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Ce montage photographique réalisé par l'AFP montre deux Palestiniens armés lors d’un échange de tirs avec les forces israéliennes, puis des soldats israéliens rassemblés près de leurs corps après l’incident, au poste de contrôle du nord d’Hébron, en Cisjordanie occupée, le 23 octobre 2026. (Hazem Bader/AFP)
Décryptage
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Par LevantTime .
Publié oct. 24, 2026 - 01:10
Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a annoncé vendredi une opération militaire d’envergure en Cisjordanie, à la suite d’une attaque armée menée par deux Palestiniens contre un poste de l’armée israélienne près d’Hébron, dans le sud de ce territoire palestinien occupé. Deux soldats ont été tués et trois autres blessés. Les deux assaillants ont été abattus. En déplacement sur les lieux, Benjamin Netanyahu a immédiatement ordonné le bouclage de la Cisjordanie, dans le cadre d’une opération prévoyant, selon ses propos, l’évacuation d’habitants, des fouilles systématiques de domiciles et la destruction des infrastructures que Tel-Aviv considère comme liées aux groupes armés.
L'Essentiel du jour

Manifestations «Acte II»: la France retient son souffle

Nombreux appels à commettre des «exactions», 70000 policiers mobilisés
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Par LevantTime . - Publié oct. 24, 2026 - 00:59
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Les premières images de l'intérieur de la mairie de la ville de Limoges incendiée lors des manifestations du 17 octobre 2026. (AFP)
La France retient son souffle à la veille d'une nouvelle journée de mobilisations strictement encadrées, un «acte II» de manifestations. Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a accusé l'ultragauche et «l'extrême gauche radicale» d'avoir encouragé, sur les réseaux sociaux, à commettre des «exactions», affirmant que des «casseurs» ont, eux, appelé à des pillages. Il a annoncé que 70 000 policiers et gendarmes seraient mobilisés. Ils seront épaulés par les militaires de la force Sentinelle, des unités d'élite de la police et de la gendarmerie, comme le Raid, le GIGN ou la BRI, ainsi que des hélicoptères et des blindés.
Opinion
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Par Jad Akhawi - Publié oct. 22, 2026 - 22:12
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Nous avons enfin découvert qui a fait disparaître les dépôts des Libanais: un recours contre un article de loi. Quant aux années précédentes, aux politiques qui ont provoqué l’effondrement et aux protections qui ont empêché toute reddition de comptes, elles peuvent rester à l’arrière-plan. Le coupable du jour est tout trouvé, et l’accusation est trop grave pour avoir besoin de preuves: une bataille menée par la présidence de la République au profit des banques. C’est avec une telle désinvolture qu’un dossier à la mesure de la catastrophe libanaise se trouve réduit à un récit qui prétend connaître les intentions, désigne les bénéficiaires et révèle qui supervise les opérations depuis Washington et qui tire les ficelles depuis Beyrouth. Seules manquent les preuves reliant ces personnes à la décision en cause.
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Pourparlers américano-iraniens: L’Iran bénéficie d’un nouveau sursis

Le président américain, Donald Trump, a annoncé mardi la prolongation du cessez-le-feu avec l’Iran, mais sans fixer de délai, afin de donner plus de temps à Téhéran pour négocier. Il a cependant dit vouloir maintenir le blocus des ports iraniens, au grand dam de la République islamique. S’exprimant sur sa plateforme Truth Social, le président américain a annoncé avoir décidé de «prolonger la trêve jusqu’à ce que l’Iran présente une proposition et que les discussions soient conclues, d’une manière ou d’une autre». Il a souligné avoir pris cette décision face «aux graves divisions au sein du gouvernement iranien» et à la demande du Pakistan, principal pays médiateur. Il a toutefois indiqué avoir «ordonné aux forces armées américaines de maintenir le blocus» naval. Téhéran qui avait conditionné sa participation aux pourparlers d’Islamabad à la levée de ce blocus, n’a pas commenté la prolongation de la trêve. Selon l’agence de presse Tasnim (semi officielle), elle le fera «plus tard».

Liban: quand la haine devient système
Par
Mona Fayad
Publié

La division au Liban n'est plus la conséquence de la guerre, elle en est devenue l'un des instruments. Ce que nous observons aujourd'hui pourrait se définir comme une économie de la division, soit la haine convertie en matière première, produite quotidiennement, fabriquée, distribuée et consommée, servant à la fois plusieurs parties, fussent-elles en état de belligérance déclarée. Le conflit a migré de la violence militaire vers la violence symbolique. Quand un vieil homme se lève pour insulter le chef du gouvernement dans un langage abject, quand un autre s'en prend au président de la République en lui rappelant le destin de Sadate, quand on dresse des enfants à l'injure et qu'on glorifie la militarisation jusque dans une chaussure, la question ne concerne plus les personnes visées, mais ce qu'elles représentent: un contournement de l'angoisse et de la peur ressenties, une volonté délibérée d'ancrer dans la conscience populaire l'image d'un État en déliquescence, de banaliser l'insulte comme mode d'expression politique, en déplaçant le conflit de la critique du pouvoir vers son avilissement et son procès en trahison. Cela dépasse largement le cadre d'un déclin moral ou d'une colère incontrôlée ; c'est, en profondeur, le signe d'une mutation bien plus grave: frapper l'image de l'État dans la conscience collective et substituer à la délibération publique la diffamation.

Comment l'État s'est mué en intermédiaire…

L'accès à l'État au Liban n'emprunte plus le chemin direct qu'il devrait logiquement prendre dans tout système politique moderne. Le rapport qui devrait reposer sur des droits clairement définis et des obligations mutuellement consenties s'est mué progressivement en un réseau complexe de voies informelles, où le citoyen ne traite plus directement avec l'État, mais avec celui qui lui en «ouvre l'accès». Mais la mutation ne s'est pas arrêtée là, puisque l'intermédiation a cessé d'être un simple pont jeté entre le citoyen et l'État pour devenir, dans bien des cas, un substitut intégral à celui-ci, à travers l'édification de dispositifs parallèles qui reproduisent l'État en dehors de lui.

L’impressionnisme libanais: Moustafa Farroukh, peintre et intellectuel engagé (4/4)

Moustapha Farroukh est l’un des grands pionniers de la peinture moderne libanaise et a largement contribué à structurer la scène artistique nationale. Il est né en 1901 dans le quartier modeste de Basta à Beyrouth, au sein d’une famille sunnite, et est décédé en 1957. Jeune, il est encouragé et formé dans l’atelier du peintre moderniste Habib Srour. En 1927, il quitte Beyrouth pour Rome, où il étudie à la Regia Accademia di Belle Arti (San Luca) et obtient son diplôme la même année. Après Rome, il poursuit sa formation à Paris, notamment auprès de Paul Émile Chabas, alors président de la Société des artistes français. Il commence à exposer lors d’événements artistiques majeurs, notamment les salons d’art parisiens, la Biennale de Rome, puis à Venise, New York et Beyrouth.

Les origines, chapitre 1
Par
Nadim Tabet
Publié

1 – Face à l’effacement Dans un prologue à cette série de textes — «Des ténèbres éternelles à l’Histoire… de Raphaël» — j’expliquais pourquoi, en ces temps de ténèbres pour le Liban, j’ai décidé de me tourner vers l’Histoire avec un grand «H», ainsi que vers la petite histoire, à savoir celle de mon fils, Raphaël. Pour résumer, c’est tout d’abord pour sauver de l’oubli ce qui peut l’être au moment où le Liban, tel qu’on le connaît, est menacé de disparition. Puis parce qu’à l’échelle mondiale, nous vivons dans un temps qui donne tout son sens à une citation de George Orwell, extraite de 1984 : «Celui qui a le contrôle du passé a le contrôle du futur. Celui qui a le contrôle du présent a le contrôle du passé.»

Face aux «caprices» de Téhéran, incertitude sur le second round d’Islamabad

C’est décidément le monde à l’envers (ou presque) dans ce bras de fer qui oppose les États-Unis à la République islamique, avec comme enjeu la tenue ou non d’un second round de pourparlers à Islamabad, ce mardi. En apparence, le régime iranien, plus précisément le Corps des Gardiens de la révolution (les Pasdaran), se plaît à entretenir la perception que c’est lui qui impose ses conditions à Washington en vue d’une relance des négociations entre les deux parties. Ce serait ainsi, suivant cette logique, le vaincu qui dicte sa volonté au vainqueur! Car il faut à un certain moment appeler les choses par leur nom et «dire la vérité, aussi dure soit-elle» (pour reprendre l’expression du président Béchir Gemayel): dans cette guerre, c’est l’Iran qui a subi des pertes colossales au niveau de ses infrastructures militaires, nucléaires et économiques, et c’est le haut commandement politique, militaire et sécuritaire iranien qui a été décapité à grande échelle. Dans le même temps, c’est l’armada américaine qui assiège pratiquement l’Iran et impose depuis quelques jours un blocus maritime qui étouffe l’économie iranienne, et ce sont les aviations américaine et israélienne qui pendant 40 jours étaient les seuls maîtres du ciel, bombardant nuit et jour les centres névralgiques en Iran.