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Liban-Israël: les réunions de Rome enclenchent le processus des zones-pilotes

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Par LevantTime .
Publié juil. 15, 2026 - 23:33

Alors que les forces israéliennes poursuivent par intermittence leurs raids ciblés au Liban-Sud ainsi que la destruction, de manière systématique, des infrastructures du Hezbollah dans la région méridionale du pays, le sixième round de négociations directes entre le Liban et Israël qui s’est achevé mercredi à Rome, sous l’égide des Etats-Unis, semble avoir donné officiellement et concrètement le coup d’envoi du long, et périlleux, processus de retrait progressif de Tsahal du Liban-Sud.

Au terme de deux jours de réunions, mardi 14 et mercredi 15 juillet, dans la capitale italienne, aussi bien les sources autorisées américaines que libanaises qualifiaient de « fructueux » et « positif » le résultat de ce sixième round de pourparlers libano-israéliens. L’ambassade US à Beyrouth a indiqué que des mesures concrètes ont été convenues pour la mise en place des deux premières zones-pilotes qui devraient permettre à l’armée libanaise de se déployer dans les secteurs qui seront évacués par les Israéliens.

Les détails techniques précis seront finalisés dans les prochains jours, précise l’ambassade US qui ajoute que cela permettra de passer à des discussions plus larges débouchant sur l’application de « tous les volets » de l’accord-cadre signé par le Liban et Israël « dans le but de parvenir à un accord global » entre les deux pays.

Cette évaluation positive des pourparlers de Rome a été partagée par une source libanaise ainsi que par un haut responsable israélien, cité par Maariv, qui a indiqué mercredi que le Liban et Israël sont parvenus à « un accord concernant les deux premières zones-pilotes au Liban-Sud ». Et le responsable en question de relever que les deux pays considèrent « le désarmement du Hezbollah comme un objectif fondamental » du processus en cours défini par l’accord-cadre.

Trump revient à la charge au sujet de Chareh

En ce qui concerne le sort du Hezbollah, le président Donald Trump est revenu mercredi à la charge au sujet du rôle que pourrait assumer le président syrien Ahmed el-Chareh au niveau du démembrement de la milice du Hezb. « Le président Chareh aimerait intervenir pour s’occuper du Hezbollah et j’envisage de lui donner le feu vert », a affirmé le chef de la Maison Blanche qui a précisé sa pensée à cet égard en soulignant que le leader syrien sera « plus précis que les Israéliens dans sa façon de traiter avec le Hezbollah ». « Il le fera de manière différente, sans détruire les bâtiments », a-t-il estimé.

Cette proposition, déjà défendue par le président Trump à plus d’une reprise au cours des derniers jours mais rejetée par les Libanais, sera vraisemblablement évoquée au cours de la visite que le président Joseph Aoun effectuera le 21 juillet à Washington où il sera reçu à la Maison Blanche. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu en discutera sans doute également au cours de sa visite projetée à Washington au début de la semaine prochaine.

Sleiman Frangié et Mahmoud Comati punis par l’Irak

Reste à signaler, au chapitre de la lutte contre les débordements miliciens du parti pro-iranien, que le gouvernement irakien a inscrit le Hezbollah libanais sur sa liste de sanctions bancaires dans le but évident de tarir les sources de financement du parti pro-iranien. Par la même occasion, les autorités irakiennes ont également imposé des sanctions bancaires au chef des Marada, l’ancien ministre et député Sleiman Frangié, et au vice-président du Conseil politique du Hezb, Mahmoud Comati, tous deux déjà punis par le Trésor américain.

Ces sanctions interviennent après les entretiens que le nouveau Premier ministre irakien Ali el-Zaïdi a eus il y a quelques jours à Washington avec le président Trump. Ces entretiens ont été placés par M. Zaïdi sous le signe du « partenariat stratégique » avec les Etats-Unis. Le président Trump a donné le ton de ce partenariat en indiquant que ce sont des entreprises américaines qui se chargeront des opérations d’extraction du pétrole irakien ». « Les Irakiens, a affirmé le chef de la Maison Blanche, ne veulent plus traiter avec les autres, ils veulent traiter avec les Etats-Unis, et c’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles j’étais convaincu qu’il ferait (M. Zaïdi) un excellent Premier ministre ».

Les frappes US contre les positions des Pasdaran

Sur le front iranien, l’armée américaine a poursuivi mercredi matin et plus tard dans la journée et la soirée ses attaques contre les centres de lancement de missiles et de drones ainsi que contre des radars et des infrastructures militaires relevant des Gardiens de la révolution islamique au sud de l’Iran, le long du littoral donnant sur le détroit d’Ormuz. L’île de Hengam, toujours au sud de l’Iran, a également été la cible des attaques américaines. Le président Trump a souligné sur ce plan que « la semaine prochaine pourrait être la pire que l’Iran ait vécue »…

Notons dans ce cadre que le Bureau de contrôle des avoirs étrangers (OFAC) relevant du ministère américain du Trésor a imposé des sanctions contre sept personnes et entités accusées d’être impliquées dans un réseau international qui participe à l’effort d’armement des Pasdaran.

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