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Michel Touma

Michel Touma

L’armée israélienne occupe de nouvelles positions au Liban-Sud
Par
Michel Touma
Publié
mars 3, 2026 - 21:22

L’initiative prise par le Hezbollah dans la nuit du 1 er au 2 mars de réactiver le front du Liban-Sud, à la demande vraisemblablement des Gardiens de la Révolution iranienne, aboutira-t-elle à un retour de l’occupation israélienne dans une partie de la région méridionale du pays ? Cette question s’est posée avec acuité en ce mardi 3 mars 2026 à la lumière de l’annonce par le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, de la décision de l’État hébreu de «prendre le contrôle de zones supplémentaires» au Liban-Sud «pour protéger les communautés frontalières». En clair, l’armée israélienne avancera en territoire libanais et occupera de nouveaux secteurs qui viendront s’ajouter aux cinq positions stratégiques desquelles Tsahal ne s’était pas retiré après l’application du cessez-le-feu qui avait été convenu en novembre 2024.

Le gouvernement libanais proclame illégale l’action militaire du Hezbollah

Au troisième jour de l’offensive américano-israélienne contre le régime des mollahs iraniens (l’opération conjointe « Rugissement des lions »), les développements se sont accélérés sur le plan des opérations militaires et se sont étendus au Liban. Dans la nuit du dimanche 1 er mars au lundi 2 mars, ainsi que dans la journée de lundi, le « front » du Liban s’est ainsi embrasé à la suite de tirs de missiles lancés par le Hezbollah contre le nord d’Israël, plus particulièrement contre la région de Haïfa. Faisant fi effrontément de la position claire de la quasi-totalité des factions politiques locales et, surtout, du pouvoir central, qui ont mis en garde explicitement le parti pro-iranien contre toute tentative de s’impliquer dans le conflit iranien, le Hezbollah a malgré tout pris la décision suicidaire d’entrainer le Liban dans cette guerre (une n-ième guerre stérile) pour venger la mort du Guide suprême de la République islamique, Ali Khamenei, tué samedi dernier, 28 février, lors du premier raid lancé par l’aviation israélienne à Téhéran.

Pour venger Khamenei, les Pasdaran se déchaînent à tous vents
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Michel Touma
Publié
mars 1, 2026 - 17:17

Au deuxième jour de l’offensive américano-israélienne contre le régime des mollahs iraniens, les opérations militaires ont connu en ce dimanche 1 er mars 2026 une escalade que l’on pourrait qualifier de « qualitative » du fait de la confirmation officielle à Téhéran de la mort du Guide suprême de la Révolution islamique, Ali Khamenei, tué dans les premiers raids effectués samedi matin, 28 février, contre sa résidence dans la capitale iranienne. La mort du Guide a été confirmée dans la nuit de samedi à dimanche par la télévision d’Etat, et les autorités ont aussitôt proclamé un deuil de quarante jours dans le pays.

Offensive israélo-US: objectif, «l’éradication du régime des mollahs»
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Michel Touma
Publié
févr. 28, 2026 - 13:08

Le peuple iranien et avec lui d’autres populations de la région du Levant attendaient depuis des lustres ce Jour J. Les raids aériens intensifs américains et israéliens lancés en début de cette matinée du samedi 28 février ne semblent pas être une attaque ponctuelle limitée dans l’espace et dans le temps. Ils paraissent au contraire indiquer qu’ils sont le prélude à une offensive globale et radicale, militairement et politiquement, contre le régime des mollahs au pouvoir à Téhéran. C’est du moins de ce qui ressort de l’étendue et de l’ampleur des raids aériens américano-israéliens mais surtout de la déclaration radiotélévisée du président Donald Trump diffusée dans la matinée (donc vraisemblablement enregistrée vendredi soir).

La crise du régime iranien: déraciner plutôt qu’élaguer…
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Michel Touma
Publié
févr. 19, 2026 - 14:58

Dans des situations de guerre globale ou de crise existentielle aigue menaçant profondément le sort de toute une population, les positions frileuses, hésitantes, en demi-teintes, ne sont plus tolérables. Lorsqu’un pays est la cible des visées expansionnistes et hégémoniques d’une puissance sans foi ni loi, lorsqu’un régime tyrannique et sanguinaire se livre impunément à des massacres à grande échelle, perpétrés aveuglément contre des civils, des jeunes, des adolescents… dans de telles situations extrêmes, une attitude manichéenne, tranchée, s’impose, loin de tout louvoiement éhonté. C’est le cas à n’en point douter – on l’aura sans doute deviné – du pouvoir iranien en place.

Gare à la banalisation des massacres en Iran
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Michel Touma
Publié
févr. 6, 2026 - 13:14

Le secrétaire d'État Marco Rubio a mis le doigt sur la plaie, sans y aller par quatre chemins. Se montrant pour l’occasion paradoxalement peu « diplomate », il a fait preuve d’une magnifique franchise en résumant en quelques mots, en une petite phrase laconique, le fondement de la crise iranienne sous l’angle des rapports tendus entre Washington et la République islamique. « Le leadership en Iran n’est en rien le reflet de la population iranienne (…). Je ne suis pas sûr que l’on puisse aboutir à un deal avec ces gens-là »… Des propos qui recoupent ceux tenus dans le même registre par l’ancien ministre français des Affaires étrangères et de la Défense Jean-Yves Le Drian qui connait bien les pôles du pouvoir à Téhéran pour avoir traité avec eux. « Ils sont très forts dans l’art d’entourlouper (…), a-t-il souligné dans une interview télévisée. Leur seul souci est de gagner du temps et (d’assurer) la pérennité du régime ».

Iran : face au terrorisme d’État, halte à la complaisance
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Michel Touma
Publié
janv. 28, 2026 - 13:14

Ainsi, après la « brillante » performance militaire (!) de la « guerre de soutien » au Hamas et à Gaza, voici que cheikh Naïm Kassem nous promet une nouvelle « guerre de soutien », mais cette fois-ci avec comme objectif de voler au secours d’un acteur régional encore plus lointain : l’ayatollah Khamenei et la République islamique iranienne. Le chef du Hezbollah a donc décidé, ou plutôt a annoncé (puisque ce n’est pas lui qui décide en la matière…), que les Libanais se doivent de faire preuve d’un don de soi aveugle, sans limite aucune, jusqu’au sacrifice ultime, pour « défendre » (?) une force étrangère…

Pour un retour au legs politique de Mohammed Mehdi Chamseddine
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Michel Touma
Publié
janv. 26, 2026 - 19:26

Le Liban et, plus spécifiquement, la communauté chiite ont commémoré il y a quelques jours le 25e anniversaire du décès, le 10 janvier 2001, de l’ancien président du Conseil supérieur chiite (CSC), l’imam Mohammed Mehdi Chamseddine. Celui qui fut pendant plus de deux décennies le chef spirituel de la communauté chiite libanaise, succédant à l’imam Moussa Sadr – mystérieusement disparu lors d’une visite en Libye en 1978 – a laissé derrière lui un « testament » politique dont de nombreux Libanais et étrangers, notamment dans les milieux universitaires et journalistiques, ignorent (ou occultent…) l'existence et la véritable portée. La dimension historique et véritablement existentielle de ce legs est mise en relief par les développements dramatiques dont le Liban et la région sont actuellement le théâtre.

Pour un retour au legs politique de Mohammed Mehdi Chamseddine
Par
Michel Touma
Publié
janv. 19, 2026 - 13:42

Le Liban et, plus spécifiquement, la communauté chiite ont commémoré il y a quelques jours le 25e anniversaire du décès, le 10 janvier 2001, de l’ancien président du Conseil supérieur chiite (CSC), l’imam Mohammed Mehdi Chamseddine. Celui qui fut pendant plus de deux décennies le chef spirituel de la communauté chiite libanaise, succédant à l’imam Moussa Sadr – mystérieusement disparu lors d’une visite en Libye en 1978 – a laissé derrière lui un « testament » politique dont de nombreux Libanais et étrangers, notamment dans les milieux universitaires et journalistiques, ignorent (ou occultent…) l'existence et la véritable portée. La dimension historique et véritablement existentielle de ce legs est mise en relief par les développements dramatiques dont le Liban et la région sont actuellement le théâtre.

Une suicidaire cécité politique
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Michel Touma
Publié
janv. 4, 2026 - 10:10

Les dirigeants de la République islamique iranienne, ou tout au moins les hauts responsables des Gardiens de la Révolution – les Pasdarans –, n’ont sans doute pas lu, ou essayé de comprendre, lorsqu’ils étaient au faîte de leur puissance, la Fable de La Fontaine, La Grenouille qui voulait se faire aussi grosse que le Bœuf. S’ils l’avaient fait, ils auraient sans doute admis que ce n’est pas par le biais de l’idéologie, des slogans creux, des discours enflammés, du populisme, de la démagogie et, surtout, par la voie du terrorisme, qu’ils pouvaient se mesurer à des puissances possédant un potentiel, dans tous les domaines, à des dizaines d’années-lumière de leurs capacités « divines » réelles. S’ils étaient conscients des réalités de ce monde, ils se seraient montrés beaucoup plus réalistes dans leurs ambitions expansionnistes et géostratégiques.