
Qui a dit que le Hezbollah ne se nourrissait que d’escarmouches et de conflits armés ? Depuis les années quatre-vingt-dix, celui-ci ne cesse de se libaniser, c’est-à-dire d’arrondir les angles et de choisir la voie du compromis. Du moins quant à la forme et pour noyer le poisson ! Certes au point de départ, donc au moment de sa constitution, le Hezb ne cachait pas son jeu. Il affichait haut et fort qu’il comptait instaurer un régime copié, mot pour mot, sur le modèle khomeyniste. Et de ce fait il s’était démarqué du jeu politique national, ce jeu indigne tout juste bon pour les mécréants. Mais, s’étant ravisé, il démarra habilement une entreprise de noyautage de l’appareil de l’État libanais. Tant et si bien qu’en 2005, il commandita auprès de cheikh Afif al-Nabulsi une fatwa l’autorisant à faire partie du gouvernement.







