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Tilda Abou Rizk

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Salam défend sa politique, mais sans plan clair
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Tilda Abou Rizk
Published
oct. 8, 2026 - 22:37

Pleins feux sur les dossiers socio-économiques et financiers au Liban, où la Banque du Liban (BDL) a annoncé, jeudi, l’ouverture d’un compte spécial destiné à recueillir les fonds issus «de détournements ou de transactions illégales» et qui seraient récupérés à la suite «de décisions judiciaires, d’accords à l’amiable ou de toute autre procédure engagée à l’étranger». L’objectif de cette démarche est le suivant, selon la BDL : restituer aux déposants les fonds qui leur reviennent de droit. Dans le même temps, le Premier ministre, Nawaf Salam, annonçait, dans un message adressé aux Libanais, une série de projets en cours ou envisagés dans des secteurs qui touchent directement à leur quotidien: électricité, transports, habitat et assainissement des finances publiques, à travers, entre autres, le recouvrement des arriérés dus à l’État. Un discours dont l’objectif est principalement de rassurer, mais aussi de défendre son projet de budget 2027, vivement critiqué par les Forces libanaises.

Trois ans après le 7 Octobre, quel nouvel ordre régional?
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Tilda Abou Rizk
Published
oct. 7, 2026 - 21:49

De Gaza au Yémen, en passant par le Liban, la Syrie et l’Irak, l’attaque meurtrière du Hamas palestinien contre Israël, le 7 octobre 2023, restera dans la mémoire collective, comme le point de départ de bouleversements militaires et politiques allant tous dans le sens d’un établissement d’un nouvel ordre régional. En Israël où le souvenir de cette attaque - qui avait fait plus de 1200 morts parmi les civils - a donné lieu mercredi à plusieurs cérémonies commémoratives, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a promis d’«achever la mission» lancée le 7 octobre 2023, en allusion à la guerre sans merci lancée par Tel Aviv contre le Hamas. Il a fait état d’un «règlement de comptes qui n'est pas terminé», sans préciser toutefois si cette «mission» se limite au Hamas ou englobe son bailleur de fonds, l’Iran, tenu pour responsable de cette opération d’envergure.

Suspension des vols des compagnies iraniennes: un double impact économique et politique

On est loin, bien loin de 2014, lorsque les dirigeants iraniens se vantaient publiquement d’avoir réussi à «rattacher» politiquement et militairement, «trois capitales à la révolution iranienne», en citant nommément Bagdad, Damas et Beyrouth, noyaux d’un «empire» qu’ils rêvaient de bâtir. Douze ans plus tard, la République islamique se retrouve en train de s’adonner à toutes sortes d’acrobaties pour essayer de préserver un minimum d’influence sur deux pays où ses instruments militaires ont pu être sensiblement affaiblis. Le troisième, la Syrie, a totalement échappé à son contrôle. Vendredi, Bagdad a emboîté le pas à Beyrouth, en fermant son espace aérien à l’aviation iranienne, assénant de la sorte un sévère coup à Téhéran qui considère l’Irak comme le prolongement naturel de son «empire».

Un entretien libano-iranien à New York, mais plusieurs messages politiques
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Tilda Abou Rizk
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sept. 24, 2026 - 23:04

Le Liban a demandé jeudi de vive voix à l’Iran de cesser de s’immiscer dans ses affaires intérieures, via le Hezbollah, et de maintenir leurs relations bilatérales au niveau d’État à État. Telle est l’essence du message que le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, a adressé au président iranien, Massoud Pezeshkian, durant leur entretien qui s’est déroulé en marge des travaux de l’assemblée générale de l’ONU, en présence des ministres libanais et iranien des Affaires étrangères, Joe Raggi et Abbas Araghchi. Dans le contexte de crise aigüe qui dure depuis plus de six mois entre Beyrouth et Téhéran, la rencontre libano-iranienne de New York devrait normalement être considérée comme étant hautement importante. Mais les divisions au sein du pouvoir iranien, où le pouvoir de décision est détenu comme on le sait, non pas par le président et son ministre des Affaires étrangères, mais par le Corps des gardiens de la révolution, et les divergences de vues iraniennes autour de la gestion des dossiers régionaux, réduisent la portée de cet échange.

Trump-Xi: un sommet-test à dimension politico-économique
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Tilda Abou Rizk
Published
sept. 24, 2026 - 21:53

Le président américain, Donald Trump, a reçu jeudi à la Maison-Blanche, son homologue chinois, Xi Jinping, pour un sommet à double dimension, économique et politique, très suivi à l’échelle internationale, à cause de ses retombées éventuelles. Plusieurs dossiers sensibles sont à l’ordre du jour: les échanges commerciaux, les tarifs douaniers américains, l’accès des États-Unis aux terres rares chinoises, l’intelligence artificielle, l’appui américain à Taïwan, l’Iran, les sanctions américaines imposées à Téhéran et l’appui chinois à la République islamique. Autant de dossiers qui laissent de nombreux analystes sceptiques quant à des annonces fracassantes, à l’instar de ceux cités par l’agence Reuters. Pour ces analystes, le sommet XI-Trump doit surtout permettre aux deux dirigeants de «stabiliser une relation soumise à de fortes tensions».

Iran: le jeu dangereux de l’escalade régionale face aux sanctions US
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Tilda Abou Rizk
Published
août 27, 2026 - 22:56

L’exacerbation des tensions au Liban, à Gaza, en mer Rouge et dans le détroit d’Ormuz fait craindre un scénario auquel l’Iran et ses alliés ont déjà eu recours: celui de provocations militaires qui iraient crescendo pour contrer le D-Day économique américain. L’armée israélienne affirme d’ailleurs se préparer à un possible «embrasement sur plusieurs fronts», à la veille d’une série de fêtes juives qui commencent le 11 septembre. Si l’Iran se garde bien de provoquer Israël, pour éviter une riposte qui lui coûterait très cher, il n’hésiterait pas, par contre, à inciter ses alliés à jouer aux fauteurs de troubles, au cas où l’étau économique américain se resserrerait davantage sur lui.

L’Iran pourra-t-il résister au D-Day économique lancé par Washington?
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Published
août 25, 2026 - 01:17

Deux événements majeurs marquent le début de cette semaine: la phénoménale charge économico-financière américaine contre l’Iran – baptisée D-Day économique – et, au Liban, la résurgence de l’affaire de l’ambassadeur désigné, mais non accrédité, d’Iran à Beyrouth, Mohammad Reza Chibani. L’importance de la salve de sanctions annoncées lundi par Washington réside dans ses conséquences multidimensionnelles directes, à court et à moyen termes, sur l’économie iranienne, la survie du régime des mollahs, les équilibres régionaux, voire les rapports internationaux, notamment avec la Chine. L’affaire Mohammad Chibani, sans commune mesure avec la D-Day économique bien entendu, met surtout à l’épreuve la capacité des autorités libanaises à maintenir une cohérence entre leurs discours et leurs actes. Elle intéresse parce qu’elle représente un nouveau test pour un État libanais qui a toujours du mal à imposer son autorité. En ce lundi 24 août, le Liban officiel a de nouveau raté le test.

Un cessez-le-feu… oui, et la suite ?
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Tilda Abou Rizk
Published
juin 1, 2026 - 14:35

L’image des drapeaux israéliens flottant sur le Château de Beaufort est excessivement douloureuse. Elle l’est autant que celles des ruines de villages entièrement ou partiellement détruits ou des familles décimées. Elle est aussi violente que les vidéos de Sudistes désemparés qui essaient de sauver ce qui peut l’être avant de nouvelles salves impitoyables de missiles, qui bravent la mort pour nourrir des troupeaux et des animaux domestiques abandonnés par leurs propriétaires, qui crient leur colère, leur frustration, leur désarroi, face à une guerre que rien ne justifiait. Les bannières sur le Beaufort et l’insupportable triomphalisme israélien qui a suivi la prise de ce site archéologique stratégique ont agi comme un coup de poing. Parce qu’ils ont rappelé l’engrenage des guerres inutiles dans lequel le Liban est pris depuis des décennies, piégé dans une boucle temporelle d’un mauvais film.

Le Liban pris dans un nouveau tourbillon de violence
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Tilda Abou Rizk
Published
mai 26, 2026 - 22:57

Au lendemain des menaces du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, d’«écraser le Hezbollah» et d’élargir son opération militaire au Liban, le pays était pris dans un nouveau tourbillon de violence qui a ravivé les craintes d’un retour à une confrontation ouverte. Des craintes d’autant plus légitimes que l’armée israélienne a commencé à élargir la zone dite de sécurité qu’elle contrôle au Liban-Sud. Dans le même temps, le dirigeant israélien, qui a obtenu un feu vert américain pour une opération d’envergure contre le Hezb, a réaffirmé mardi ne pas vouloir «lever le pied de l’accélérateur», précisant que son armée intensifie ses opérations au Liban et «sécurise des positions stratégiques». Le Premier ministre a également fait état d’un «effort national mené pour contrer la menace des drones explosifs du Hezbollah».

Iran-USA: un bras-de-fer tendu aux conséquences imprévisibles
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Tilda Abou Rizk
Published
mai 11, 2026 - 22:45

Le monde se retrouve une nouvelle fois suspendu à la décision que le président américain Donald Trump doit prendre, en réaction à la contre-proposition iranienne (qu’il a jugée «totalement inacceptable», dimanche) à ses conditions pour une reprise des négociations autour d’un accord devant mettre fin durablement à la guerre. Par la voix du porte-parole de son ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, l’Iran a affirmé lundi, avoir seulement «réclamé l'arrêt des hostilités dans toute la région et un dégel de ses avoirs». Esmaïl Baghaï qui répondait au rejet par Donald Trump de la réponse iranienne, a affirmé que «la seule chose exigée, ce sont les droits légitimes de l'Iran», à savoir «la fin de la guerre dans la région, y compris au Liban, la levée du blocus américain des ports iraniens et la libération des avoirs appartenant au peuple iranien, injustement bloqués depuis des années».

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