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L'Essentiel du jour

Septième nuit d’attaques US contre les positions iraniennes

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Un hélicoptère de la '11th Marine Expeditionary Unit' procédant à une opération de vérification à bord d'un pétrolier dans le golfe d'Oman, dans le cadre du renforcement du blocus des ports iraniens entamé plus tôt cette semaine. (USMC/Centcom via AFP)
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Par LevantTime .
Publié juil. 18, 2026 - 00:27

Bahreïn, le Koweït et le Qatar ou encore la Jordanie ont essuyé vendredi de nouvelles attaques iraniennes, en représailles aux bombardements américains menés sur le territoire iranien. Pour le sixième jour consécutif, les pays du Golfe alliés de Washington paient directement le prix de cette escalade militaire. Les dégâts infligés de part et d'autre à des infrastructures civiles témoignent d'une nouvelle intensification du conflit.

Tard dans la soirée de vendredi, le Commandement central (Centcom) a indiqué que l’armée US a lancé, pour la septième nuit consécutive, une nouvelle série de frappes contre les positions et les infrastructures militaires iraniennes. De fait, les médias officiels de la République islamique ont fait état peu avant minuit de fortes explosions dans plusieurs secteurs du sud de l’Iran, notamment à Bandar Abbas. Les voies de communication sont plus particulièrement visées depuis 48 heures par l’armée américaine.   

Entre-temps, Téhéran poursuit son escalade verbale. Mohsen Rezaï, conseiller militaire du guide suprême iranien, a menacé vendredi que l'Iran va entrer dans "une phase d'offensive totale" si les frappes américaines se poursuivent au-delà de "deux-trois jours". "L"Iran ne se contentera plus de riposter, et aucune frontière ne sera à l'abri", a-t-il aussi déclaré.

Restrictions sur le réseau électrique

Les autorités iraniennes ont fait état de dommages au réseau électrique dans le sud du pays. Elles ont également signalé des bombardements ayant visé des ponts, un port, un aéroport, des infrastructures de télécommunications ainsi qu'une gare.

Dans un communiqué, le ministère concerné a exhorté les habitants à éteindre les climatiseurs pendant les heures de pointe "afin de contribuer à garantir un approvisionnement stable en électricité dans les provinces du sud, qui sont actuellement confrontées à une chaleur extrême et à des attaques contre les installations d'alimentation électrique".

Au Koweït, une centrale électrique et une usine de dessalement d'eau ont été touchées par une attaque iranienne, selon les autorités de l'émirat, qui ont également appelé les habitants "à rationaliser leur consommation d'électricité durant cette phase exceptionnelle", alors que les températures atteignent 48 °C.

Frappes iraniennes tous azimuts

Les forces armées du Koweït, de la Jordanie, de Bahreïn et du Qatar, tous proches alliés des États-Unis, ont annoncé avoir fait face à des attaques aériennes à l'aube de vendredi.

Au Koweït, l'armée a fait état de plusieurs blessés. Au Qatar, médiateur dans le conflit, un enfant a été blessé par des débris. Les Gardiens de la Révolution ont affirmé y avoir visé la base américaine d'Al-Udeid, assurant avoir détruit des systèmes radar et des avions militaires afin de "punir l'agresseur".

Le président américain Donald Trump avait menacé cette semaine de frapper les ponts et les centrales électriques de l'Iran si ses dirigeants refusaient de revenir à la table des négociations.

Les Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de la République islamique, ont prévenu que les frappes "se poursuivront jusqu'au retour du calme sur la côte sud et dans le détroit d'Ormuz".

Trump «ouvert aux pourparlers»

Donald Trump "reste toujours ouvert à la diplomatie dans le même temps", a déclaré la porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt.

Selon elle, les Iraniens "ont fait savoir au président qu'ils veulent toujours conclure un accord. Nous leur parlons, mais, encore une fois, le président ne va pas les laisser tirer sur des navires dans le détroit sans conséquences".

Dans le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant la guerre près d'un cinquième des exportations mondiales de pétrole et de gaz naturel liquéfié, le trafic maritime continue de se raréfier.

Oléoduc irako-syrien

A Washington, la visite du Premier ministre irakien Ali al-Zaidi a porté ses premiers fruits. Les Etats-Unis se sont félicités vendredi d'un accord entre l'Irak et la Syrie visant à remettre en état l'oléoduc reliant les deux pays, fermé depuis des décennies, facilitant à terme le transport de pétrole en pleine reprise des hostilités entre l'Iran et Washington.

L'oléoduc doit permettre de relier la production pétrolière irakienne aux marchés d'exportation méditerranéens et au-delà. Une vraie aubaine alors que les cours du brut ont flambé lors de la fermeture totale du détroit d’Ormuz. Le prix du baril de pétrole poursuit sa hausse, mais reste, à environ 87 dollars, loin du pic de 126 dollars atteint au plus fort du conflit.

Les Etats-Unis ont indiqué qu'ils dirigent un consortium international pour mettre en œuvre les aspects techniques et financiers de ce projet qui, une fois remis en état, aura "une capacité de transport initiale de 2 millions de barils de pétrole brut par jour".

S'exprimant la semaine dernière à Damas, en marge d'une visite du président français Emmanuel Macron, le patron de TotalEnergies Patrick Pouyanné avait estimé que la Syrie peut devenir un "pays de transit important pour le pétrole qui vient d'Irak vers la Méditerranée", et offrir des "routes alternatives" au détroit d'Ormuz.

Au Liban-Sud

En ce qui concerne le front libanais, une source diplomatique libanaise, citée par la chaîne arabophone Al-Hadath, a indiqué vendredi que l’armée israélienne devrait entamer ce week-end son repli des zones-pilotes appelées à être prises en charge par l’armée libanaise, conformément à l’accord-cadre signé par le Liban et Israël le 26 juin dernier.

Au niveau des opérations militaires, les forces israéliennes présentes au Sud ont poursuivi la destruction des infrastructures militaires souterraines construites par le Hezbollah durant des décennies. Parallèlement, des raids aériens ciblés ont été menés par l’armée israélienne dans plus d’un secteur de la région méridionale du pays.

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