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L'Essentiel du jour

Tiraillements politiques persistants sur fond de stagnation militaire
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Taline Becharraoui
Published
août 13, 2026 - 22:35

Les dissensions entre Américains et Israéliens à propos du Liban se creusent de plus en plus, à mesure que les propos de responsables de l’Etat hébreu s’éloignent davantage des engagements pris au cours des pourparlers directs avec les Libanais, notamment depuis la signature de l’accord-cadre entre les deux parties en juin. Ainsi, des propos du ministre israélien de la Défense, Israel Katz, sur le fait que l’armée ne se retirerait pas de la partie occupée du Sud, ont attiré une réponse cinglante du département d’Etat jeudi, qui a estimé que ces déclarations n’étaient pas conformes aux engagements pris dans l’accord-cadre.

Les Pasdaran affirment vouloir passer à «l’offensive»
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LevantTime .
Published
août 12, 2026 - 21:28

Nous sommes loin des déclarations (faussement) optimistes des hauts responsables pakistanais ou même des dirigeants américains qui faisaient état régulièrement de «contacts positifs» avec les négociations iraniennes et, souvent aussi, de l’imminence d’un accord entre les deux protagonistes du conflit iranien. Le président Donald Trump a, certes, mis en mode «pause» les bombardements aériens contre les positions, les infrastructures et les entrepôts des Gardiens de la révolution islamique. Mais ce n’est nullement le cas du régime des mollahs qui, à l’évidence, met à profit cette accalmie pour reprendre son souffle, réorganiser ses troupes et reconstituer, autant que faire se peut, son arsenal offensif, tout en transposant le «front» et les opérations militaires sur le territoire d’une partie tierce, celui du Yémen.

Les dernières nominations militaires en Iran, indices d’une radicalisation accrue

Le feu qui couve sous la cendre… Au stade actuel, tel semble être la perception que le camp iranien radical chercherait à entretenir à plus d’un niveau. Sur le plan des opérations militaires, d’abord… La milice yéménite des Houthis, qui représente l’un des principaux proxys du régime des mollahs dans la région, a ainsi poursuivi mardi, 11 août, son entreprise de déstabilisation dans la zone de la mer Rouge et de Bab el-Mandeb. Elle a notamment lancé trois missiles balistiques contre un navire commercial yéménite qui traversait ce détroit. L’attaque des Houthis a été particulièrement meurtrière. Elle s’est soldée, parmi les membres de l’équipage, par quatre tués, trois Pakistanais et un Indonésien, et quatre blessés.

La région entre dans un temps mort, Téhéran réorganise son directoire
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Published
août 10, 2026 - 23:46

La région semble s’être engagée dans une longue «pause», dans un temps mort appelé peut-être à durer jusqu’aux deux échéances électorales de l’automne, en Israël puis aux États-Unis. Des foyers de tensions itinérants persistent cependant, mais ils restent contrôlés. La semaine qui s’ouvre s’inscrit ainsi dans le prolongement de la précédente, sur les plans politique et militaire. Pas de positions en flèche, ni du côté américain, ni du côté israélien, alors que les propos du président américain, Donald Trump, dimanche sur l’Iran, continuent d’alimenter les spéculations sur un éventuel changement de stratégie de Washington.

Téhéran pose six conditions à Washington pour débloquer le détroit d'Ormuz

C’est un calme précaire – et troublant – qui règne depuis près de 48 heures sur l’ensemble de la zone du Levant et du Golfe, après les attaques lancées en début de semaine par la milice yéménite pro-iranienne des Houthis contre des positions saoudiennes, à la frontière entre le Yémen l’Arabie saoudite, ou aussi contre les secteurs tenus par les forces yéménites loyalistes, relevant du gouvernement reconnu par la communauté internationale. Ces unités loyalistes devaient lancer dans la nuit de vendredi et à l’aube de samedi des attaques d’envergure contre les positions des Houthis. Le seul développement notable, sur le plan sécuritaire, intervenu en cette journée de samedi 8 août aura été l’attaque menée par les Gardiens de la révolution islamique iranienne contre un pétrolier des Émirats arabes unis dans la région du détroit d’Ormuz. Les Émirats ont stigmatisé cette attaque, soulignant qu’il s’agit là d’un acte de « piraterie iranienne ».

Une alliance militaire sunnite face à l’Iran
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Published
août 8, 2026 - 00:17

Depuis le début de la guerre lancée par les États-Unis et Israël contre l’Iran, les monarchies pétrolières du Golfe en paient le prix fort : à défaut de pouvoir atteindre Tel-Aviv ou Washington, la République islamique n’a pas hésité à cibler ses voisins arabes, sous prétexte qu’ils abritent des bases américaines, pourtant largement évacuées. Résultat : l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, le Koweït, Bahreïn, le Qatar, pourtant considéré comme un allié de l’Iran, mais aussi Oman et la Jordanie ont été pris pour cible. Récemment, Téhéran a activé ses proxys en Irak et au Yémen, les milices chiites irakiennes et les Houthis yéménites, qui ont visé les infrastructures pétrolières saoudiennes.

De Rome à Ormuz, les négociations progressent mais les incertitudes persistent

C’est la journée des pourparlers par excellence. À Rome, la troisième et dernière réunion du septième round de négociations directes entre Beyrouth et Tel Aviv a pris fin sur une note plus ou moins positive mais toujours pas concluante. Dans le Golfe, Téhéran et Mascate seraient sur le point d’annoncer un accord provisoire sur la navigation dans le détroit d’Ormuz. Dans les deux cas, un dénouement n’est certainement pas pour bientôt, d’autant que le problème de fonds, c’est-à-dire le pouvoir déstabilisateur de l’Iran dans la région, et plus particulièrement celui des milices pro-iraniennes, persiste, comme l’a relevé à juste titre le ministre syrien des Affaires étrangères, Assaad al-Chibani, en visite jeudi à Ankara.

Négociations avec Israël; acte d’accusation prochainement sur le 4 Août: le retour de l’État

Le septième round des pourparlers directs libano-israéliens a démarré mardi à Rome, au siège de l’ambassade des États-Unis. Les discussions, présentées comme étant ardues, seront étalées sur trois jours, au cours desquels les deux délégations libanaise et israélienne doivent s’entendre sur la suite du mécanisme prévu pour un retrait progressif des forces de Tel Aviv et un déploiement de l’armée. Un sujet sur lequel Beyrouth insiste particulièrement alors que la priorité de l’État hébreu reste le mécanisme prévu par le Liban pour le désarmement du Hezbollah. Ce groupe pro-iranien est de nouveau monté au créneau mardi, fustigeant les autorités libanaises et s’en prenant en particulier au président de la République, Joseph Aoun.

Trump annonce des négociations, l’Iran le dément
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Taline Becharraoui
Published
août 3, 2026 - 22:02

Ce lundi 3 août est resté marqué par les suites de l’annonce faite par le président américain Donald Trump, la veille, de suspendre les frappes de grande envergure contre l’Iran qui étaient prévues le week-end écoulé. Le président américain avait pourtant annoncé que ces frappes seraient «les plus puissantes depuis la Seconde Guerre mondiale». Lundi matin, le président Trump a effectivement annoncé des négociations avec l’Iran, lundi soir. Mais Téhéran, par la voix du porte-parole des Affaires étrangères, s’est empressé de démentir le chef de la Maison Blanche, assurant ne mener des pourparlers qu’avec Oman pour la répartition des tâches dans le détroit d’Ormuz.

Frappe majeure contre l'Iran: Washington alerte ses ressortissants
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LevantTime .
Published
août 2, 2026 - 01:53

Fausse alerte ou vrai bluff ? Plusieurs déclarations alarmantes ont été faites samedi soir sur l’imminence d’une attaque américaine de grande envergure contre l’Iran. La reprise des affrontements début juillet a fait dérailler le protocole d'accord signé mi-juin et censé ouvrir la voie à des pourparlers de paix. Jeudi, le Pakistan, pays médiateur, a affirmé que les belligérants négociaient en vue d'une désescalade, en particulier concernant le détroit d'Ormuz. L'Iran et les Etats-Unis ont repris cette semaine leurs échanges de frappes nocturnes après plusieurs jours d'accalmie, mais aucune attaque n'a été signalée depuis la nuit de vendredi à samedi.