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Khalil Helou

Khalil Helou

La guerre en Iran: état des lieux des positions en présence
Par
Khalil Helou
Publié
mai 29, 2026 - 11:27

Trois mois, jour pour jour, après son déclenchement, la guerre en Iran semble suspendue, et dans les calculs de Washington et de Téhéran, la partie adverse finira par céder avec le facteur «temps». Bien que tout indique que l’Iran devrait céder après son désastre militaire et ses pertes économiques intégrées estimées entre 1000 et 1450 milliards de dollars américains, le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) ne cède pas. Il n’a pas de comptes à rendre à son peuple, l’empêche de s’exprimer, en a massacré au moins une trentaine de milliers et emprisonné une cinquantaine de milliers en janvier dernier.

Hezbollah-Israël, une guerre sans fin au service de qui? (7)
Par
Khalil Helou
Publié
mai 25, 2026 - 21:36

Cette série d’articles permettra de mieux comprendre la situation actuelle au vu du passé, loin des discours passionnés, idéologiques ou romantiques, qui passent à côté des réalités. Il revient au lecteur d’en tirer les conclusions qui s’imposent. Les six parties précédentes étaient une relecture des évènements relatifs à la montée en puissance du Hezbollah depuis l’accord de Taëf, jusqu’au retrait de l’armée israélienne du Liban-Sud en mai 2000, et l’instauration d’un Hezbollahland au Sud. Décès de Hafez el-Assad et croissance de l’influence iranienne en Syrie et au Liban Le 10 juin 2000, quinze jours après le retrait israélien du Liban, Hafez el-Assad meurt d’une crise cardiaque. Après son décès, son fils Bachar accède au pouvoir. Sous son mandat, la Syrie baathiste se rapproche de plus en plus de l’Iran. Elle devient un satellite de Téhéran et une plateforme utilisée par le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) pour projeter sa puissance et son influence vers le Liban, mais aussi vers la Cisjordanie via la frontière syro-jordanienne. Le contrôle de la Syrie par le CGRI a été bien décrit en janvier 2009 par l’ex-vice-président syrien Abdel Halim Khaddam (1984-2005): «L’Iran est impliqué au cœur même du régime syrien: dans ses services de sécurité, dans ses forces militaires, dans ses institutions économiques et dans ses mosquées.»

Entre Trump, Poutine, Xi et l’Iran: une nouvelle géopolitique s’annonce (2/2)

En pleine guerre des tarifs et des restrictions commerciales entre Pékin et Washington, et de leurs confrontations sur les problèmes de Taïwan et de la Mer de Chine méridionale, Trump et Xi Jinping ont tenu une première rencontre, le 30 octobre 2025, à l'aéroport de Busan, en Corée du Sud, en marge du sommet du Forum de la Coopération Économique pour l’Asie-Pacifique. Cette réunion, rendue nécessaire par les problèmes économiques urgents qui se posaient aux deux pays, avait abouti à la conclusion d’une trêve commerciale d’un an entre les deux parties. Cette trêve a porté sur une baisse immédiate des tarifs douaniers américains sur les marchandises chinoises, dépassant les 100% dans certains cas. Ces tarifs ont été réduits jusqu’à une moyenne de 47%. De plus, le président Trump avait suspendu l’inscription sur les listes noires des filiales dont 50% ou plus des actions appartenaient à des groupes chinois sanctionnés. Il avait, en outre, promis de lever les restrictions sur l’exportation vers la Chine de micro-puces relatives à l’Intelligence Artificielle.

Hezbollah-Israël, une guerre sans fin au service de qui? (6)
Par
Khalil Helou
Publié
mai 18, 2026 - 13:44

Nous poursuivons avec ce sixième article de la série «Israël-Hezbollah», qui vise à mieux comprendre la situation actuelle à la lumière du passé, loin des discours passionnés, idéologiques ou romantiques, qui passent à côté des réalités. Il revient au lecteur d’en tirer les conclusions qui s’imposent. Les articles précédents ont rappelé la montée en puissance du Hezbollah depuis l’accord de Taëf, ses deux premières guerres avec Israël, ainsi que le retrait de l’armée de l’État hébreu du Liban en mai 2000. Après le retrait israélien du Liban, le 24 mai 2000, et sur insistance du Premier ministre israélien Ehud Barack, l’ONU a officiellement certifié, le 16 juin 2000, que ce retrait était total et conforme à la résolution 425 du Conseil de sécurité des Nations unies, désormais considérée comme ayant été appliquée. La Finul a par la suite tracé une ligne de retrait israélien baptisée «Ligne bleue», comportant 13 points de litige entre les deux pays, d’une superficie inférieure à 1 km 2 . Cette ligne est pratiquement confondue avec la ligne Paulet-Newcombe, tracée en 1923 comme frontière délimitant le Liban et la Palestine sous les mandats français et britannique.

Entre Trump, Poutine, Xi Jinping et l’Iran: une nouvelle géopolitique s’annonce (1/2)

Des changements radicaux se précisent dans le monde qui voit depuis vingt ans agoniser l’ordre global qui prévalait depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale pour céder la place à un nouvel ordre qui pointe à l’horizon. Depuis le coup d’envoi de son second mandat, et conformément à sa Stratégie de sécurité nationale (NSS 2025), le président Donald Trump a redéfini les priorités des États-Unis. Celles-ci sont, en premier lieu, les affaires internes (America First) et le continent américain. Pour le reste du monde, il considère que l’Europe devrait prendre en charge sa propre défense et ne plus compter sur les États-Unis comme elle le fait depuis 1945. Il estime que la Russie, malgré son comportement belliqueux, n’est plus un danger puisqu’elle s’est avérée incapable de vaincre l’Ukraine et serait incapable d’envahir l’Europe.

Hezbollah-Israël, une guerre sans fin au service de qui? (5)
Par
Khalil Helou
Publié
mai 8, 2026 - 18:27

Dans une série d’articles, nous nous proposons d’apporter un éclairage sur la situation actuelle à la lumière du passé, loin des discours passionnés, idéologiques ou romantiques, qui passent à côté des réalités. Nous laissons au lecteur le soin de tirer les conclusions qui s’imposent. Il est grand temps, dans ce contexte de guerre, de contrecarrer sérieusement la rhétorique stérile de résistance. Non pas par une contre-rhétorique, mais par une approche en profondeur, prônant la culture de l’État de droit, lequel ne pourrait être édifié qu’à travers la souveraineté. Les quatre parties précédentes offraient une relecture des événements qui ont jalonné la montée en puissance du Hezbollah depuis l’accord de Taëf, ses deux premières guerres avec Israël et sa guerre d’usure qui s’étend sur plus d’une décennie.

La maladie culturelle
Par
Khalil Helou
Publié
mai 5, 2026 - 17:02

La maladie dont souffre le pays n’est pas seulement la milice du Hezbollah, quoiqu’elle constitue le défi le plus important, ni les autres milices, ni les groupes armés dans les camps palestiniens, ni l’absence de souveraineté, ni la corruption sempiternelle depuis l’époque de la Mutasarrifiyah (1862 - 1915). Cette maladie, qui est le déracinement de la culture de l’État et de l’État régalien, infecte les mentalités et y prolifère depuis l’occupation baathiste syrienne. Elle s’est exacerbée plus tard, et s’est cancérisée sous l’hégémonie du Hezbollah. Depuis 21 ans celui-ci, à tous les niveaux de sa hiérarchie, et là où il se trouve dans les institutions, s’acharne à modeler les mentalités et les rendre soumises, et utilise ces institutions comme bouclier sociopolitique et sécuritaire à son profit.

Hezbollah-Israël, une guerre sans fin au service de qui? (4)
Par
Khalil Helou
Publié
mai 1, 2026 - 13:58

Dans une série d’articles, nous nous proposons d’apporter un éclairage sur la situation actuelle à la lumière du passé, loin des discours passionnés, idéologiques ou romantiques, qui passent à côté des réalités. Nous laissons au lecteur le soin de tirer les conclusions qui s’imposent. Il est grand temps, dans ce contexte de guerre, de contrecarrer sérieusement la rhétorique stérile de résistance. Non pas par une contre-rhétorique, mais par une approche en profondeur, prônant la culture de l’État de droit, lequel ne pourrait être édifié qu’à travers la souveraineté. Les trois premiers articles présentaient une relecture des événements relatifs à la montée en puissance du Hezbollah depuis l’accord de Taëf en passant par l’opération «Règlement de comptes», l’«Entente de juillet» (1993), jusqu’à la veille de sa deuxième guerre avec Israël.

Quelles alternatives dans la guerre d’Iran?
Par
Khalil Helou
Publié
avr. 29, 2026 - 14:16

De nombreux analystes occidentaux s’accordent à dire que les États-Unis n’ont pas pu atteindre leurs objectifs dans la guerre d’Iran. Ces observations sont notamment nourries par l’augmentation des prix du pétrole qui se répercute sur l’économie mondiale, et plus particulièrement sur les prix des denrées de consommation courante aux États-Unis. Un sujet sur lequel la presse américaine revient régulièrement. Pour ces mêmes analystes, l’Iran se trouve en meilleure position dans les négociations. Qu’en est-il au juste? Retour sur les véritables motifs de la guerre George Friedman, analyste géopolitique, affirme ne pas être convaincu que Benjamin Netanyahu, ait pu entraîner Donald Trump dans la guerre. Non seulement parce que, selon l’expert, ce dernier est très difficile à convaincre, mais parce que le programme nucléaire iranien est beaucoup plus inquiétant pour les États-Unis que pour Israël.

Géopolitique de la guerre d’Iran: nouvelle grande stratégie américaine
Par
Khalil Helou
Publié
avr. 25, 2026 - 17:40

La Stratégie de Sécurité Nationale (National Security Strategy NSS) des Etats-Unis de 2025 est axée sur le principe « America First » et exige davantage d’autonomie stratégique de ses alliés européens que le président Donald Trump presse pour qu’ils assument leur propre défense sur leur continent. Washington aurait ainsi les mains libres pour se concentrer d’abord sur sa situation intérieure et sur le continent américain infiltré par la Chine et la Russie, ensuite sur le bassin Pacifique. A cette fin, il lui est nécessaire de diminuer son implication au Moyen-Orient et de le maintenir durablement stable. Dans ce but, la neutralisation définitive de la menace de l'Iran et du Hezbollah s’impose. Un Iran affaibli ouvrirait la voie à une expansion sans précédent des accords d’Abraham pour y inclure l’Arabie Saoudite et les autres pays arabes.