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Edifié au XIXe. siècle, l'hôtel de ville de Limoges est inscrit aux monuments historiques. Il a été largement détruit par un incendie criminel par des casseurs radicalisés et violents, selon les autorités. (AFP)
L'Essentiel du jour
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Par LevantTime .
Publié oct. 20, 2026 - 00:51
Le gouvernement français a annoncé lundi ses premières mesures en réponse aux émeutes du week-end dans plusieurs villes du pays, à commencer par des couvre-feux «partiels» et «localisés», alors même que l’éventualité de l'instauration de l'état d'urgence a été évoquée. Le président Emmanuel Macron, en tournée dans les pays du Golfe, aurait préféré renoncer à l’état d’urgence pour ne pas affoler les marchés, surtout que Paris avait annoncé très récemment une augmentation de sa dette et de son déficit public. Une instabilité politique ou sécuritaire aura certainement un impact sur les taux d’intérêts.
Économie
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Par Bernard Raymond Jabre - Publié oct. 19, 2026 - 19:26
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Le fameux compteur de la dette nationale américaine de la Fondation Peterson, à Atlanta, affiche le chiffre astronomique de 40 trillions de dollars, le 8 septembre 2026. (Derek White / Getty Images via AFP)
On accuse la dette. On regarde les milliers de milliards s’accumuler aux États-Unis, en France, en Italie, ailleurs en Europe, et l’on se demande jusqu’où cela peut aller. Mais la dette n’est pas la maladie. Elle en est le symptôme. La maladie, c’est le déficit budgétaire devenu permanent. Il faut revenir à Keynes. John Maynard Keynes n’a jamais imaginé le déficit comme une manière normale et éternelle de gouverner. Son raisonnement était d’abord celui du cycle. Lorsque l’économie s’effondre, que l’investissement privé disparaît, que le chômage monte et que la peur paralyse les entreprises et les ménages, l’État doit prendre le relais. Il dépense, investit, accepte temporairement le déficit. La politique monétaire peut parallèlement devenir accommodante.
Opinion
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Par Nawaf Kabbara - Publié oct. 19, 2026 - 11:17
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Dans son récent discours à Athènes, Marco Rubio a appelé au renouveau de la civilisation occidentale et au rétablissement de sa puissance politique, économique et militaire. Cet appel soulève une question fondamentale: assistons-nous à une crise passagère du leadership occidental, ou avons-nous atteint les limites historiques de l’ordre politique et social sur lequel s’est construite la domination de l’Occident? Je dirais que nous sommes confrontés à plusieurs crises étroitement liées: les limites de la démocratie occidentale, la transformation des identités historiquement dominantes, la capacité de plus en plus limitée de l’État-nation à répondre aux défis mondiaux et l’inadéquation des politiques de sécurité qui reposent avant tout sur la puissance militaire.
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Trier par: RécentsAnciens
Qui donc a réclamé le Golan annexé?
Par
Youssef Mouawad
Publié

Dans le contexte qui prévaut sur la scène syrienne, une question fondamentale se pose aujourd’hui avec acuité : qui a réclamé la restitution du Golan ? Qui voulez-vous que ce soit, sinon le président syrien Ahmed al-Charaa ? Mais pourquoi diable le président syrien a-t-il remis à l’ordre du jour le « cold case » du Golan, quand il avait tant d’autres priorités à gérer? Prendre le monde à témoin, lors de la réunion de l’Assemblée générale des Nations Unies le 23 septembre dernier, ne relevait pas, à ses yeux d’ex-jihadiste, d’un simple rappel du contentieux israélo-syrien remontant à juin 1967. Quelle mouche l’a donc piqué, alors que dans un entretien, la veille, il avait souligné que des négociations directes israélo-syriennes s’étaient déroulées sous l’égide américaine et que les deux parties avaient atteint 90 % d’un accord sécuritaire ? (1)

Eva Gonzalès, la liberté subtile au pinceau
Par
Yasmina Comair
Publié

Le Petit Palais consacre à Eva Gonzalès sa première grande rétrospective, depuis le 15 septembre et ce jusqu’au 24 janvier prochain, réunissant près de cent peintures, pastels et gravures. Unique élève d’Édouard Manet, contemporaine de Berthe Morisot et Mary Cassatt sans jamais véritablement appartenir au groupe impressionniste, elle fut surtout une femme qui sut se frayer un chemin dans un XIXe siècle qui en laissait peu aux artistes de son sexe. Remarquablement construite, l’exposition est aussi émouvante : derrière l’élève, le modèle, l’épouse et la mère, elle laisse apparaître, œuvre après œuvre, une artiste peintre qui conquiert sa liberté.

«L’Aube du Yémen»: un tournant aux conséquences durables (1)

De «Tempête décisive» à «L’Aube du Yémen» La distance qui sépare «Tempête décisive» de «L’Aube du Yémen» ne se résume pas à onze années de guerre au Yémen. Elle représente un parcours politique et stratégique marqué par une accumulation d’échecs, des modifications des rapports de force et des transformations de la place du Yémen dans le conflit régional, jusqu’à cette situation où la sécurité de la mer Rouge et du détroit de Bab el-Mandeb est devenue partie intégrante des calculs de guerre et de ses possibles dénouements. Lorsque l’Arabie saoudite a lancé l’opération «Tempête décisive», en mars 2015, l’objectif affiché était de rétablir l’autorité reconnue par la communauté internationale et d’enrayer l’expansion des Houthis après leur prise de Sanaa et leur progression vers Aden. L’intervention apparaissait comme une tentative d’empêcher l’effondrement d’une configuration politique et sécuritaire dont Riyad jugeait le maintien indispensable pour protéger ses frontières méridionales et empêcher que le Yémen ne devienne une base d’influence hostile sur le flanc sud du royaume.

Le conflit au Yémen: note géopolitique et stratégique

I. Résumé exécutif L'effondrement de la trêve de 2022 a entraîné une mutation du conflit yéménite en une guerre conventionnelle de haute intensité. Le lancement de l’«Opération Aube du Yémen» par le gouvernement yéménite internationalement reconnu et les forces qui lui sont alliées, soutenues par Ryad, vise à briser la double menace houthie, milice soutenue par l’Iran, sur le couloir maritime Bab el-Mandeb – mer Rouge, et sur les infrastructures pétrolières au Yémen même (Ma’rib) et en Arabie Saoudite. Ce conflit s'articule désormais autour de trois dynamiques majeures: la sanctuarisation du flanc ouest (côte Ouest du Yémen sur la mer Rouge), l'asphyxie des centres urbains (Taëz) et l'internationalisation directe du conflit par l'activation d'alliances militaires de tiers (Turquie, Pakistan).

Un Nobel de la paix pour sauver un droit international en péril

Le prix Nobel de la paix décerné à la juriste sud-africaine Navi Pillay intervient dans un contexte de remise en cause croissante du droit international, fragilisé par la multiplication des conflits et les attaques contre les institutions chargées de le faire respecter. Depuis plusieurs mois, rapports et déclarations d’organisations internationales se succèdent pour alerter sur les dangers qui menacent les droits humains et les fondements de l’ordre juridique mondial. Une situation qu’illustre la vive réaction d’Israël à cette distinction, ainsi que la nouvelle offensive américaine contre la Cour pénale internationale.

7-Octobre: la question à laquelle il est impossible de répondre

À l’occasion du troisième anniversaire du «Déluge d’Al-Aqsa» et de la tragédie de Gaza provoquée par le Hamas, il paraît légitime de se demander: où sont les Arabes? Mais où est donc l’Iran? Et Israël, où va-t-il? Cette question est devenue, jusqu’à nouvel ordre, de celles auxquelles il est impossible de répondre. Cela tient au fait que les problèmes dont souffre le monde arabe, ou plutôt les mondes arabes, ne semblent pas pouvoir trouver de solution dans un avenir prévisible, pour la simple raison que la clé se trouve le plus souvent à Téhéran, et non dans telle ou telle capitale arabe, ni, bien entendu, à la Ligue arabe. Celle-ci traverse une crise structurelle qui reflète l’état de décrépitude du monde arabe. Je trouve même le mot «décrépitude» plutôt indulgent.