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Khalil Helou

Khalil Helou

Hezbollah-Israël, une guerre sans fin au service de qui ? (15)
Par
Khalil Helou
Publié
sept. 7, 2026 - 13:10

Cette série d’articles permet de mieux comprendre la situation actuelle à la lumière du passé, loin des discours passionnés, idéologiques ou romantiques, qui passent à côté des réalités. Notre approche vise à laisser au lecteur le soin de tirer les conclusions qui s’imposent. Les quatorze parties précédentes étaient une relecture des évènements relatifs à la montée en puissance du Hezbollah, ses conflits armés avec Israël et son hégémonie au Liban, depuis l’accord de Taëf, jusqu’à l’accord de Doha. Mai 2008, la montagne après Beyrouth. Le 7 mai 2008, le Hezbollah et ses alliés (le mouvement Amal et le Parti syrien national social, PSNS) occupèrent manu militari les bureaux du Courant du Futur de Saad Hariri à Beyrouth et une grande partie des quartiers sunnites de la capitale, qui constituaient la base populaire de la coalition du 14 Mars.

Pacte de la Mecque: une réponse aux défis régionaux (1/4)
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Khalil Helou
Publié
sept. 3, 2026 - 11:39

Ce premier article d’une série de quatre articles, consacrée au pacte de la Mecque, explique comment l’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan ont cheminé et franchi un seuil stratégique majeur en signant le Pacte de la Mecque, le 7 août 2026. Né de la montée des tensions régionales et de l’érosion des garanties sécuritaires américaines, cet accord de défense collective pourrait consacrer l’émergence d’une nouvelle architecture autonome au cœur du monde sunnite. La Mecque est, sans conteste, un lieu hautement symbolique pour la signature d’un pacte. Le 7 août 2026, le palais d’Al-Safa à La Mecque est ainsi devenu le théâtre d’un événement historique dont l’onde de choc redessine la géopolitique régionale et asiatique. Sous les plafonds de cette résidence surplombant la Kaaba, le prince héritier saoudien Mohammed ben Salman (MBS), le président turc Recep Tayyip Erdoğan et le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif ont scellé une alliance ayant comme surnom le Pacte de la Mecque.

Hezbollah-Israël, une guerre sans fin au service de qui? (14)
Par
Khalil Helou
Publié
août 5, 2026 - 02:02

Cette série d’articles a pour objectif de mieux comprendre la situation actuelle sur la scène libanaise, à la lumière du passé, loin des discours passionnés, idéologiques ou romantiques, qui passent à côté des réalités, laissant au lecteur tirer les conclusions qui s’imposent. Les treize parties précédentes étaient une relecture des évènements relatifs à la montée en puissance du Hezbollah depuis l’accord de Taëf, jusqu’à l’application incomplète de la résolution 1701 du Conseil de Sécurité de l’ONU, en 2006. Depuis la fin de la guerre des 33 jours de 2006 avec Israël, le Hezbollah s’est employé à se reconstituer en termes d’armement, de réorganisation et de redéploiement. En clair, il a encaissé un grand coup pendant cette guerre, mais a surpris Israël par ses capacités militaires, puis il est devenu lors des deux années suivantes une vraie force armée, d’envergure régionale, grâce à quatre facteurs : son expérience acquise sur le terrain ; l’appui iranien ; le pont terrestre syrien (sous le régime Assad) Téhéran – Beyrouth ; et le compromis entre son secrétaire général Hassan Nasrallah et le président libanais de l’époque Emile Lahoud.

Ankara au cœur du focus méridional de l’Otan 3.0: quid du Liban?
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Khalil Helou
Publié
juil. 29, 2026 - 16:01

Dans la version Otan 3.0 qui a émergé du sommet d’Ankara (7-8 juillet derniers), l’Alliance a renforcé ses capacités de gérer simultanément une menace continentale à l’Est (Russie) et une instabilité hybride (terrorisme, crises migratoires, conflits militaires) sur son flanc méditerranéen et moyen-oriental. Pour ce second volet, elle compte désormais sur Ankara, qui non seulement s’est imposée comme fournisseur majeur d’armes aux pays membres, mais aussi comme médiateur entre l’Occident et l’axe Moscou-Téhéran, refusant de couper les ponts avec la Russie et l’Iran, tout en faisant barrage à la première en mer Noire et dans le Caucase, et à la seconde en Syrie et au Liban.

Hezbollah-Israël, une guerre sans fin au service de qui? (13)
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Khalil Helou
Publié
juil. 27, 2026 - 13:05

Cette série d’articles a pour but de mieux comprendre la situation actuelle sur la scène libanaise à la lumière du passé, loin des discours passionnés, idéologiques ou romantiques, qui passent à côté des réalités, laissant au lecteur le soin de tirer les conclusions qui s’imposent. Les douze parties précédentes portaient sur une relecture des évènements relatifs à la montée en puissance du Hezbollah depuis l’accord de Taëf, jusqu’à l’application, gravement incomplète, de la résolution 1701 du Conseil de Sécurité de l’ONU en 2006. Deux ans avant la guerre des 33 jours de 2006, et plus précisément le 3 septembre 2004, sous la pression directe de la Syrie de Bachar el-Assad, le Parlement libanais a prolongé de trois ans le mandat du président Émile Lahoud.

Le sommet de Washington: entre espoirs et illusions
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Khalil Helou
Publié
juil. 23, 2026 - 23:37

La scène était impeccablement chorégraphiée dans le Bureau ovale ce mardi 21 juillet 2026. D’un côté, Donald Trump, promettant une aide militaire et offrant une fenêtre économique spectaculaire en levant un embargo aérien vieux de quarante ans. De l’autre, le président libanais Joseph Aoun, brandissant un document officiel présenté comme la feuille de route définitive pour désarmer le Hezbollah. Pour les observateurs occidentaux, le troc a une apparence parfaite: l’extension de la souveraineté de l’État libanais en échange d’un parrainage américain pour chasser définitivement l’influence iranienne du Levant.

Les «zones pilotes»: sabotage géopolitique au Liban-Sud
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Khalil Helou
Publié
juil. 18, 2026 - 22:56

L'accord-cadre trilatéral, négocié sous l'égide des États-Unis et signé à Washington, a introduit un mécanisme ambitieux pour démilitariser le Liban-Sud: la création de «zones pilotes». La phase initiale de ce projet englobe six villages clés répartis de part et d'autre du fleuve Litani, à savoir Zawtar al-Gharbiyah au nord du fleuve, et Froun, Ghandouriyeh, Qalaouiyeh, Burj Qalaouiyeh en son sud. Selon cette structure, l’Armée Libanaise a pour mission de se déployer, d'établir un contrôle total et de veiller à ce que ces zones soient entièrement purgées des armes miliciennes. En contrepartie, les Forces d’occupation israéliennes doivent opérer un retrait progressif.

Hezbollah-Israël, une guerre sans fin au service de qui? (12)
Par
Khalil Helou
Publié
juil. 16, 2026 - 15:49

Cette série d’articles a pour but de mieux comprendre la situation actuelle sur la scène libanaise à la lumière du passé, loin des discours passionnés, idéologiques ou romantiques, qui passent à côté des réalités, laissant au lecteur le soin de tirer les conclusions qui s’imposent. Les onze parties précédentes étaient une relecture des évènements relatifs à la montée en puissance du Hezbollah depuis l’accord de Taëf, jusqu’à l’application gravement incomplète de la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l’ONU en 2006. Dès le premier retrait israélien de mai 2000, le président de la République libanaise Émile Lahoud (1998-2007) et le secrétaire général du Hezbollah Hassan Nasrallah scellèrent un accord conceptuel majeur: l’État légitimise le Hezbollah et, en contrepartie, le mouvement s’engageait à respecter formellement les institutions nationales et à s’abstenir d’utiliser ses armes dans les luttes politiques internes. Il s’avéra plus tard que non seulement cette promesse était volatile puisqu’elle s’est effondrée le 7 mai 2008 quand le Hezbollah a occupé Beyrouth par la force des armes, mais ces armes pesaient de tout leur poids dans la décision nationale.

OTAN 3.0 : l’éveil du géant ottoman au sein de l’Alliance (2/2)
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Khalil Helou
Publié
juil. 11, 2026 - 14:31

Le 8 juillet 2026 restera comme une date charnière dans l’histoire de l’Alliance atlantique. La «Déclaration d’Ankara», publiée au terme du sommet de l’Otan tenu en Turquie, a mis en évidence une transformation profonde, tant sur le plan technologique que financier et géopolitique. Ce passage à l’Otan 3.0 recentre l’organisation sur une doctrine de supériorité informationnelle et de défense territoriale de haute intensité, avec l’affirmation de la Turquie comme pivot méridional. Une révolution financière: la Banque pour la défense et la résilience L’un des aspects les plus novateurs du sommet est la réponse aux défis financiers du réarmement. Même si l’Union européenne a créé en 2025 le fonds SAFE (Security Action for Europe) de 150 milliards d’euros pour la défense, dont le Canada et la Turquie sont exclus, l’Alliance atlantique a dû trouver une solution spécifique pour inclure ces pays. Dans un contexte où les États membres s’engagent à porter leurs dépenses d’armement jusqu’à 5 % du PIB, neuf pays — dont la Turquie et le Canada — ont annoncé la création de la Banque pour la défense, la sécurité et la résilience .

Otan 3.0: l’éveil du géant ottoman, le rééquilibrage des alliances (1/2)

Le 8 juillet 2026, Ankara est devenue le théâtre d’un tournant stratégique pour la défense collective européenne et transatlantique. Sous la présidence de Recep Tayyip Erdogan, l’ouverture du sommet de 48 heures au palais présidentiel de Beştepe marque le lancement officiel de ce que plusieurs responsables et analystes qualifient déjà d’«Otan 3.0». L’événement dépasse le cadre protocolaire: il réoriente les priorités institutionnelles de l’Alliance face à des défis multiples, notamment une guerre prolongée en Ukraine, une confrontation latente avec l’Iran, un danger potentiel de terrorisme et une inquiétude vis-à-vis des vagues d’immigration.