirs, des compétences et des ressources de l’Etat, vers des collectivités territoriales élues et autonomes – notamment les municipalités et les entités décentralisées – tout en maintenant l’unité de l’État. L’objectif est de renforcer et d’activer la gouvernance locale, la participation citoyenne et le développement équilibré des régions.

La Libye, abcès de fixation régional (4/5)
Par
Michel Hajji Georgiou
Publié
févr. 20, 2026 - 17:25

La guerre libyenne cesse d’être intelligible dès lors qu’on la lit uniquement à travers ses acteurs internes. À partir de 2014, et plus encore après 2019, le conflit s’est transformé en théâtre de projection régionale, où les dynamiques locales servent de supports à des stratégies qui les dépassent largement. La Libye est ainsi un territoire fragmenté, investi, utilisé, et travaillé de l’extérieur comme un espace malléable, dépourvu de souveraineté effective, et, de ce fait, idéal pour les guerres indirectes. Certes, la rivalité entre puissances régionales n’explique pas à elle seule l’effondrement libyen, mais elle en fige cependant les lignes, en empêche toute résolution endogène et transforme chaque avancée locale en variable d’un jeu plus large. À ce stade, la guerre n’oppose plus seulement des Libyens entre eux, mais des visions concurrentes de l’ordre régional, projetées sur un territoire incapable de les absorber. L’abcès de fixation par excellence, comme la Syrie post-2011, ou, avant, le Liban entre 1975 et 1990.

«Deux Libye» et une souveraineté introuvable (3/5)
Par
Michel Hajji Georgiou
Publié
févr. 18, 2026 - 15:36

Depuis le printemps arabe de 2011, la Libye ne traverse pas une transition inachevée quelconque, mais s’est installée dans un état durable de dissolution politique. Loin d’ouvrir la voie à un processus de reconstruction, la disparition brutale du régime de Mouammar Kadhafi a au contraire déclenché une séquence longue de fragmentation, où la violence armée a progressivement remplacé l’État comme principe d’organisation du pouvoir, comme au Soudan. Cette série propose une lecture structurelle de la guerre libyenne comme système stabilisé et cohérent en soi, inséré dans des rivalités régionales et internationales, et désormais capable d’éliminer toute alternative politique qui ne s’inscrirait pas dans sa logique.

Le conflit libyen: une «milicianisation» à outrance du politique (2/5)
Par
Michel Hajji Georgiou
Publié
févr. 17, 2026 - 11:24

Depuis le printemps arabe de 2011, la Libye ne traverse pas une transition inachevée quelconque, mais s’est installée dans un état durable de dissolution politique. Loin d’ouvrir la voie à un processus de reconstruction, la disparition brutale du régime de Mouammar Kadhafi a au contraire déclenché une séquence longue de fragmentation, où la violence armée a progressivement remplacé l’État comme principe d’organisation du pouvoir, comme au Soudan. Cette série propose une lecture structurelle de la guerre libyenne comme système stabilisé et cohérent en soi, inséré dans des rivalités régionales et internationales, et désormais capable d’éliminer toute alternative politique qui ne s’inscrirait pas dans sa logique.