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Jean-Patrick Dayras

Jean-Patrick Dayras

Pékin: les conséquences du sommet des deux «empereurs»
Par
Jean-Patrick Dayras
Publié
mai 15, 2026 - 01:18

Le monde avait, jeudi 14 mai, les yeux braqués sur Pékin où la rencontre entre le président des Etats-Unis, qui se veut encore grand, et le président Xi Jinping, qui aspire à l’être davantage que ce dernier, pourrait avoir des conséquences importantes pour nombre de pays, à court comme à long terme. Pour certains, nombreux sans doute, ces conséquences pourraient être dramatiques. Qu’en sera-t-il pour l’état du monde par la suite? Nul ne pourrait encore l’affirmer. Le président Trump a parlé sans doute, d’abord, de commerce. Le président Xi également. Le premier évoquera très vite ses victoires, mot qu’il chéri, sur son site, comme à son habitude.

L’Iran et le Liban: deux théâtres, une même guerre?
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Jean-Patrick Dayras
Publié
avr. 27, 2026 - 11:21

Les différentes déclarations et voltes-faces du président Donald Trump vont modifier les relations avec les Européens, l’OTAN et les alliés des Etats-Unis. Elles vont entraîner des réactions de la part des pays du Pacifique et du Moyen-Orient. Les Occidentaux jouent la modération et veulent assumer un rôle dans la sécurisation du détroit d’Ormuz après la cessation des hostilités. Les États-Unis seront-ils hors-jeu dans la région? Le 28 février 2026, les États-Unis et Israël ont lancé une opération militaire contre l’Iran sans en informer au préalable les chefs d’État et de gouvernement des pays occidentaux et membres de l’OTAN. Dans la foulée, le président américain, Donald Trump, a cependant sollicité leur soutien, notamment pour la sécurisation du détroit d’Ormuz, mais aussi pour fournir un appui direct aux opérations américaines.

Le détroit d’Ormuz et la Convention de Montego Bay
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Jean-Patrick Dayras
Publié
avr. 10, 2026 - 13:15

Les termes de l’accord de cessez-le-feu – prévu pour une durée limitée de deux semaines – sont, tels que présentés officieusement, ambigus. L’Iran aurait accepté la réouverture du détroit d’Ormuz, présentée comme une contrepartie majeure au cessez-le-feu. Ce détroit répond aux critères définis par la Convention de Montego Bay de 1982, s’agissant d’un détroit international. Cette Convention précise, dans la section 2, la définition de l’utilisation d’un détroit international et la façon pour les navires navigant dans ses eaux et les aéronefs le survolant de s’y comporter. Article 37 «La présente section s’applique aux détroits qui servent à la navigation internationale entre une partie de la haute mer ou une zone économique exclusive et une autre partie de la haute mer ou une zone économique exclusive.»

La guerre en Iran: positionnement des principaux acteurs
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Jean-Patrick Dayras
Publié
mars 24, 2026 - 13:53

Le 28 février, le tonnerre s’est fait entendre dans le monde entier. Le tonnerre, ce mouvement imprévu et brutal. Brutal assurément. Imprévu? Pas vraiment. Cet événement était attendu, mais personne n’en connaissant la date, l’ampleur et les objectifs visés. La date est désormais connue. L’ampleur reste encore un mystère. Quant aux objectifs, quels sont-ils pour Israël et pour les États-Unis? Compte-tenu de la politique affichée par l’Iran des mollahs à l’égard d’Israël et des fondements du pouvoir que l’Iran entretient à grands frais pour éradiquer ce pays (et paralyser le Liban), Israël joue sa survie. Monsieur Netanyahu également. L’objectif qui en découle est clair: l’éradication.

Les grandes lignes d’une possible politique maritime au Liban (2)
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Jean-Patrick Dayras
Publié
févr. 18, 2026 - 20:04

Quelle politique le Liban pourrait, ou devrait, suivre dans le domaine maritime dans le cadre de ses efforts de développement? Quel pourrait être sur ce plan l’apport de l’Union pour la Méditerranée (UpM), qui a pris le relai du Partenariat euro-méditerranéen de Barcelone? L’Union pour la Méditerranée s’est donné un cadre de nature «terrestre». Qu’il s’agisse de coopération politique et de sécurité dans le but de définir un espace commun de paix et de stabilité, de coopération économique et financière pour la construction d’une zone de prospérité partagée, ou de coopération culturelle et sociale pour favoriser la compréhension entre les cultures et les échanges entre les sociétés civiles, l’objectif est de créer une zone de prospérité partagée dans une zone de libre-échange euro-méditerranéenne (ZLEM). Tout cela unit la terre.

Un avenir maritime pour le Liban ? (1)
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Jean-Patrick Dayras
Publié
févr. 16, 2026 - 11:41

A la faveur des projets de coopération multilatérale initiés dans le cadre global de l’Union pour la Méditerranée, le Liban pourrait-il devenir ce qu’il mérite d’être, un Liban maritime ? La question exige une réflexion profonde et une vision exhaustive de la situation dans laquelle se débat le pays sur ce plan… « Pour les Français, la mer c’est ce qu’ils ont dans le dos quand ils regardent la plage » (Eric Tabarly). La France est un Etat maritime qu’elle méconnait. La traduction de cette spécificité en une réalité politique et budgétaire est faible. Remplacez France par Liban. C’est un État maritime - son histoire est là – qui n’a pas encore fait le choix politique et institutionnel nécessaire. Des projets maritimes fédérateurs rapprocheraient durablement toutes les communautés. Il en a les atouts. Le « bien commun » en serait « le » bénéficiaire.

Union pour la Méditerranée: quel bilan pour le Liban ?
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Jean-Patrick Dayras
Publié
janv. 23, 2026 - 15:22

Le dernier article de notre décryptage sur l’évolution du partenariat euro-méditerranéen de Barcelone (Euromed), puis de l’Union pour la Méditerranée (l’UpM), dresse un bilan sans détours des acquis et des failles qui ont marqué, pour le Liban, les deux phases 1995-2008 et 2008-2025 de cette double initiative stratégique européenne. Le processus euro-méditerranéen de Barcelone (Euromed), puis l’Union pour la Méditerranée (l’UpM), ont apporté au Liban des acquis politiques, économiques et institutionnels. Ceux-ci restent toutefois limités en raison de l’instabilité chronique qui sévit dans le pays depuis 1995, et plus particulièrement depuis 2008.

Union pour la Méditerranée: une relance inachevée du rêve de Barcelone (4/5)
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Jean-Patrick Dayras
Publié
janv. 21, 2026 - 14:04

Après avoir retracé la naissance du processus de Barcelone et son évolution vers l’Union pour la Méditerranée, marquant son élargissement, il convient de s’interroger sur l’état actuel de cette Union. Quelles en sont les réalisations et les difficultés ? Cet article propose un état des lieux et un bilan, ainsi que des perspectives pour 2026. Parmi les trois mots qui désignent le processus de Barcelone, on trouve bien sûr « processus », mais aussi « partenariat » et « Med » de Euromed. Ils sont la preuve que cette initiative a créé une dynamique de coopération, de dialogue – mot également employé – et de rencontre entre les pays formant une communauté autour de la Méditerranée, ainsi que ceux qui y sont étroitement liés par la géographie. S’y sont ajoutés les pays du voisinage immédiat, sans oublier les organisations qui fédèrent et représentent des sous-ensembles, comme l’UE et l’UMA (Union du Maghreb arabe). Trente ans après, cette initiative n’est pas morte. Toutefois, mise à l’épreuve du temps et des évènements, elle devait évoluer et s’inscrire dans un cadre nouveau, moins ambitieux, mais plus réaliste et pragmatique.

Une coopération riche en promesses, le Processus de Barcelone (3/5)
Par
Jean-Patrick Dayras
Publié
janv. 20, 2026 - 13:29

Troisième article de notre série d’articles sur le partenariat euro-méditerranéen: le Processus de Barcelone, ses évolutions, son financement puis son remplacement à partir de 2008 par l’Union méditerranéenne devenue Union pour la Méditerranée La Méditerranée riche de cultures, espace d’interconnexion, carrefour de civilisations, est un ensemble de pays partageant un patrimoine, dans lequel leurs cultures différentes se sont enrichi les unes des autres. Les relations se sont étendues à des échanges économiques et scientifiques. Cette identité unique a favorisé la création de réseaux qui perdurent sur fond d’un sentiment d’unité régionale.

L’idée méditerranéenne à l’épreuve des équilibres européens (2/5)
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Jean-Patrick Dayras
Publié
janv. 17, 2026 - 10:27

Après avoir défini l’espace géographique de l’Union méditerranéenne et exposé les raisons pour lesquelles les mers adjacentes ainsi que les pays riverains non liés à la Méditerranée en ont été écartés, les Conseils de la Baltique et nordique, ainsi que leurs objectifs, seront présentés afin d’identifier ce qui les rapproche de cette Union et les différences d’objectifs qui les caractérisent. Les limites géographiques de l’Union méditerranéenne étaient précisément déterminées: la mer Méditerranée, délimitée par les détroits de Gibraltar et des Dardanelles ainsi que par le canal de Suez. Les pays concernés, à savoir ceux que l’on peut désigner comme l’arc méditerranéen de l’Europe (en incluant, en raison de sa langue, de son histoire et de sa culture, le Portugal), ainsi que les pays riverains du Sud et de l’Est, au nombre de seize : Maroc, Algérie, Tunisie, Libye, Égypte, Israël, Jordanie, Liban, Palestine, Syrie, Turquie ; pour l’Adriatique: Bosnie-Herzégovine, Croatie, Albanie et Monténégro; enfin, la Mauritanie, pour une raison similaire - bien que non identique - à celle justifiant la présence du Portugal.