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Michel Touma

Michel Touma

Les dissensions iraniennes inhibent le dialogue avec les USA
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Michel Touma
Publicado
juil. 2, 2026 - 00:29

Au fur et à mesure que se décantent progressivement, et timidement, les contours, et peut-être aussi les non-dits, de l’accord-cadre conclu entre Washington et la République islamique d’Iran, deux paramètres fondamentaux, que l’on pourrait qualifier de «périphériques» au processus politique global en cours, émergent de façon de plus en plus explicite: d’une part, les dissensions iraniennes au sein du pouvoir et les fissures qui apparaissent désormais publiquement au niveau de l’ossature du régime; et d’autre part, la mise en place progressive par les Etats-Unis, avec patience et minutie, de ce qui paraît être un nouvel ordre politico-militaro-sécuritaire dans la région, ayant pour effet de rogner les ailes du régime des mollahs et de réduire son influence extraterritoriale à sa plus simple expression.

L’accord libano-israélien: le pouvoir reprend la main…
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Michel Touma
Publicado
juin 28, 2026 - 00:48

L’acte diplomatique du 26 juin, à Washington, reflète en soi, indéniablement, et quelle que soit la suite des événements, un grand courage politique, côté libanais. La teneur de l’accord-cadre signé par le Liban et Israël au terme de cinq rounds et deux mois de négociations directes menées à Washington, sous la supervision du Secrétaire d’Etat Marco Rubio, revêt un caractère historique, dans toute l’acception du terme. Les termes de ce document constituent en effet un véritable «turning point» dans l’évolution de la profonde crise existentielle qui n’en finit pas de saper les fondements mêmes du pays, de son système politique, de sa stabilité et sa prospérité depuis des décennies.

Supercherie et poudre aux yeux…
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Michel Touma
Publicado
mai 26, 2026 - 08:54

«Même si un accord préliminaire est conclu, cela ne changera pas la vision que l’Iran se fait de l’Amérique»… En peu de mots, l’agence iranienne Tasnim , qui reflète les positions des Gardiens de la révolution islamique, a évoqué de manière indirecte la source du mal qui sous-tend la crise existentielle qui déstabilise les pays du Levant et menace certains États du Golfe depuis des décennies. Cette petite phrase illustre en effet un grave problème de fond: la dimension idéologique divine qui dicte la ligne de conduite du régime des mollahs et qui est constamment occultée, ou parfois méconnue, par certains dirigeants occidentaux.

Halte, fausse route …
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Michel Touma
Publicado
mai 22, 2026 - 00:07

Dans l’actuel conflit qui décidera vraisemblablement du sort de la République islamique iranienne, il devient plus que jamais vital de faire preuve de transparence et de dire les choses comme elles sont, sans complaisance ni tergiversation: nombreux sont les hauts responsables politiques, experts, universitaires et journalistes qui font fausse route dans leur perception de l’enjeu véritable de cette crise existentielle qui secoue l’ensemble de la région et qui se répercute, par ricochet, sur le marché international. Le plus grave serait dans le contexte présent de se tromper de bataille. L’adversaire à combattre aujourd’hui n’est nullement le président Donald Trump, quels que soient les griefs que l’on pourrait retenir contre lui sur le plan du comportement, de l’attitude hautaine, de ses écarts de langage ou de ses rapports avec les dirigeants censés être ses alliés. Est-il nécessaire de rappeler à cet égard, pour illustrer notre propos, que ces mêmes défauts étaient reprochés à Winston Churchill durant la Seconde Guerre mondiale, mais le général de Gaulle, en plein conflit avec le régime nazi, n’avait pas pour autant focalisé tout son combat sur ses tiraillements et différends avec l’ancien Premier ministre britannique…

Négociations de Washington: la politique des petits pas
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Michel Touma
Publicado
mai 15, 2026 - 20:36

Il ne fallait évidemment pas s’attendre à des résultats ou des décisions spectaculaires au terme du troisième round de négociations directes libano-israéliennes qui s’est tenu jeudi et vendredi au Département d’Etat, à Washington. Il faut toutefois reconnaître que la simple tenue de ces discussions bilatérales en face-à-face à Washington, sous l’égide de l’Administration US, est une importante avancée en soi. A ce paramètre symbolique politiquement est venu s’ajouter certains indices apparus vendredi soir, à l’issue des réunions marathon tenues par les délégations libanaise et israélienne. Le Département d’Etat a ainsi souligné que les échanges se sont déroulés dans une «atmosphère positive qui a même dépassé nos attentes».

L’incursion au nord du Litani, un «message» à la veille des pourparlers de Washington

Dans l’attente que se précisent les véritables intentions du président Donald Trump concernant la tournure que prendra le bras de fer avec la République islamique, après la fin de non-recevoir américaine à la réponse iranienne aux dernières propositions US de «paix» (mais de quelle «paix» parle-t-on ?), l’attention des milieux politiques a été braquée en ce mardi 12 mai sur les informations faisant état d’une incursion israélienne – la première du genre dans le contexte présent – au nord du Litani. Depuis la funeste guerre déclenchée par le Hezbollah en juillet 2006 – pour des considérations purement iraniennes – toutes les solutions, initiatives et mesures qui étaient au centre des tractations internationales et régionales portaient sur la pacification de la zone située au sud du Litani. La résolution 1701 ainsi que le cessez-le-feu négocié en novembre 2024 – à la suite d’une autre guerre suicidaire déclenchée par le même Hezbollah – portaient sur la fin de toute présence milicienne dans cette zone méridionale bien définie.

Face aux «caprices» de Téhéran, incertitude sur le second round d’Islamabad

C’est décidément le monde à l’envers (ou presque) dans ce bras de fer qui oppose les États-Unis à la République islamique, avec comme enjeu la tenue ou non d’un second round de pourparlers à Islamabad, ce mardi. En apparence, le régime iranien, plus précisément le Corps des Gardiens de la révolution (les Pasdaran), se plaît à entretenir la perception que c’est lui qui impose ses conditions à Washington en vue d’une relance des négociations entre les deux parties. Ce serait ainsi, suivant cette logique, le vaincu qui dicte sa volonté au vainqueur! Car il faut à un certain moment appeler les choses par leur nom et «dire la vérité, aussi dure soit-elle» (pour reprendre l’expression du président Béchir Gemayel): dans cette guerre, c’est l’Iran qui a subi des pertes colossales au niveau de ses infrastructures militaires, nucléaires et économiques, et c’est le haut commandement politique, militaire et sécuritaire iranien qui a été décapité à grande échelle. Dans le même temps, c’est l’armada américaine qui assiège pratiquement l’Iran et impose depuis quelques jours un blocus maritime qui étouffe l’économie iranienne, et ce sont les aviations américaine et israélienne qui pendant 40 jours étaient les seuls maîtres du ciel, bombardant nuit et jour les centres névralgiques en Iran.

Trump relance l’implacable guerre économique contre le régime des mollahs
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Michel Touma
Publicado
avr. 13, 2026 - 23:22

Il s’agit là de la première conséquence directe de l’échec des négociations d’Islamabad, le week-end dernier, entre les Etats-Unis et la République islamique iranienne. Les forces navales de l’armée américaine ont mis en place lundi, à 17 heures (heure de Beyrouth), un blocus total de tous les ports iraniens et du détroit d’Ormuz. Plusieurs bâtiments de guerre ont été déployés pour appliquer ce blocus appliqué à tous les navires censés emprunter, au départ ou à l’arrivée, les ports iraniens. Seuls les navires transportant de l’aide humanitaire seront autorisés à accoster dans des ports, mais après avoir été fouillés minutieusement. Quant aux bâtiments qui ne sont pas concernés par le trafic maritime avec l’Iran, ils pourront traverser sans encombre le détroit d’Ormuz.

Pourparlers avec Israël: Beyrouth prive l’Iran de la carte libanaise
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Michel Touma
Publicado
avr. 11, 2026 - 19:00

Pendant que certains habitants de Beyrouth continuaient vendredi, 10 avril, d’inspecter les secteurs durement frappés mercredi par l’aviation israélienne, dans le cadre d’une attaque-surprise contre des cadres du Hezbollah implantés dans divers quartiers de la capitale, les raids aériens se poursuivaient au Sud contre plusieurs villages de la zone méridionale du pays. L’un de ces raids a fait 12 tués (des agents de la Sécurité de l’Etat), à Nabatiyeh. Mais en l’absence de développements majeurs au niveau des opérations militaires, ce sont les négociations directes entre le Liban et Israël, prévues au début de la semaine prochaine à Washington, qui focalisent au stade actuel l’attention des milieux diplomatiques et politiques locaux.

Les oubliés de la guerre d’Iran
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Michel Touma
Publicado
avr. 7, 2026 - 10:32

Il s’appelait Amirhossein Hatami, il était musicien, guitariste talentueux, selon ses proches ; il avait 18 ans ; il a été pendu dans la cour de la prison iranienne de Ghezel Hesar, dans la banlieue de Téhéran … Il avait été accusé «d’inimitié envers Dieu»… Mohammed Amin Beighari, 19 ans, a été autorisé la semaine dernière par ses geôliers à entrer en contact par téléphone avec son père pour l’informer (comble du sadisme et de la cruauté de la part du pouvoir…) qu’il sera pendu le lendemain matin ; l’exécution eut lieu comme prévu. Son «crime» : avoir participé aux dernières manifestations contre le régime des mollahs…