
Les Libanais répètent volontiers une formule qui est devenue quasi axiomatique pour décrire leur crise : le Liban serait pris au piège d'une triade « extrémiste » sur les plans doctrinal et religieux, incarnée par Israël, l'Iran et les États-Unis d'Amérique. Cette formulation condense un sentiment profond d'encerclement et de pression, et traduit une conscience populaire selon laquelle le destin du pays ne se façonne plus seulement de l'intérieur. Mais la force de ce récit réside dans sa simplicité, tandis que sa faiblesse tient à ce qu'il risque de masquer la complexité du réel et la multiplicité de ses strates.








