
C’est dans son discours d’ouverture du huitième congrès du mouvement Fatah que le président Mahmoud Abbas a tracé les contours de la vision officielle de la légitimité palestinienne, ce qu’elle est aujourd’hui et ce à quoi elle aspire dans un proche avenir, alertant sur les dangers que font peser la poursuite de la guerre à Gaza, l’expansion coloniale sans précédent en Cisjordanie, la judaïsation continue de Jérusalem-Est. Et, par-dessus tout, l’obédience résolue du gouvernement israélien à ses objectifs de déplacement et d’épuration ethnique des Palestiniens de leur propre pays. La situation palestinienne actuelle, déclara-t-il, est confrontée à des périls existentiels d’une gravité hors du commun. Il a exigé de la communauté internationale, de ses amis, de ses alliés et de tous ceux qui défendent le droit palestinien, qu’ils s’emploient à permettre à l’Autorité nationale de prendre pleinement en main ses responsabilités dans la bande de Gaza au nom de l’État de Palestine, à travers ses institutions officielles et en coopération avec les organes onusiens et la commission administrative mandatée pour y opérer selon les conclusions du «Conseil mondial de la paix», rejetant catégoriquement tout état de fait qui consacrerait la séparation du secteur d’avec la Cisjordanie ou instituerait un dualisme ne servant ni la solution politique ni l’édification de l’État.










