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L'Essentiel du jour

Sissi insiste sur le caractère défensif du soutien à Riyad

L'Égypte dénonce un accord maritime turco-libyen qui menace ses droits souverains
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Par LevantTime .
Publié oct. 22, 2026 - 00:02
Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a insisté mercredi sur le caractère strictement défensif du soutien militaire proposé à son allié saoudien face aux Houthis yéménites pro-iraniens, assurant qu'aucune attaque n'était prévue au Yémen. «L'objectif est de défendre les terres et les frontières du royaume, ainsi que celles de tout autre État arabe, si l'Égypte en reçoit la demande», a déclaré le président lors d'un discours, alors que Téhéran a adressé une mise en garde au Caire. Une éventuelle implication militaire constituerait une rupture avec la prudence diplomatique de l'Égypte, qui a privilégié ces dernières années la protection de sa propre sécurité nationale.
Analyse
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Par Mona Fayad - Publié oct. 21, 2026 - 20:27
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Photo ANWAR AMRO/AFP
Comment le Liban en est-il arrivé à un tel degré de dégradation, jusqu’à l’effondrement? Qu’est-ce qui empêche l’État d’exercer ses prérogatives souveraines, notamment son monopole de la violence, son pouvoir de décider de la guerre et de la paix et celui de définir une politique étrangère conforme à ses intérêts? Quiconque examine avec un regard critique et impartial le premier siècle d’existence de l’État libanais constate que la classe politique dirigeante s’est comportée, depuis l’indépendance jusqu’à aujourd’hui, d’une manière singulière. Alors que les premiers fondateurs du Grand Liban entendaient consolider la notion de citoyenneté, l’allégeance à la patrie et le droit à l’autodétermination, les pratiques des responsables politiques ont abouti à une «confiscation de la citoyenneté» et à un affaiblissement du sentiment d’appartenance nationale, jusqu’à sa disparition chez certains, au profit des chefs confessionnels, des grandes familles et des allégeances étrangères.
Économie
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Par Bernard Raymond Jabre - Publié oct. 21, 2026 - 17:55
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Un vehicule de police en feu dégageant une épaisse fumée noire et des flammes est couché sur le côté sur l'autoroute A20 pendant les manifestations du 17 octobre 2026. (AFP)
La France ne traverse plus seulement une crise budgétaire, une crise politique, une crise sociale ou une crise d’autorité. Le danger véritable apparaît lorsque ces crises, jusqu’ici relativement distinctes, commencent à converger, interagir et se nourrir les unes des autres. C’est alors qu’une succession de crises peut devenir une crise systémique de l’État. Il ne s’agit pas d’annoncer l’effondrement de la France. L’État demeure puissant, l’administration fonctionne, les institutions tiennent et l’économie française reste considérable. Mais une question plus profonde se pose : un État peut-il rester pleinement souverain lorsqu’il perd progressivement sa capacité à décider, à financer ses décisions, à les faire accepter et à les faire exécuter ?
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Crise, catastrophe et ébranlement du monde (4/7)

Cet essai propose une traversée des figures de la crise et de la catastrophe, depuis les cosmologies anciennes jusqu’à l’expérience vécue du bouleversement du monde. En croisant les héritages grecs, bibliques, indiens et la pensée de Jan Patočka, il interroge la manière dont les civilisations ont pensé le désordre, l’effondrement, l’irréversible et la possibilité même de l’action lorsque le sens vacille. Publié ici en sept chapitres-articles, ce texte suit un fil exigeant mais essentiel: comprendre si la catastrophe est une rupture soudaine, une lente désagrégation du monde, ou la vérité profonde de notre temps. En voici la quatrième partie.

Hezbollah-Israël, une guerre sans fin au service de qui? (11)

Cette série d’articles a pour but de mieux comprendre la situation actuelle sur la scène libanaise à la lumière du passé, loin des discours passionnés, idéologiques ou romantiques, qui passent à côté des réalités, laissant au lecteur le soin de tirer les conclusions qui s’imposent. Les dix parties précédentes ont porté sur une relecture des évènements relatifs à la montée en puissance du Hezbollah depuis l’accord de Taëf, en passant par le retrait de l’armée israélienne du Liban en mai 2000, jusqu’à la guerre de 2006 et ses suites. Le déploiement au Liban-Sud de l’armée libanaise, connue sous son appellation internationale comme «Forces armées libanaises» (FAL), commandée alors par le général Michel Sleiman, fut ordonné par le gouvernement de Fouad Siniora le 16 août 2006. Ce déploiement, une première depuis 1968, a été immédiatement lancé à l’aube du 17 août par la traversée du fleuve du Litani via des ponts métalliques militaires et d’autres de fortune (les ponts permanents ayant été détruits par les bombardements israéliens).

Iran: révélations capitales sur le nucléaire et l’impact du blocus naval (1/2)

Le Liban et la région sont pratiquement en mode «pause». Le président Donald Trump a indiqué en ce début de week-end qu’il avait accordé un répit d’une semaine à l’Iran, comme geste de bonne volonté durant les funérailles de l’ancien Guide suprême de la République Ali Khamenei, tué dans le bombardement massif américano-israélien qui avait donné le coup d’envoi de la guerre lancée contre le régime iranien, le 28 février dernier. La pause s’achèvera le 11 juillet prochain, date annoncée samedi pour la reprise des pourparlers entre Washington et Téhéran qui se dérouleront à Islamabad. À l’ordre du jour: les sanctions, les avoirs iraniens gelés et le dossier nucléaire.

Nabih Berry... halte au chantage!
Par
Jad Akhawi
Publié

À chaque tournant décisif que traverse le Liban, le même discours ressurgit: la menace de faire tomber le gouvernement, les mises en garde contre un nouvel effondrement et l’escalade de la confrontation. Pourtant, la question n’est plus de savoir si Nabih Berry peut renverser le gouvernement. Elle est désormais tout autre: que se passerait-il après sa chute? Quelle est l’alternative? Quelle vision propose-t-il pour le Liban? Et comment le pays sortira-t-il de sa crise s’il retombe une fois encore dans le cercle vicieux du vide politique et institutionnel? Si l’opposition à l’accord-cadre procède d’une réelle volonté de défendre la souveraineté, que ceux qui s’y opposent présentent une alternative claire, réaliste et applicable. Se contenter de réclamer la chute du gouvernement sans proposer la moindre feuille de route ne promet aux Libanais qu’un surcroît d’incertitude.

Hezbollah, où est ta victoire? Où est ton aiguillon?

Nada Hamadé Mouawad, comment faites-vous pour être si peu appréciée du côté de chez Naïm Kassem, à Dahiyeh comme ailleurs? Ignoriez-vous que votre paraphe apposé à Washington en date du 26 juin dernier allait susciter des manifs en plusieurs points du territoire? À telle enseigne que notre armée allait devoir intervenir de nuit pour rétablir l’ordre sur la route conduisant à l’aéroport international. Tout cela parce que vous avez fait votre devoir de patriote qui consiste à déloger, par les voies diplomatiques, les forces de Tsahal des régions Sud qu’elles occupent. Dieu que c’est criminel de nier l’évidence! Ce n’est pas la résistance armée qui peut libérer le Jabal Amel mais plutôt les négociations et les pourparlers sous la férule américaine.

Le régime des mollahs perd progressivement ses cartes

En apparence, la situation au Liban, mais aussi (dans une moindre mesure) dans la région, est placée en mode «pause»… Il ne faut pas, cependant, se fier aux apparences car dans la pratique les pièces du puzzle sont progressivement, discrètement, mises en place et agencées par les joueurs qui sont visiblement maitres du jeu. Il suffit pour se rendre compte de la véritable dimension de la partie qui se joue actuellement au Levant, et bien au-delà, d’établir les corrélations entre les manœuvres, les actions (les anglophones diraient les ‘moves’) des décideurs qui s’emploient à façonner le nouveau paysage géopolitique de la région.