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Tilda Abou Rizk

Tilda Abou Rizk

 Aoun consolide ses marques et dénonce la «pulsion suicidaire» et l’allégeance étrangère

Pour la première fois depuis le 28 février, le Liban passe une journée dans le calme: pas de raids israéliens, pas d’échanges de tirs à la frontière sud ni de combats dans les villages frontaliers où l’armée israélienne maintient une présence. Seule exception: l’attaque israélienne au drone qui a fait un tué à Kounine, au Liban-Sud. L’heure est au bilan des victimes - qu’on continue de dégager de sous les décombres - et des dégâts matériels dans la banlieue sud de Beyrouth ainsi que dans les localités accessibles du sud, vers lesquelles les déplacés ont opéré un retour massif. La trêve de dix jours entre Tel Aviv et Beyrouth, instaurée sous l’égide du président américain Donald Trump, s’assimile a priori à un répit dans une guerre qui reste loin d’être finie, comme l’a fait observer le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, mercredi, puisque les causes profondes du conflit armé sont toujours là.

L’élimination de Larijani et du chef des Bassidj accentue la pression sur l’Iran

L’élimination par Israël du chef du Conseil suprême iranien de sécurité nationale, Ali Larijani, un des principaux hommes forts de la République islamique, et du commandant de la milice des Bassidj, la redoutable police iranienne, Gholamréza Soleiman, constituera sans doute un tournant dans la guerre entre l’Iran et l’axe Israël-États-Unis. Les deux ont été tués dans des raids israéliens ciblés sur la capitale iranienne, dans la nuit de lundi à mardi, a officiellement annoncé mardi en début de matinée, le ministre israélien de la Défense, Israël Katz. Jusqu’en fin d’après-midi, Téhéran n’avait cependant ni confirmé ni infirmé ces informations. Les médias iraniens ont juste annoncé, une «prochaine intervention télévisée» d’Ali Larijani, (rappelant le scénario qui avait précédé l’annonce iranienne officielle de la mort de l’ancien guide suprême, Ali Khamenei, également tué dans des frappes israéliennes, le 28 février 2026) avant de diffuser un message manuscrit attribué à Larijani. Celui-ci était assorti d’une déclaration du nouveau guide suprême, Mojtaba Khamenei, qui promet «la poursuite de la guerre jusqu’à la défaite des États-Unis et d’Israël».

L’escalade s’étend, les intérêts français menacés
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Tilda Abou Rizk
Publicado
mars 13, 2026 - 19:46

Les craintes d’un enlisement du conflit militaire entre l’Iran et l’axe formé par Israël et les États-Unis se confirment à mesure que les développements sur le terrain s’accélèrent et que la confrontation politique et militaire entre Téhéran et Washington s’intensifie. Au quatorzième jour de la guerre qui fait rage depuis le 28 février, Washington et Tel Aviv insistent sur leur volonté d’anéantir les capacités militaires d’un Téhéran qui réagit en élargissant le champ de ses attaques, quelques heures après le message belliqueux télévisé du nouveau Guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, pourtant blessé dans la violente frappe qui avait tué son père, Ali Khamenei. La diplomatie, elle, ne semble toujours pas avoir de place dans ce bras-de-fer dont l’issue demeure incertaine.

Guerre au Moyen-Orient: s’oriente-t-on vers une escalade plus ouverte?
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Tilda Abou Rizk
Publicado
mars 12, 2026 - 18:35

Au cours des dernières vingt-quatre heures, plusieurs indicateurs sur le terrain suggèrent que la guerre entre l’Iran et l’axe formé par Israël et les États-Unis est sur le point de franchir un nouveau seuil d’escalade auquel le Liban n’échappe pas. Au treizième jour de l’opération militaire baptisée «Fureur épique» par le président américain Donald Trump, la tension s’est sensiblement accentuée sur le double front irano-israélien et libano-israélien, avec une synchronicité très remarquée entre le Hezbollah et Téhéran. L’intensification nocturne des échanges de tirs de missiles entre Téhéran et Tel Aviv, pendant qu’au Liban, le Hezbollah annonçait – mercredi soir – le lancement de l’opération «Paille mâchée» (en allusion à l’état de l’armée d’Abraha qui, selon le Coran, avait été frappée par des pierres d’argile lancées par des oiseaux) est à mettre sur le compte de la montée des tensions autour du détroit stratégique d’Ormuz, qui risque de constituer un point d’inflexion dans le conflit militaire en cours.

Paris aurait présenté un projet de solution définitive
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Tilda Abou Rizk
Publicado
mars 6, 2026 - 16:47

Le gouvernement libanais a entrepris vendredi 6 mars une intense activité diplomatique afin de tenter de mettre un terme à la dégradation galopante qui secoue le pays, suite à la réouverture du front du Liban-Sud par le Hezbollah, dans la nuit du 1 er au 2 mars, faisant fi de toutes les mises en garde qui ont été adressées au Liban sur ce plan au cours des dernières semaines. Face à cette nouvelle aventure suicidaire de la formation alliée aux Pasdaran, les activités paramilitaires et sécuritaires du parti pro-iranien ont été interdites lundi par le gouvernement de Nawaf Salam. Mais le Hezbollah demeure totalement sourd aux injonctions officielles et reste profondément engagé, sur instruction de la République islamique iranienne, dans une guerre régionale à laquelle le Liban est totalement étranger.

Pour que l’erreur de 2005 ne se répète pas
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Tilda Abou Rizk
Publicado
mars 4, 2026 - 12:59

La décision du gouvernement Salam d’interdire les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah et d’en sanctionner les auteurs est certes historique, mais elle reste insuffisante au vu de la plongée en enfer dans laquelle la formation pro-iranienne a, une fois encore, entraîné le Liban. Historique, parce qu’elle rompt avec une longue tradition libanaise d’effacement et de complaisance politiques, motivés tantôt par la crainte de troubles internes, tantôt par un opportunisme politicien, à l’égard de ce groupe qui, au fil des années, a réussi à imposer sa mainmise sur le pays et à bâtir une structure sécuritaire et militaire plus importante que celle de l’État libanais.

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