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L'Essentiel du jour

Tir de missiles contre Diego Garcia: l’Iran dévoile sa menace contre l’Europe

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Photo d'archive de la base américano-britannique de Diego Garcia, située en plein milieu de l'océan Indien, dans l'archipel mauricien des Chagos. (AFP)
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Par Michel Touma
Publié mars 21, 2026 - 18:54

Trois développements majeurs, revêtant une indéniable dimension stratégique, ont marqué ces dernières vingt-quatre heures la guerre entre l’alliance américano-israélienne et la République des mollahs à Téhéran. 

L’Iran a ainsi lancé pour la première fois deux missiles balistiques de portée intermédiaire en direction de la base américano-britannique de Diego Garcia, située dans l’océan Indien, à quelque 4000 kilomètres de l’Iran. Les deux missiles n’ont pas atteint leur cible mais l’importance de ce tir réside dans sa signification d’ordre géopolitique. La portée des missiles iraniens était généralement estimée à 2000 kilomètres. Le fait que ces deux engins balistiques aient eu une portée de près de 4000 kilomètres constitue une preuve tangible que la République islamique œuvrait réellement à se doter d’un arsenal de missiles pouvant atteindre potentiellement des capitales européennes, dont notamment Paris et Londres, situées respectivement à 4200 et 4400 kilomètres de Téhéran. 

Une telle donnée apporte de ce fait un démenti cinglant à certains milieux et observateurs occidentaux qui mènent campagne contre la bataille engagée contre la République islamique en prétendant que le régime iranien ne constituait nullement une menace pour les pays européens et les intérêts occidentaux.

Autre développement majeur intervenu en cette journée du samedi 21 mars : le bombardement par l’aviation américaine, pour la deuxième fois en trois semaines, de la centrale nucléaire de Natanz et de son centre d’enrichissement de l’uranium. Des bombes anti-bunkers ont été utilisées au cours de ce bombardement afin d’atteindre des cibles souterraines enfouies à de grandes profondeurs. Aucune fuite radioactive n’a été signalée à la suite de cette opération, a indiqué l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). Samedi en milieu d’après-midi, l’aviation américaine survolait la zone d’Ispahan, où est située une autre centrale nucléaire d’importance. 

Vingt pays s’engagent pour débloquer Ormuz 

L’autre dossier qui a focalisé l’attention des chancelleries occidentales et des milieux économiques internationaux se manifeste au niveau des menaces que la République islamique fait peser sur la circulation maritime au détroit d’Ormuz. Le développement nouveau intervenu samedi sur ce plan est l’engagement pris par une vingtaine de pays, dont la France, les Emirats arabes unis, le Japon, le Canada et le Royaume uni, de se joindre aux efforts visant à assurer la réouverture du détroit d’Ormuz. 

Le président Donald Trump, convient-ils de relever sur ce plan, avait multiplié ces derniers jours son appel à une participation active des pays occidentaux à l’action préconisée pour garantir la libre circulation des navires sur cette voie maritime. Dans le cadre de leur contribution sur ce plan, les Etats-Unis ont acheminé dans la région des avions A-10 Warthog dotés d’un équipement militaire de pointe permettant de cibler de manière particulièrement efficace des embarcations constituant une menace à la circulation maritime. Parallèlement, les aviations américaines et israéliennes ont intensifié samedi et au cours des dernières vingt-quatre heures leur pilonnage des entrepôts de missiles et des rampes de lancement situés dans la zone du détroit d’Ormuz. 

L’ensemble de ces développements accréditent la thèse, rapportée depuis quelques jours, par divers milieux, selon laquelle l’armée américaine prépare un débarquement sur l’île iranienne de Kharg dont l’importance hautement stratégique réside dans le fait que 90 pour cent des exportations pétrolières iraniennes transitent par cette île qui bénéficie des eaux profondes permettant l’accostage de superpétroliers géants. 

L’armée israélienne poursuit sa progression au Liban-Sud

Sur le front libanais, l’armée israélienne a poursuivi samedi sa lente, et prudente, progression en territoire libanais en occupant de nouvelles positions stratégiques qui lui permettraient de consolider son plan visant à établir une zone de tampon entre le Litani et la frontière avec le Liban. 

Ce grignotage du terrain, perceptible samedi plus particulièrement dans la région de Nakoura, s’accompagne d’un pilonnage intensif de plusieurs villages de la région méridionale. Parallèlement, des accrochages étaient signalés samedi dans la localité de Khiam où l’armée israélienne fait face à deux poches de résistance tenues par des miliciens du Hezbollah. 

Parallèlement, l’aviation de l’Etat hébreu a poursuivi dans la nuit de vendredi et la journée de samedi sont bombardement intermittent des infrastructures miliciennes du Hezbollah dans plusieurs quartiers de la banlieue-sud, dont notamment Haret Hreik et Bourj Brajneh.  


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