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Michel Touma

Michel Touma

48 heures pour éviter un nouvel « enfer » en Iran
Par
Michel Touma
Publié
avr. 4, 2026 - 21:29

Il fallait, naturellement, s’y attendre… Brandissant la menace d’un déluge de feu qui pourrait s’abattre sous peu sur les infrastructures stratégiques iraniennes, le président Donald Trump a rappelé aux dirigeants de la République islamique que c’est dans 48 heures (soit lundi) qu’expire le dernier délai de 10 jours qu’il leur avait accordé afin d’avaliser le plan en 15 points présenté par Washington ou d’assurer la libre circulation maritime au détroit d’Ormuz. « L’Iran a un délai de 48 heures avant d’être confronté à l’enfer », a déclaré le président Trump. Samedi soir, 4 avril, aucun indice ne permettait encore de prévoir un possible déblocage susceptible d’éviter une escalade de grande envergure dans les opérations militaires, mais les coups de théâtre de dernière minute ne sont évidemment pas à exclure dans ce genre de situation.

Le «nouveau régime» iranien évoqué par Trump est-il réellement «cartésien»?

C’est une guerre d’un genre nouveau à laquelle nous assistons et qui oppose depuis le 28 février les armées américaine et israélienne, d’une part, à la République islamique iranienne, d’autre part. Pour schématiser à l’extrême, nous pourrions dire que nous faisons face à une guerre qui amalgame, comme on dirait en langage populaire, « le bâton et la carotte » de manière enchevêtrée à un point tel qu’il devient difficile de déceler entre les lignes la part et le degré de vérité, de manœuvres, de mensonges ou de dissimulation de la pensée au niveau des parties en conflit. Cette journée du lundi 30 mars 2026 a illustré dans une large mesure cette complexité de la situation, dans toute sa dimension. Le président Donald Trump est ainsi revenu à la charge dans une interview au New York Post , faisant état de la présence à Téhéran d’un «nouveau régime qui se montre cartésien et rationnel» dans sa ligne de conduite et qui est «plus flexible que les dirigeants qui ont été éliminés» (au début de la guerre).

Face au tyran, «nouveau Hitler» du Moyen-Orient
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Michel Touma
Publié
mars 28, 2026 - 10:58

Dans une récente interview accordée à une chaîne de télévision anglophone, le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, n’a pas été par quatre chemins en qualifiant feu l’ayatollah Ali Khamenei, et donc, par ricochet, le régime des mollahs en général, de « nouveau Hitler du Moyen-Orient »… Se livrant à une lecture particulièrement lucide du contexte géopolitique du conflit actuel, le prince héritier a relevé sans détour que le pouvoir iranien adopte clairement une posture expansionniste et cherche à étendre « son propre projet au Moyen-Orient, de la même manière que Hitler l’avait fait » en Europe. « Plusieurs pays n’avaient pas réalisé à quel point Hitler était dangereux, jusqu’au moment où ce fut trop tard », a souligné MBS qui a ajouté, en mettant le doigt sur la plaie : « Je ne voudrais pas que cela se produise ici ».

Le subit optimisme de Trump et les lignes de fracture iranienne
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Michel Touma
Publié
mars 23, 2026 - 21:42

Les milieux politiques dans le monde, et plus particulièrement les marchés internationaux, vivaient en ce lundi 23 mars dans l’angoisse des développements militaires qui risquaient de se produire à l’expiration, en soirée, de l’ultimatum lancé par le président Donald Trump au régime iranien, l’enjoignant d’assurer la libre circulation maritime au détroit d’Ormuz, faute de quoi il donnerait l’ordre de bombarder les centrales électriques et l’infrastructure énergétique en Iran. En réaction, Téhéran a menacé de s’attaquer aux installations énergétiques et vitales, notamment des stations de désalinisation de l’eau de mer, dans plusieurs pays du Golfe.

Tir de missiles contre Diego Garcia: l’Iran dévoile sa menace contre l’Europe

Trois développements majeurs, revêtant une indéniable dimension stratégique, ont marqué ces dernières vingt-quatre heures la guerre entre l’alliance américano-israélienne et la République des mollahs à Téhéran. L’Iran a ainsi lancé pour la première fois deux missiles balistiques de portée intermédiaire en direction de la base américano-britannique de Diego Garcia, située dans l’océan Indien, à quelque 4000 kilomètres de l’Iran. Les deux missiles n’ont pas atteint leur cible mais l’importance de ce tir réside dans sa signification d’ordre géopolitique. La portée des missiles iraniens était généralement estimée à 2000 kilomètres. Le fait que ces deux engins balistiques aient eu une portée de près de 4000 kilomètres constitue une preuve tangible que la République islamique œuvrait réellement à se doter d’un arsenal de missiles pouvant atteindre potentiellement des capitales européennes, dont notamment Paris et Londres, situées respectivement à 4200 et 4400 kilomètres de Téhéran.

L’enjeu, contrer non pas «des Libanais», mais le projet khomeyniste
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Michel Touma
Publié
mars 15, 2026 - 14:27

On a souvent parlé, surtout avant la guerre, du « miracle libanais », du Liban comparé au phénix qui renaît de ses cendres. Belle image… Sauf qu’à force de renaitre de ses cendres sans discontinu pendant plus d’un demi-siècle, le pays du Cèdre est aujourd’hui à bout de souffle… D’autant qu’il est miné de l’intérieur par un parti qui ne se soucie en aucune façon de « l’intérêt du Liban et de la survie de son peuple », comme l’a souligné fort à propos le président Joseph Aoun dans son intervention, en ligne, à l’adresse des dirigeants de l’Union européenne. Le chef de l’Etat n’a pas hésité à mettre le doigt sur la plaie en accusant ouvertement le Hezbollah d’avoir réactivé le front du Liban-Sud pour « servir les intérêts iraniens », affirmant que l’objectif de la formation alliée aux Pasdaran est de provoquer « la chute de l’Etat libanais » pour prétendre par la suite qu’elle est, seule, capable d’affronter Israël.

L’île de Kharg, nouvelle carte maîtresse aux mains de Trump
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Michel Touma
Publié
mars 14, 2026 - 17:28

La guerre entre la République islamique iranienne, d’une part, et l’axe américano-israélien, incluant par ricochet l’Europe et les pays du Golfe ainsi que la Turquie, d’autre part, achève, en ce samedi 14 mars, sa deuxième semaine. Cette première phase du conflit a été axée essentiellement, côté occidental, sur l’élimination, dès les premières heures de l’offensive, le 28 février, d’une quarantaine de membres du haut commandement militaire et politique iranien, dont le Guide suprême Ali Khamenei, suivie d’un matraquage aérien massif et continu visant à détruire les infrastructures militaires et administratives du régime.

Le cabinet Salam lance la chasse aux Pasdaran
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Michel Touma
Publié
mars 5, 2026 - 20:16

Le Conseil des ministres réuni jeudi au Grand Sérail a adopté plusieurs mesures visant à empêcher toute activité et toute présence des Gardiens de la révolution islamique iranienne au Liban, dans ce qui est perçu comme une véritable chasse aux Pasdaran dans le pays. Le gouvernement a demandé aux ministères concernés (Défense et Intérieur) ainsi qu’aux municipalités et aux différents services de sécurité de prendre toutes les mesures qui s’imposent afin d’empêcher toute activité militaire et sécuritaire des Gardiens de la révolution sur le territoire libanais. Les autorités concernées ont été chargées de déceler la présence de Pasdaran dans le pays, de les arrêter et de les expulser. Par ailleurs, sur proposition du ministre des Affaires étrangères, Joe Raggi, le gouvernement a décidé d’imposer l’obtention d’un visa d’entrée à tout ressortissant iranien désireux de se rendre au Liban.

Israël multiplie les assassinats de cadres; l’Iran étend ses tirs à l’Azerbaïdjan

L’offensive américano-israélienne lancée le 28 février dernier contre le régime des mollahs iraniens ainsi que la réouverture consécutive du front du Liban-Sud par le Hezbollah, dans la nuit du 1 er au 2 mars, ont pris une nouvelle tournure au cours des dernières quarante-huit heures. Alors que les raids aériens contre les positions du Hezbollah se poursuivent, notamment dans la banlieue-sud de Beyrouth et dans plusieurs villages de la région méridionale du pays, l’aviation de l’Etat hébreu multiplie les raids ciblés visant à éliminer des cadres supérieurs de la formation pro-iranienne et des organisations palestiniennes fondamentalistes. Mercredi 4 mars, et dans la journée de jeudi, 5 mars, des raids ont été menés à Aramoun, Saadiyate, Bchemoun, Choueifat, Saïda, Hazmieh, sur la route de l’aéroport de Beyrouth (deux cadres du Hezbollah assassinés), Zahlé et dans le camp palestinien de Baddaoui, au Liban-Nord, où un haut responsable du Hamas a été tué.

Israël et les USA se partagent la destruction des infrastructures du régime iranien

«Ils sont finis (…). Cette guerre est sept fois plus puissante que la précédente.» En peu de mots, le secrétaire américain à la Guerre, Pete Hegseth, a résumé la tournure prise, ou qu’a commencé à prendre, la guerre lancée le 28 février dernier par les États-Unis et Israël contre le régime des mollahs iraniens. Le ministre US a souligné que cette guerre en est encore à ses débuts, précisant que de nouveaux avions et de nouvelles forces armées seront acheminés prochainement au Moyen-Orient pour participer aux opérations militaires. Les déclarations du secrétaire à la Guerre reflètent clairement les développements en cours en Iran. Cette journée du 4 mars 2026 a été marquée principalement par les violents bombardements intensifs menés par l’aviation israélienne contre les bâtiments, les centres de commandement, et les infrastructures relevant du régime dans la région de Téhéran. Plus d’une centaine de centres des bassidjs (le bras armé répressif des Gardiens de la révolution islamique) ont notamment été la cible des bombardiers israéliens.