
Avec la proclamation de l’indépendance de l’État hébreu, le 15 mai 1948, éclata la première guerre israélo-arabe, que les Israéliens désignent comme la guerre d’Indépendance, tandis que les Arabes lui donnent le nom de Nakba («la Catastrophe»). Le jeune État d’Israël, dont l’armée venait à peine d’être constituée, affrontait alors les forces de l’Égypte, de l’Émirat de Transjordanie, de l’Irak, de la Syrie et du Liban. Au cours de la première phase des combats, le rapport de forces demeurait fragile et indécis. Les armées arabes alignaient environ 28 000 soldats, appuyés par un nombre limité d’avions et de blindés, tandis que les forces israéliennes, dont le noyau dur était constitué de la Haganah et du Palmach, comptaient près de 40 000 combattants.








