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Décryptage

Les opposants iraniens exécutés «à une échelle jamais vue», dénonce Trump

En Syrie, les forces et institutions kurdes annoncent leur intégration dans l’État

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Donald Trump a souligné mardi l’aspect humanitaire de la guerre en Iran, dénonçant les massacres d’enfants et d’adolescents. (Win McNamee / Getty Images via AFP)
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Par Michel Touma
Publié août 26, 2026 - 00:50

Le président Donald Trump a pointé du doigt, mardi, fort à propos, un aspect de la guerre iranienne malheureusement totalement occulté par certains responsables politiques et médias occidentaux: le volet humanitaire de la crise iranienne, d’une manière générale, et plus précisément le comportement meurtrier et ignoble de certains pôles du pouvoir en place à Téhéran qui adoptent comme stratégie de répression et de coercition d’exécuter et de pendre à des grues, quasi quotidiennement, des écoliers, des adolescents de moins de 18 ans, et des jeunes universitaires dans une tentative de terroriser la population et de créer un climat visant à couper court à toute velléité de soulèvement populaire.

 

«La République islamique, en plein déclin, ne paie pas une grande partie de ses militaires tout en tuant des manifestants, y compris lorsqu’ils ne manifestent pas, à une échelle jamais vue auparavant. Il s’agit d’une crise humanitaire d’une ampleur exceptionnelle», a souligné sans détours le président Trump. Ce sont ces exécutions d’adolescents et de jeunes «à une échelle jamais vue auparavant» que certains responsables politiques et médias occidentaux «bien-pensants» se refusent à voir et à admettre, banalisant de ce fait cette pratique ignominieuse consistant à pendre à des grues ou aussi à enlever des adolescents – plusieurs cas d’enlèvements et de disparitions d’enfants ont été signalés ces derniers jours – afin de créer un climat coercitif de terreur avant que la situation ne dérape dans les rues sous le poids de l’effondrement socio-économique qui s’accroît de façon exponentielle.

 

Pas encore de réactions au D-Day économique

 

Sur le plan pratique, les milieux politiques et économiques au niveau international scrutent l’impact qu’aura concrètement la véritable guerre économique – sous le slogan du D-Day économique – lancée officiellement et de manière spectaculaire, lundi, par le Secrétaire au Trésor Scott Bessent. Les réactions des pays européens et arabes se font attendre à cet égard, notamment pour ce qui a trait à l’application des mesures annoncées par le ministre Bessent.

 

Dans l’attente que les retombées de ce D-Day économique se précisent et se décantent, c’est encore une fois le dossier incontournable du détroit d’Ormuz qui revient sur le tapis, cristallisant du même coup le profond clivage qui sépare encore Washington et Téhéran.

 

Le président Trump a ainsi indiqué ce mardi que la Marine US lui a annoncé que toutes les mines qui menaçaient le trafic au détroit d’Ormuz ont été détruites ou retirées. Des responsables US, cités par le site Axios, ont précisé qu’au cours des derniers mois, des drones sous-marins ont inspecté le détroit et ont repéré une centaine de mines qui ont été par la suite détruites ou retirées par des sociétés privées. Les responsables susmentionnés indiquent que la neutralisation de ces mines a pour conséquence de faciliter la circulation de navires le long du détroit «ce qui permet d’accroître l’exportation de pétrole vers les marchés internationaux».

 

Dans ce cadre, le chef de la Maison Blanche a précisé que la République islamique a été avertie que toute embarcation qui essaierait de poser de nouvelles mines serait détruite sans délai. Le président Trump en a profité pour faire état d’une surveillance minutieuse et pointilleuse par satellite de toute l’étendue du détroit mais aussi – et c’est là l’essentiel – des trois sites nucléaires détruits par l’aviation US en juin 2025 et, surtout, du site nucléaire souterrain de Pickaxe Mountain (montagne de la Pioche), construit en profondeur dans une montagne rocheuse en granit (dur) près du complexe nucléaire de Natanz. Ce site de Pickaxe Mountain est difficilement atteignable par l’aviation US et selon diverses sources occidentales, les Iraniens s’y livreraient de manière clandestine à des travaux d’enrichissement de l’uranium et d’assemblage de missiles balistiques de longue portée.

 

Le régime iranien reprend ses manœuvres dilatoires

 

Face à l’escalade US contre la République islamique, le régime des mollahs a réagi mardi en relançant ses traditionnelles manœuvres dilatoires visant à gagner manifestement du temps, comme il le fait d’ailleurs depuis plus de vingt ans, depuis que l’affaire de l’enrichissement clandestin de l’uranium par Téhéran a éclaté au grand jour au début des années 2000.

 

Sous l’impulsion, vraisemblablement, du pouvoir des mollahs, les ministres iranien et omanais des Affaires étrangères ont tenu mardi à Téhéran une réunion qualifiée par le régime iranien de «constructive». Un communiqué commun a été publié à l’issue de ces concertations, soulignant la nécessité de reprendre la navigation dans le détroit d’Ormuz «en préservant la souveraineté et les droits des deux pays». Le communiqué relance sur ce plan le projet iranien, maintes fois avancé par Téhéran, consistant à créer «un corridor temporaire commun à travers le détroit, parallèlement à une opération conjointe de déminage». Une façon pour le pouvoir des mollahs d’entretenir la perception qu’il contrôle le détroit et qu’il est seul maître de sa gestion…

 

En Syrie, les forces et organismes kurdes rejoignent l’État

 

Sur un tout autre plan, la journée de ce mardi 25 août a été marquée par un développement majeur ayant une grande portée historique et symbolique. Le chef des forces kurdes, Mazloum Abdi, a annoncé en fin de journée la dissolution de la milice kurde «Kassd», qui était encadrée et soutenue par les États-Unis pour lutter contre L’État islamique. Abdi a indiqué dans le même temps la dissolution de l’administration autonome et de tous les organismes kurdes qui y sont rattachés et qui seront intégrés aux institutions de l’État syrien.

 

Cette intégration des forces et des structures kurdes à l’État a été consacrée de manière solennelle au cours d’une réunion qui a groupé le président Ahmed el-Chareh à Mazloum Abdi. La page du conflit latent entre l’ancien régime Assad et la minorité kurde, largement ostracisée par les présidents Assad, père et fils, semble être ainsi tournée… Reste à concrétiser dans les faits et à bétonner ce saut qualitatif.

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