
On ne peut qu’accueillir avec satisfaction la visite au Liban de Assaad el-Chaibani. Il s’agissait cette fois de la visite d’un ministre syrien des Affaires étrangères dans un État souverain et indépendant, et non dans une simple arène ou un territoire placé sous tutelle. À tout le moins dans la forme, cette visite révèle la volonté du président Ahmed el-Chareh, véritable détenteur du pouvoir à Damas, d’instaurer entre le Liban et la Syrie une relation d’un type nouveau, affranchie des pesanteurs du passé, en particulier de celles qui se sont installées depuis que Hafez el-Assad s’est emparé du pouvoir en Syrie, en novembre 1970.








