
En l’espace de trois décennies, le Hamas est passé du statut d’organisation politique des Frères musulmans en Palestine à celui de mouvement de résistance armée, à la fin de l’année 1987, avant de devenir, à la faveur de son renversement de la légitimité palestinienne en 2007, le pouvoir qui gouverne la bande de Gaza. À partir de ce moment, le Hamas n’était plus un simple mouvement palestinien. Certes, il était arrivé au pouvoir à l’issue d’élections démocratiques et pacifiques, et Ismaïl Haniyeh occupait alors les fonctions de Premier ministre de l’Autorité nationale palestinienne. Mais le coup de force sanglant qui fit plus de cent vingt morts parmi les membres des forces de sécurité et du Fatah, ainsi que trente-neuf victimes civiles en cinq jours d’attaques contre les institutions de l’Autorité palestinienne et d’arrestations de dizaines de ses responsables, selon les rapports du Comité international de la Croix-Rouge, changea radicalement la donne.








